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Exercice professionnel

93% des personnes sondées sur le site de la SFP favorable à une spécialisation

Rédigé par le Mardi 25 Octobre 2011



Les résultats du "sondage de la semaine" de la SFP montre un avis favorable à une possibilité de se spécialiser dans la profession. 93% des personnes ayant répondu y sont favorables. Y a-t-il débat sur le sujet ?

La question de la semaine porte sur les campagnes d'informations au public. Lien pour y accéder

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1.Posté par Francois GAUME le 25/10/2011 17:12 | Alerter
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Sans surprise !! Il n'y a plus que notre Ordre qui est convaincu du contraire... et qui continue à ne jurer que par l'ostéopathie !

2.Posté par thomas le 25/10/2011 17:48 | Alerter
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le biais de recrutement des personnes "interrogées" est quand même important, donc François, ta conclusion ne me semble pas appropriée
73 sur 60000 confrères me semblent trop peu pour conclure,

si dans ma pratique une spécialisation me semblerait intéressante, perdre ma polyvalence me gênerait aussi beaucoup...

3.Posté par Francois GAUME le 25/10/2011 18:46 | Alerter
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Dans mon esprit, spécialisation ne veut pas dire perdre sa polyvalence! simplement avoir des compétences plus grandes dans un domaine particulier. Mais je reconnais ne plus faire de neuro ni de vasculaire car je ne me suis jamais formé dans ces disciplines et je ne maitrise plus le sujet !

4.Posté par thomas le 25/10/2011 20:49 | Alerter
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alors on est plus sur un concept d'orientation que de spécialisation si on garde la polyvalence, par contre dans une modification du droit d'exercice on serait dans une vraie spécialisation :
la question sous-jacente c'est le droit d'exercice,
est-ce que les spécialistes peuvent faire les actes d'un généraliste ?
est-ce que les généralistes peuvent faire les actes d'un spécialiste ?

(cf les orthodontistes ou les infirmiers anesthésistes )

est-ce que je me trompe ?

parce qu'avoir "des compétences plus grande dans un domaine particulier", c'est possible avec les formations ad hoc-DU-DIU-master-doctorat

5.Posté par Greg le 26/10/2011 00:48 | Alerter
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Une spécialité voudrait dire que l'on ne pourrai pratiquer qu'un seul domaine, comme KR, ortho, neuro. Dans les autres professions qui ont des spécialités je n'ai jamais vu une infirmière anesthésiste faire du nursing. Celui qui veut se spécialiser n'a cas choisir sa clientèle dans un
Seul domaine d'action et voila tu es spécialiste. Oublions de croire qu'une formation continue ferait de nous un spécialiste. Moi je ne fait que de la main alors on croit que je suis un spécialiste, non c est juste un choix que nous avons et que nous perdrions si des spécialités étaient créées.

6.Posté par Pierre le 26/10/2011 07:04 (depuis mobile) | Alerter
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Si vous regardez les pays où la spécialisation existe pour les kinés, il n'y a pas ces problèmes évoqués. On est simplement reconnu pour une expertise dans un domaine...ils doivent rigoler en regardant nos petits commentaires de ceux qui savent toujours tout sur tout.

7.Posté par thomas le 26/10/2011 09:33 | Alerter
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mon commentaire était plutôt un questionnement qu'une affirmation Pierre, `donc si tu peux nous éclairer, je suis toutes ouïes :-)
moi ce qui m'interroge c'est ça :

"est-ce que les spécialistes peuvent faire les actes d'un généraliste ?
est-ce que les généralistes peuvent faire les actes d'un spécialiste ?"

8.Posté par Bernard le 26/10/2011 10:36 | Alerter
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Sacha Guitry disait "Un spécialiste est une personne qui sait de plus en plus de choses sur moins en moins de chose . Finalement un spécialiste est quelqu'un qui sait tout sur rien"
Proche de la retraite et sûrement "vieux c.." j'ai honte de l'évolution actuelle de la kiné.
Je me suis formé à tout avec des pointures (Bénichou, Carcy, Franck Lagniaux ect...) et je soigne qussi bien des PDG que des roms. je ne suis pas soeur thérésa simplement un thérapeute toujours pasionné par son métier...DOLTO réveille toi !

9.Posté par JP R le 26/10/2011 16:45 | Alerter
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Bonjour,

Il fût un temps (pas si loin) où les médecins généralistes pratiquaient des opérations de "petite" chirurgie dans leur cabinet. Certains se souviendront d'avoir été opérés des amygdales dans un cabinet de ville. Je doute qu'il soit encore possible de trouver un généraliste qui le fasse! On va désormais voir le spécialiste.

Pourquoi cela devrait il être différent pour les kinésithérapeutes / physiothérapeutes? Nos interventions ont-elles si peu d'effets néfastes ou secondaires qu'un kinésithérapeute alpha peut pratiquer certains traitements comme le kiné / physio bêta? êtes vous sur que nos interventions sont au plus inefficaces, qu'un généraliste puisse pratiquer toute forme de traitement, sans que son patient soit en droit de recevoir le traitement le plus efficace (voir note)?
Pourquoi ne pas envisager la spécialité comme un moyen de répondre à ces questions?

Note: [...] This was well shown by the results of the VECTORS (very early constraint-induced movement during stroke rehabilitation) trial, in which a higher dose of early physiotherapy was associated with poorer behavioral outcome." Caplan LR, Arenillas J, Cramer SC, Joutel A, Lo EH, Meschia J, Savitz S, Tournier-Lasserve E. Stroke-related translational research. Arch Neurol. 2011 Sep;68(9):1110-23. Epub 2011 May 9. PubMed PMID: 21555605.

Bien confraternellement


10.Posté par Stephan ROSTAGNO le 26/10/2011 16:47 | Alerter
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Bernard je ne doute pas de vos compétences et vous devez sans doute être un être exceptionnel puisque vous "soignez" avec autant d'efficacité un patient présentant une BPCO qu'un patient présentant un VPPB. (de l'uro-gynécologie peut-etre aussi?...)
Désolé de vous faire honte mais je n'en suis pas capable, ça doit être parce que je n'ai pas connu toutes ces pointures.

11.Posté par Nicolas S le 26/10/2011 20:05 | Alerter
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Sachy Guitry a aussi fait une flopée de citations misogynes... Et il est mort il y a 60 ans... il parlait de son époque et depuis la société a évolué. La kinésithérapie aussi.

12.Posté par thomas le 27/10/2011 19:23 | Alerter
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comment ça se passe chez nos confrères étrangers ?

13.Posté par Kamil F. le 27/10/2011 20:53 | Alerter
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C'est simple: aux pays-bas par exemple si tu as le diplome niveau master2 correspondant tu peux declarer tes traitements a la mutuelle selon les tarifs qui correspondent. Kiné 'pelvienne', 'psychosomatique', 'therapie manuelle', 'kiné du sport' ou 'kiné pour enfants' ce sont des specialisations que l'on peut collectionner.
la plupart des kinés ici sont aussi therapeutes manuels ou kiné sportifs en plus.
Il n'y a pas d'exclusivité obigatoire de specialisation car beaucoup de ces specialités ont des parties de cursus communes. Evidence-based oblige...

je ne comprends pas les arguments en faveur de l'exclusivité des pratiques, moi et mes collegues passons de la kiné générale a des interventions typées therapie manuelle ou psychosociales puis chai pas moi par exemple reeduc en uro-genital puis retour a la kiné générale sans se prendre la tete avec avec de fictives cloisons entre les domaines de competences.

un kiné est a la base un généraliste, se specilaiser est selon moi un approfondissement pas une decouverte.

14.Posté par thomas le 28/10/2011 09:50 | Alerter
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puisque tu gardes le droit de faire les actes généralistes, avec seulement une tarification supérieure sur les actes spécialisés :
c'est plus une orientation qu'une spécialisation, non ?

15.Posté par Kamil F. le 28/10/2011 10:09 | Alerter
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Je ne comprends pas très bien ta question, Thomas. En dehors des considérations d'ordre sémantique ou d'usage en France, il me semble qu'aux pays-Bas, faire un master2 en 3 ou 4 ans relève plus d'une spécialisation que d'une orientation. Ensuite cela dépend de quel point de vue on se pose. D'un point de vue administratif on se spécialise, d'un point de vue théorique et pratique aussi. On peut bien sur avoir des opinions sur le sujet mais je ne pense pas que les mutuelles néerlandaises basent leurs remboursement sur des opinions ;-)

Mais pour un peu mieux dresser le tableau de la situation ici il faut aussi rajpouter quelques precisions:
- les kinés peuvent recevoir les patients en 1ere intention.
- on est pa obliges d'envoyer un courrier au medecin pour expliquer le pourquoi du comment
- lorsque l'on declare, on declare un acte de 'kiné' ou de 'thérapie manuelle', point. On rentre pas dans les détails
- tous les details sont bien sur dans le dossier electronique du patient mais ils sont protégés, privacy oblige.

conclusion: personne ne va donc me dire ce que je peux ou ne pas faire comme actes.

Les seules limitations que je connaisse sont:

- interdiction de faire des traitements internes en uro-genital si l'on a pas le diplome correpondant
- interdiction d'accepter ds patients depasant un certin score ou indication psychiatrique si on n'a pas le diplome correspondant.

Point barre.

vive la liberté, non?

16.Posté par thomas le 28/10/2011 17:15 | Alerter
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tu as répondu à ma question Kamil, cf plus haut :
"est-ce que les spécialistes peuvent faire les actes d'un généraliste ?
est-ce que les généralistes peuvent faire les actes d'un spécialiste ?"

si c'est le cas et que seul le tarif (libéral) change c'est plus une orientation qu'une spécialisation (par exemple en France un médecin ne peut prescrire certaines spécialités ou certains matériels que sous conditions de spécialité, une IDE n'a pas les mêmes droits qu'une IADE)

mais cf l'autre post sur le niveau de sortie, ça doit te rassurer :-)

17.Posté par Stella le 24/04/2012 11:08 | Alerter
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C'est pas vrai l'ordre est la pour nous aider

18.Posté par Philippe BLOCH le 24/04/2012 19:25 | Alerter
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Je rejoins Thomas sur le fait d'être clair sur les termes employés, spécialisation, dans le monde de la santé ça veut dire exclusivité, je doute que 93% des kinés en France défendent ça ...

Et avant de se poser la questions de "est-ce que la spécialisation (exclusive) serait une bonne chose pour la kiné ?" il convient de se demander "est-ce que ce serait possible en France ?" parce que ça ne sert à rien d'avoir de belles propositions/revendications si elles sont irréalisables.

Déjà, est-ce que notre démographie professionnelle le permet ? La réponse est clairement non, déjà à la campagne il est difficile de trouver un kiné (quelque soit les formations continues qu'il ai suivi) si maintenant il faudrait que les patients trouvent un kiné spécialisé dans la pathologie qu'ils ont, ça relève de l'impossible.

Vous me direz, ça marche dans d'autre pays qui ont grosso modo la même démographie professionnelle que nous, oui d'accord, mais en France on a l'utopie de l'égalité des soins, on doit être soigné de la même manière et aussi bien à la campagne, qu'en moyenne ville ou à la capitale. Alors à moins de changer cette mentalité/croyance qui me semble profondément ancrée dans la culture française, je ne vois pas comment on pourrait faire passer ça.

Je précise que je ne suis pas contre la spécialisation exclusive, juste que c'est (d'après moi) un combat perdu d'avance, notre volonté de pousser notre profession à aller de l'avant ne pèsera pas lourd dans la balance face aux réalités économiques du pays et au mythe de l'égalité des soins. Je rappelle qu'en France la délégation de compétence est une décision politique, et non scientifique, qui dit politique dit plaire à l'électorat, une fois encore, au vue de notre nombre et de notre absence d'union, on ne pèsera pas lourd dans la balance ... c'est triste mais c'est comme ça.

PS: je ne dis pas qu'il ne faut plus rien revendiquer parce qu'on a aucune chance de se faire entendre, juste que quand on a une proposition, si on veut obtenir gain de cause, il faut la présenter comme la réponse à un besoin de santé publique, et pas juste sur le développement de notre profession. Et sur cette idée de spécialisation (exclusive), ça me parait difficile.

Philippe Bloch,
étudiant en deuxième année à Nancy.

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