Organisations des soins

Accès direct : le compte-rendu du sommet mondial de Washington

Rédigé par P T le Dimanche 9 Mai 2010



Nous vous l'avions promis au mois d'Octobre dans ActuKine , voici une synthèse des échanges professionnels qui ont eu lieu à Washington sur l'accès direct de la physiothérapie/Kinésithérapie.
Remerciements à Roland Paillex pour cette synthèse et à Pascal Gouilly pour les moyens vidéos.

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1.Posté par Djef le 09/05/2010 23:48
Bravo pour ce résumé, où l'on voit que l'usage de l'accès direct peut être à double tranchant et servir au déremboursement des soins, comme à l'autonomie d'une profession. A mon sens un juste milieu doit exister.
http://kineskud.fr

2.Posté par JL E le 10/05/2010 08:05
Un accès direct dans des pays où les prestations de physiothérapie ne sont plus prises en charge par l'Assurance-Maladie Obligatoire est plus facile à réaliser.

Difficile de permettre à des masseuses une prise en charge directe et de l'interdire aux professionnels de santé.

Exposé très clair de Roland Paillex.
http://www.actukine.com

3.Posté par Jean Mougel le 10/05/2010 10:06
Kineplanete
La page d'accueil d'un des principaux syndicat de la profession titre ce matin sur la victoire syndicale kiné, après 5 ans de lutte acharnée, à propos de la définition du "modelage" votée par l'assemblée nationale. (pas de détails sur les gloussements nocturnes de nos élus!). (http://www.ffmkr.org/)

La Société Française de Physiothérapie porte t-elle seule ce débat?
N'est-ce-pas une revendication plus syndicale que scientifique?

J'ai l'impression que le discrédit public de certaines revendications de nos syndicats depuis quelques temps empêchent presque de faire avancer correctement certains dossiers majeurs tels que l'accès direct.
La SFP, par des arguments objectifs et évalués, comme ceux décrits dans cette interview, serait sûrement plus légitime pour faire avancer les choses.
Elle n'a pourtant pas vocation à devenir partenaire social.

Comment les relais entre SFP et syndicats professionnels peuvent-ils s'opérer?
http://kineplanete.unblog.fr/

4.Posté par P T le 10/05/2010 22:03
L'important est de communiquer et de diffuser l'information autour de vous. Le reste se fera naturellement par prise de conscience collective et atteinte de la "masse critique" comme dans toute réaction en chaîne.
On ne peut avancer qu'à la vitesse que nous méritons.
http://www.actukine.com

5.Posté par Jean-Yves Garnier le 11/05/2010 10:14
2 questions de l'avocat du diable, mais qui ne manqueront pas de nous être posées :

- accès direct = liberté de facturation de séance pour combien de pays ?
- y a t-il eu des études comparatives sur le nombre ou la fréquence des incidents - accidents thérapeutiques (incluant les retards de mise en oeuvre de traitement efficace) chez les patients en accès direct de physiothérapie par rapport aux patients en accès prescrits ?

6.Posté par JLE le 11/05/2010 13:57
Je pratique exclusivement en première intention mais considère ce système inepte.
Si - statistiquement - 95% des lombalgies sont non spécifiques, un diagnostic différentiel doit être posé pour 100% d'entre elles. Or, on n'a rien inventé de mieux qu'un médecin pour établir ce type de diagnostic.
Faut-il que nous soyons des généralistes en amont du médecin ou des spécialistes en aval de lui ?

7.Posté par Fred S le 11/05/2010 23:31
Combien de généralistes prennent la température de leurs patients lorsque ces derniers viennent se plaindre de lombalgie? Combien palpent leur ventre? Combien recherchent des ganglions volumineux...

Combien de kinésithérapeutes se trouvant devant une symptomatologie atypique ou persistante prennent l'initiative de réadresser leur patient à leur médecin avec un courrier? Combien attendent la 20ème séance pour se rendre compte que leur traitement n'a pas été efficace?

L'accès direct nécessitera pour les kinésithérapeutes une connaissance bien plus approfondie de la clinique (mais pas seulement) que celle qu'ils reçoivent actuellement en formation initiale. Quand doit-on demander un cliché radiologique si un patient se présente en première intention avec une entorse de cheville(critères d'Ottawa)?
Quand doit-on réadresser un patient lombalgique reçu en première intention et à qui le réadresser?
Face à cette compétence supplémentaire il y aura une responsabilité croissante pour le professionnel (augmentation de la RCP au passage évidemment car augmentation pour les assureurs).
Les kinésithérapeutes français qui ne se sont appropriés ni le droit de prescription, ni la possibilité de juger du quantitatif de leur traitement lorsque cela leur était possible, sont ils prêts à recevoir cette nouvelle liberté et donc cette nouvelle responsabilité?

Le résultat de l'enquête récente du CNO (4000 réponses) montre apparemment que 84% des kinésithérapeutes sont satisfaits de leur exercice actuel. Dans le même temps 70% envisagent un avenir sombre (ça c'est le pessimisme chronique du français). 34% ressentent un frein à leur autonomie dans leur exercice et 82% souhaitent la mise en place de l'accès direct...
La profession est-elle vraiment prête ou bien est-ce comme pour le grenelle de l'environnement pour lequel tout le monde est favorable mais personne veut changer ses habitudes?

8.Posté par thomas rulleau le 13/05/2010 10:37
ptitom
l'accès direct pour le patient lombalgique... diminution du nombres moyens de séances et amélioration du nombres de patients avec objectifs atteints probables... et sans trop de peine http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140673607616869/abstract

par contre mon hypothèse n'explique pas la non augmentation du nombre globale de séance...

j'aimerai bien lire ces études citées par notre éminent confrère suisse, une référence?

9.Posté par eliooile le 19/05/2010 20:40
Qu'est ce qui vous a permis JLE d'établir un diagnostic différentiel pour une lombalgie consultant en première intention?
Quelle formation :
Kiné ?
Ostéo?
Une formation spécifique sur les diagnostics d'exclusion en kinésithérapie ?

10.Posté par JL E le 19/05/2010 21:44
Le statut d'ostéopathe. Lui seul me permet en France de m'affranchir légalement d'une ordonnance médicale. Et d'être couvert par une assurance RCP dans le cas d'une erreur thérapeutique.
http://www.actukine.com

11.Posté par Djef le 20/05/2010 14:15
Tous les Mk devraient acquérir le diagnostic différentiel, car ils sont amenés fréquemment à recevoir les patients en première intention dans le cadre de l'urgence.

Par ailleurs, dans ce type de circonstances, il faut demander au patient s'il a fait l'objet d'un diagnostic médical récent pour le problème qui l'amène.
http://www.preventionmk.fr/mainslibres/

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