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Déontologie Ethique

C'est un peu cher, mais tellement mieux ?

Rédigé par JL E le Dimanche 9 Mai 2010

La méthode MEDEK



Nous avons de plus en plus l'habitude de faire venir des kinésithérapeutes étrangers. Les canadiens ne sont pas les plus nombreux.

Il arrive cependant que certains physiothérapeutes se déplacent pour faire marcher nos tous petits, à l'aide de méthodes qui ne sont pas prises en charge par l'Assurance-Maladie. C'est le cas des physiothérapeutes adeptes de la méthode MEDEK.

Les parents sont prêt à tous les sacrifices pour leur enfant, mais est-ce une raison suffisante ?

Voir :

Le Progrès
La méthode MEDEK

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1.Posté par Jean Mougel le 09/05/2010 21:09 | Alerter
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Kineplanete
Pubmed, PEDro et Librairie Cochrane restent terriblement silencieux sur cette magnifique méthode.

A regarder les vidéos, on peut observer une jolie stimulation des extenseurs rachidiens par adaptation posturale du tronc à un décentrage antérieur du centre de gravité , et un exercice de marche bien accompagné au niveau déplacement latéral du CG: guide des transferts d'appui afin de faciliter la phase oscillante contro-latérale.

Le B-A-BA de la rééducation neurologique pédiatique en kinésithérapie non?

Pour avoir observé et participé au travail des kinésithérapeutes de l'Association des Paralysés de France, il n'y a vraiment pas de quoi créer une nouvelle chapelle.

Lu sur la toile: "La méthode MEDEK, qui est une technique de kiné qui vise à permettre aux enfants déficients moteurs de maitriser leur équilibre et donc d'accéder à la marche, mise au point dans les années 70 par un thérapeute chilien, Ramon Cuevas" (http://www.paperblog.fr/2824564/medek/)
Le genre de définition thérapeutique sectaire qui annonce un objectif finalisé sans tenir compte du type et du stade de l'infirmité motrice de l'enfant. Il suffisait de le formuler.

Difficile d'imaginer des oreilles parentales insensibles à ce genre d'arguments.
A visiter: http://www.medek.ca/

2.Posté par Jean Mougel le 10/05/2010 22:04 | Alerter
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Kineplanete
Sur un autre thème concernant la rééducation des blessés médullaires, voilà un très très bô reportage de journalistes très très complaisants avec des sources très très vérifiées sur une méthode miracle: le nouvel "espoir pour les paraplégiques": http://www.dailymotion.com/video/x1jw9y_un-espoir-pour-les-paraplegiques_tech
(Démentes les salles de rééducation façon belle époque communiste non?)

Un vrai travail d'investigation haute qualité...

Méthode Dikul et Medek fonctionnent de la même façon: faire la confusion de façon volontaire (c'est grââve) ou non ( ça l'est d'autant plus) sur le degré et la gravité des atteintes neurologiques dont elles prétendent abolir les conséquences fonctionnelles.

3.Posté par Jean-Yves Garnier le 11/05/2010 09:50 | Alerter
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Au delà des présentations sommaires et partielles (chaque handicap et enfant diffère), lien direct vers la confusion, les amalgames et parfois (souvent) le sectarisme : il demeure la question de l'impact de la quantité de soin (durée et fréquence des séances) sur l'apprentissage moteur.
J'ai depuis longtemps l'impression d'un vaste poker menteur entre des thérapeutes toujours tentés par l'image du gourou et le goût légitime de la réussite, des patients qui pour le coup ont rarement leur mot à dire, des parents qui veulent croire et faire réussir (on les comprend).

N'empêche que si des athlètes (parfois très jeunes comme les gymnastes) parviennent à des résultats extrêmes avec leurs corps "sains" au prix de plus de 4 heures d'entraînement quotidien, on peut se demander pourquoi des enfants présentant des pathologies "non évolutives" ne seraient pas aptes à un entraînement quotidien de 2 heures, pour un résultat au moins aussi ardu, orientés vers des objectifs moteurs de plus petit niveau ?
Au réserves, bien entendu suivantes :
- adhésion de l'enfant
- raison gardée des parents quant aux possibilités d'échecs totaux ou partiels (notamment eu égard à l'importance du handicap initial)
- acceptabilité du coût des soins (même si les méthodes dîtes de sur-stimulation proposent quasiment toujours une prise en charge des parents et de l'entourage après formation de ceux-ci, leur temps est aussi de l'argent).

Comme Dupond et Dupond, je dirai même plus : ne s'agit-il pas là d'une exacerbation de la question cruciale dans la plupart des traitements de rééducation ? La durée du temps de séance et sa fréquence. On se retrouve alors vite dans un débat où les praticiens cherche à diminuer les temps (finances obligent) en prétextant l'efficacité thérapeutique et la fatigabilité du patient, où les patients en veulent toujours plus pour leur argent, et où le payeur sécu joue le double jeu de la règle législative non assumée (pas de vérifications de son application) accompagnée de tout ce que l'on veut du moment que cela coûte autant ou moins.

Heureusement, nous avons maintenant Alexis qui veille au grain pendant que lui même, fait ce qui veut...

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