ActuKine.com - Actualité de la Kinésithérapie et de la Physiothérapie
              
Musculo-squelettique

Conflit sous-acromial: stratégie spécifique d'exercices pour (eventuellement) échapper au bistouri ?

Rédigé par le Vendredi 9 Mars 2012

Un essai contrôlé randomisé sur l'intérêt d'exercices spécifiques dans la réduction des symptômes de conflit sous acromial et la nécessité d'une chirurgie



Image issue de l'article
Image issue de l'article
Ce travail avait fait l’objet d’une communication au dernier congrès de la WCPT 2011 à Amsterdam.
Adrien Pallot et Aurélie Morichon en avaient fait un compte rendu dans le numéro 119 de Kinésithérapie, la revue. L'étude est maintenant publiée et accessible en ligne*. Le JIM s'en est fait récemment l'écho.

On va donc faire court et rappeler les principaux résultats, en s'attardant cependant sur quelques points de ce travail

_ L'objectif de cet essai contrôlé et randomisé était de comparer les effets d'une stratégie spécifique d'exercices, ciblant la coiffe des rotateurs et les stabilisateurs de la scapula, sur la douleur et la fonction, par rapport à des exercices non spécifiques, chez des patients présentant des signes de conflit sous-acromial.

_ 102 patients (30 à 65 ans), présentant des signes de conflit depuis au moins 6 mois et promis à une chirurgie de débridement arthroscopique après échec d'un traitement conservateur, ont participé à l'étude et ont été répartis en 2 groupes.

_ Tous les patients ont bénéficié d'une injection de corticoïdes 15 jours avant le début de la rééducation. Les patients ont consulté un physiothérapeute une fois par semaine les deux premières semaines de traitement, puis une fois toutes les 2 semaines pendant 10 semaines. La première visite durait 60 minutes et les suivantes 30 minutes. Entre les visites, les patients devaient pratiquer les exercices prescrits une à deux fois par jour pendant les 12 semaines du traitement.
Le groupe "exercices spécifiques" (n=51) a pratiqué des exercices progressifs de renforcement excentrique des muscles de la coiffe, des exercices concentriques/excentriques de stabilisation de la scapula, des mobilisations manuelles (si besoin, lors des visites) et des étirements. Les exercices étaient pratiqués par séries de 3x15 répétitions. Les étirements (petit pectoral et capsule postérieure) était maintenus 30 à 60 secondes et étaient répétés 3 fois. Les charges de travail étaient augmentées au cours des visites avec le physiothérapeute. La douleur pendant l'exercice ne devait pas excéder 5 sur une échelle de 10 et devait être réversible à l'arrêt de l'exercice.
Le groupe "non spécifique" (n=46) a servi de groupe témoin et a pratiqué des exercices sans charge et des étirements, pour l'épaule et le cou.

_ Les évaluations ont été pratiquées à l'inclusion, avant le début du protocole d'exercices, et à 3 mois, à la fin du programme.
Le critère de jugement principal a porté sur le score de Constant. Les critères secondaires étaient la douleur (EVA), la fonction (score DASH) et la qualité de vie. Au cours de l'évaluation finale après 3 mois, il a été demandé aux patients s'ils souhaitaient ou s'ils pensaient toujours nécessiter l'intervention de débridement arthroscopique prévue, et d'indiquer leur impression globale d'évolution des symptômes.

_ 97 sujets seulement ont été inclus dans l'analyse statistique en raison de la défection de 5 participants (développement d'une capsulite dans les 3 premières semaines, abandon du protocole par manque de temps). On ne sait pas à quel groupe appartenaient les patients qui ont abandonné.
A l'issue des 3 mois du protocole, les patients du groupe "exercices spécifiques" ont amélioré leur score de Constant de 24 points, contre 9 points pour le groupe "non spécifique".
Une proportion plus importante (69%) des patients du groupe "exercices spécifiques" a eu une impression globale d'amélioration des symptômes grâce au traitement, par rapport au groupe "non spécifique" (24%).
Une proportion moins importante (20%) des patients du groupe "exercices spécifiques" a choisi d'avoir recours à la chirurgie, par rapport au groupe "non spécifique" (63%).

_ Les auteurs soulignent l'intérêt du renforcement excentrique de la coiffe et des stabilisateurs de la scapula, du faible nombre d'exercices, favorable à une bonne adhérence au traitement, et du suivi régulier par le physiothérapeute pour la bonne réalisation des exercices et la gestion de la perception de la douleur durant leur exécution.

J'ai seulement "essayé" de faire court… Merci à Rémy pour l'alerte, et à Jean-Louis pour la petite place...

* Holmgren T, Björnsson Hallgren H, Oberg B, Adolfsson L, Johansson K. Effect of
specific exercise strategy on need for surgery in patients with subacromial
impingement syndrome: randomised controlled study. BMJ. 2012 Feb 20;344:e787.
doi: 10.1136/bmj.e787


Description et dosage des exercices

Articles sur le même sujet dans Medline

Notez
Cette information a été ouverte par un clic sur son titre 17414 fois

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

36.Posté par abdeul rogier le 28/12/2014 20:33 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Rogier

35.Posté par abdeul le 28/12/2014 20:31 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Moi abdeul rogier

34.Posté par Thierry Stévenot le 29/03/2012 21:20 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Quelques éléments de réponses sur ces liens:

http://www.em-consulte.com/article/572580/article/nouvelles-techniques-de-reeducation-des-pathologie
http://videos2.santor.net/imedia_sofmer2011/VIDEOS_imedia/sofmer2011_gh_15_stevenot.mov

Toutes les questions,critiques et remarques seront les bienvenues...

Patrice,
je suis bien d'accord avec toi sur l'intérêt de bien analyser le problème particulier de chaque patient, afin d'y répondre au mieux, d'être le plus efficace possible.

Cependant, appliquer des protocoles, et prendre des mesures, calculer des scores (Constant, Fi2s, DASH,...) avant et après traitement, permet de montrer l'intérêt de tel traitement plutôt que tel autre (l'idéal bien sûr étant d'avoir un groupe contrôle, mais en pratique cela n'est pas simple).
Cela est strictement impossible quand on change de protocole pour chaque patient, et dans ce cas ,on est incapable de montrer que nos techniques sont efficaces de façon incontestable. Donc les protocoles ont leur utilité...

Jean-Luc, je te réponds comme convenu dans quelques temps.

Amicalement


33.Posté par moitry le 21/03/2012 11:07 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Je pense que cela s’explique par la raideur de la coiffe et de la capsule postérieures des épaules pathologiques, qui limite la rotation médiale automatique associée au glissement vers le bas et l’arrière de la tête sur la glène.


je ne comprends pas non plus… De quelle "rotation médiale automatique" parles tu ?... Dans quelle situation observe-t-on un "glissement vers le bas et l'arrière de la tête sur la glène" ? Peux tu préciser ?... Est-ce documenté ?...


dans la note d'actukine "Cinématique de l’articulation gléno-humérale in vivo lors de l’élévation du bras dans le plan scapulaire" il est bien question d'une rotation interne lors de l'élévation du bras : "L'humérus pivote ensuite en rotation interne de 9° (de -1° à 20°), depuis 75° jusqu'à l'élévation maximale".

32.Posté par Martine stéphane le 21/03/2012 10:43 (depuis mobile) | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Sans oublier la scapula dont l'analyse des mouvements lors des élévations actives ou passives d'ailleurs renseignent bien de l'état de l'épaule. La périphérie de la gléno humérale porte bien son surnom de complexe de l'épaule.
Merci JLE pour ce blog

31.Posté par patrice duplan le 21/03/2012 10:20 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Merci Jean luc pour ta rigueur .
Je reviens sur l'article cité qui m'a aussi beaucoup interpellé et conforté dans ma demarche de prise en charge des pathologies des épaules.
Il est clair que la qualité de la rééducation evitera la chirurgie dans beaucoup de cas.
Le probleme soulevé pour la capsule postérieure est d'ordre minime par rapport à la complexité de cette réeducation passionnante.
Interessant de lire dans cet article le temps passé pour chaque patient 60 mn pour la 1ere séance et 30 mn pour les suivantes.
Les physiotherapeutes ont pris le temps d'evaluer ces épaules et ont adapté leur programme ...je doute qu'ils aient réalisé uniquement le fameux "ctest " qui n'est que la dérive d'un yoccum déja bien validé pour une pathologie bien définie de l'épaule et ne fait que rajouter un test supplementaire .
Je reviens sur le probleme de la capsule posterieure et sa complexite d'évaluation.
Afin de comprendre la pathologie et d'adapter sa rééducation il est important de tester cette capsule finement .La partie superieure, la partie moyenne et la partie inférieure en changeant l'angle d'ABD , et d'élévation .
Dans ma pratique certains patients peuvent avoir une retraction inferieure et non supérieure et il faudra donc adapter notre rééducation .Tous les cas de figure peuvent se presenter et à nous de traquer cette retraction.
Malheureusement en appliquant des protocoles de rééducation déja établi comme vendu sur le marché nous nous trompons de chemin . Par contre , nous devons suivre un protocole de recherche miticuleux de la cause de cette pathologie. Pour un symptome identique les causes peuvent être tellement différentes (Probleme scapulaire, probleme gleno-humérale, probleme acromio-claviculaire, pattern capsulaire, dysfonction musculaire,...) que la clé de notre travail n'est pas d'appliquer des protocoles de rééducation mais bien la traque de ces causes validées par des études fiables internationalement . Je te fais confiance pour cela.
Le travail est immense et ne peut se resumer à quelques manip franco-française, belges d'ailleurs anterieurement .dont nous attendons toujours les validations internationales....
Patrice DUPLAN


30.Posté par jj le 21/03/2012 09:24 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
On est d'accord, l'argument d'autorité vaut peanuts, surtout dans notre domaine.


29.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 21/03/2012 00:23 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
... je n'ai pas cherché les sources qui ne sont d'ailleurs pas diffusées. Mais je remarque que Th Marc est également président de la SFRE, ceci explique cela.


Bonsoir jj

Ceci n'explique rien du tout... Même si ça peut aiguiller ses recherches, ce n'est pas une bonne idée de se reposer sur la notoriété d'un auteur... en tous cas ce n'est pas suffisant. En médecine factuelle, l'opinion d'experts est d'un faible niveau de preuves.
Il y a beaucoup de personnes dans le monde qui s'intéressent à la rééducation de l'épaule, et "C-Test" ou "spin en rotation médiale", ils n'ont pas l'air de connaitre... Alors, soit on a beaucoup d'avance sur eux, soit...


28.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 20/03/2012 23:41 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Bonsoir Thierry,

je connais ton travail et je n'ai rien à dire sur la méthode et les résultats (encore heureux...). En revanche, j'ai du mal à comprendre les justifications... mais je lirai attentivement.

Bien cordialement.

27.Posté par Thierry Stévenot le 20/03/2012 20:33 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Bonsoir Jean-luc,
On en reparle après le prochain n° de Kinésithérapie la revue, où tu trouveras peut-être quelques éléments de réponse.
Cordialement et à bientôt...

26.Posté par jj le 20/03/2012 19:36 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Je n'ai pas la même rigueur que vous et je dois avouer que je n'ai pas cherché les sources qui ne sont d'ailleurs pas diffusées. Mais je remarque que Th Marc est également président de la SFRE, ceci explique cela.

25.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 20/03/2012 19:25 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Une étude portant sur 230 patients (125 femmes et 105 hommes) présentant une tendinopathie non rompue de la coiffe des rotateurs a été réalisée pour déterminer la valeur et l'intérêt de la mesure de l'angle thoraco-huméral (C-test) comme indicateur fonctionnel permettant de détecter également la présence de dysfonctionnements articulaires.


Merci jj, c'est très impressionnant... de quelle étude s'agit il ?... A-t-elle été publiée ?... où ?...

24.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 20/03/2012 19:18 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Bonjour Stéphane

Merci pour ce lien précieux, mais j'ai un peu l'impression qu'il s'agit d'une plaquette promotionnelle pour un institut de formation continue et pas d'une documentation explicative sur la biomécanique de l'épaule et la physiopathologie de ses dysfonctions… Me trompe-je ?

23.Posté par jj le 20/03/2012 19:15 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Pour le C test : je cite un article de la SFRE à propos de l'examen clinique de l'épaule :

"Cette manoeuvre, dérivée du test de Yocum, est réalisée de manière purement active par le patient sans intervention extérieure du praticien qui vérifiera seulement la bonne exécution du test.
Le patient place sa main sur l'épaule opposée, 2ème articulation métacarpo-phalangienne en regard de l'articulation acromio-claviculaire et réalise une élévation active du coude. L'angle thoraco-huméral est relevé, la norme est de 130°.
Une étude portant sur 230 patients (125 femmes et 105 hommes) présentant une tendinopathie non rompue de la coiffe des rotateurs a été réalisée pour déterminer la valeur et l'intérêt de la mesure de l'angle thoraco-huméral (C-test) comme indicateur fonctionnel permettant de détecter également la présence de dysfonctionnements articulaires.
Le protocole comportait une évaluation initiale avec réalisation du score de Constant, mesure des amplitudes passives de la flexion et d'abduction scapulo-humérale et le C test.
Un programme de rééducation spécialisée (méthode C.G.E.) était ensuite appliqué aux patients et une évaluation finale identique à l'initiale était effectuée.
Les résultats obtenus ont été les suivants : avant le traitement, le C test était de 86° et le Constant de 58. Après le traitement, le C test passe à 109° et le Constant à 79.
Une corrélation statistiquement significative a été retrouvée entre le C test et le score de Constant avant et après traitement. La diminution du C test était corrélée à la diminution des amplitudes scapulo-humérales passives en flexion (p-value : 0,0012) et abduction (p-value : 0,0386), donc aux tests que nous utilisons pour mettre en évidence la présence de dysfonctionnements scapulo-huméraux.
Le C Test, en mettant en évidence les dysfonctionnements articulaires et le déficit fonctionnel, est un bon indicateur de prescription de rééducation et de suivi."

Extrait de : http://www.sfre.org/sfre/professionnels/reeducation/epaule_douloureuse

22.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 20/03/2012 19:06 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Bonjour Thierry

Et merci pour ton commentaire et tes précisions.
Il y a cependant des choses que je ne saisis pas bien et que je te serais reconnaissant de bien vouloir éclaircir

Cette rétraction (de la capsule postérieure) est aussi, responsable de la pérennisation du décentrage rotatoire en retroversion (ou spin en rotation médiale, ou hyper rotation interne...au choix


En effet, comme Jean-Louis, je ne comprends pas… Il a été montré, sur cadavres certes, qu'une rétraction capsulaire postérieure entraînait une translation supéro-antérieure de la tête humérale (Harryman, 1990). Il a été aussi montré qu'un raccourcissent expérimental de cette capsule postérieure, toujours sur cadavres, entraînait plutôt une diminution de rotation interne de gléno-humérale (Gagey, 2004; Gerber, 2003). Intuitivement, je comprends moins bien la notion de "décentrage rotatoire en rétroversion", ou ce que tu appelles "spin en rotation médiale". Comment la tête humérale peut-elle se positionner en "rotation médiale" alors que précisément on a un déficit de rotation interne gléno-humérale. Comment peux tu l'expliquer ?... Des mesures de ce "spin en rotation médiale" ont-elles été effectuées ?... dans quelles conditions ?... Sur le cadavre ?... in vivo ?... Un travail a-t-il été publié?...

Je pense que cela s’explique par la raideur de la coiffe et de la capsule postérieures des épaules pathologiques, qui limite la rotation médiale automatique associée au glissement vers le bas et l’arrière de la tête sur la glène.


je ne comprends pas non plus… De quelle "rotation médiale automatique" parles tu ?... Dans quelle situation observe-t-on un "glissement vers le bas et l'arrière de la tête sur la glène" ? Peux tu préciser ?... Est-ce documenté ?...

En effet, lorsque l’on réalise une rotation médiale volontaire, en « étirant » activement la coiffe-capsule postérieure, et préalablement à la réalisation de la même manœuvre(où la rotation médiale est donc majorée), cette mobilité est alors nettement améliorée.


Je ne comprends pas encore… Cela veut-il dire que si on étire les éléments postérieurs de l'épaule on augmente l'amplitude en rotation interne gléno-humérale ?... Oui en effet, ça a été montré… mais en quoi cela constitue-t-il une réponse à la question de Jean-Louis ?

C’est à mon avis la raideur de la coiffe-capsule postérieure qui s’oppose à cette association glissement-rotation médiale, lors du mouvement correcteur. Cette raideur postérieure constitue donc un facteur favorisant l’entretien du conflit sous-acromial, particulièrement en abduction dans le plan frontal, révélateur du décentrage en rotation médiale.


Décidemment, je ne comprends vraiment rien… qu'est ce que ça veut dire ?... Comment sait-on qu'il existe un "glissement+rotation médiale"… comment on objective ce fameux "décentrage en rotation médiale". La cinématique intra-articulaire est d'accès difficile sur le vivant. On commence à peine à utiliser des techniques combinant imagerie 3D et modélisation (voir cette note actukine , et les techniques directes d'analyse du mouvement (opto-éléctroniques, électro-magnétiques,…) ne permettent que l'accès à la cinématique inter segmentaire. Comment peut-on affirmer ainsi ce qui se passe dans l'articulation ?

Merci donc pour toutes les explications que tu pourras nous fournir.

Une dernière chose peut-être… c'est quoi, "C-Test" ?... Ce test est-il fiable ?... Est-il valide ?... Existe-t-il une publication qui documente ses modalités ?... laquelle ?

Références

Harryman, D.T., Sidles, J.A., Clark, J.M., McQuade, K.J., Gibb, T.D., Matsen III, F.A., 1990. Translation of the humeral head on the glenoid with passive glenohumeral motion. J. Bone Joint Surg. Am. 72, 1334–1343.

Gagey, O.J., Boisrenoult, P., 2004. Shoulder capsule shrinkage and consequences on shoulder movements. Clin. Orthop. Relat. Res. 218–222.

Gerber, C., Werner, C.M., Macy, J.C., Jacob, H.A., Nyffeler, R.W., 2003. Effect of selective capsulorrhaphy on the passive range of motion of the glenohumeral joint. J. Bone Joint Surg. Am. 85-A, 48–55.


On trouvera par ailleurs des choses intéressantes sur les mécanismes des tendinopathies de coiffe dans la synthèse de (Seitz, 2011) que l'on avait déjà évoquée dans ActuKine

Seitz AL, McClure PW, Finucane S, Boardman ND 3rd, Michener LA. Mechanisms of rotator cuff tendinopathy: intrinsic, extrinsic, or both? Clin Biomech (Bristol, Avon) 2011;26:1-12.


Pour finir quelques articles récents sur les conséquences d'un raccourcissement de la capsule postérieure sur la pression de contact sous acromiale et le déplacement de la tête humérale. Dans ces 3 études cadavériques, le mouvement du bras était simulé. Comme on pourra le lire, pas de trace de "spin en rotation médiale"… rien n'est simple.

Muraki T, Yamamoto N, Zhao KD, Sperling JW, Steinmann SP, Cofield RH, An KN. Effects of posterior capsule tightness on subacromial contact behavior during
shoulder motions. J Shoulder Elbow Surg. 2011 Nov 12.

ici

Muraki T, Yamamoto N, Zhao KD, Sperling JW, Steinmann SP, Cofield RH, An KN. Effect of posteroinferior capsule tightness on contact pressure and area beneath the coracoacromial arch during pitching motion. Am J Sports Med. 2010
Mar;38(3):600-7.

ici

Poitras P, Kingwell SP, Ramadan O, Russell DL, Uhthoff HK, Lapner P. The
effect of posterior capsular tightening on peak subacromial contact pressure
during simulated active abduction in the scapular plane. J Shoulder Elbow Surg.
2010 Apr;19(3):406-13

ici

21.Posté par martine stéphane le 20/03/2012 18:11 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
bien vu JLE, le tminstitute est l'organisme de formation de Thierry Marc himself ;)

20.Posté par A.L le 20/03/2012 14:03 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Il existe un article similaire de Th. MARC dans KS, sur la proposition du même protocole de rééducation.

19.Posté par stéphane martine le 19/03/2012 10:27 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
http://www.tminstitute.fr/tms/index.php/fondements.html

18.Posté par Thierry Stévenot le 18/03/2012 23:13 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Des mesures ont été réalisées sur des épaules pathologiques (coiffes) et d’autres asymptomatiques, avant et immédiatement après une manœuvre de recentrage gléno-huméral en chaîne fermée, réalisée d’une façon strictement isolée (bras élevé dans le plan de la scapula, dans le prolongement de la partie sous-cutanée de l’épine). Cette manœuvre était répétée 2 ou 3 fois, avec repos entre 2, le tout durant moins d’une minute, repos compris.
Ces mesures concernaient l’angle thoraco-huméral, lors de 3 mouvements gléno-huméraux passifs (flexion, abduction dans le plan de la scapula, et abduction sous une retropulsion de 30 à 45°) et lors de la réalisation d’un test actif : le C-test.
Dans tous les cas, la mobilité a été améliorée. La mobilité des épaules pathologiques était améliorée plus que celle des épaules asymptomatiques dans toutes les mesures, sauf dans la mesure de l’abduction sous une rétropulsion de 30 à 45°, où celle des épaules asymptomatiques est plus importante.
Je pense que cela s’explique par la raideur de la coiffe et de la capsule postérieures des épaules pathologiques, qui limite la rotation médiale automatique associée au glissement vers le bas et l’arrière de la tête sur la glène.
En effet, lorsque l’on réalise une rotation médiale volontaire, en « étirant » activement la coiffe-capsule postérieure, et préalablement à la réalisation de la même manœuvre(où la rotation médiale est donc majorée), cette mobilité est alors nettement améliorée.
Dans des situations naturelles, où l’on est en chaîne fermée, comme monter à une échelle, ou se « hisser » en tirant sur un point fixe situé en hauteur, ces phénomènes se réalisent aussi, mais d’une manière probablement moins nette.

C’est à mon avis la raideur de la coiffe-capsule postérieure qui s’oppose à cette association glissement-rotation médiale, lors du mouvement correcteur. Cette raideur postérieure constitue donc un facteur favorisant l’entretien du conflit sous-acromial, particulièrement en abduction dans le plan frontal, révélateur du décentrage en rotation médiale.

17.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 18/03/2012 20:21 | Alerter
Utilisez le formulaire ci-dessous pour envoyer une alerte au responsable du site concernant ce commentaire :
Annuler
Je ne comprends pas pourquoi une rétraction postérieure de la capsule serait un facteur favorisant une attitude en rotation médiale de la tête humérale ?

1 2
Nouveau commentaire :

Merci d'apporter des commentaires constructifs et adaptés et de ne pas porter de propos diffamatoires ou portant atteinte à l'honneur à la profession

Exercice professionnel | Musculo-squelettique | Cardio-respiratoire | Neurologie & Neurosciences | Douleur | Posture et Equilibre | Evidence Based Practice | Domaines Spécifiques | A propos | Vidéos | Technologie de base







accès direct acide hyaluronique acromio-claviculaire acte individuel acupuncture AINS anti-inflammatoires antétorsion fémorale assurance maladie biostatistiques calcanéus camptocormie canal carpien canal lombaire étroit capsulite retractile Cervical. Abord préliminaire Cervical. Bilan actif Cervical. Bilan passif Cervical. Généralités Cervical. Neurodynamique Cervical. Traitement actif Cervical. Traitement passif chicago technique chiropractique chirurgie coiffe des rotateurs conflit sous-acromial contrôle moteur contrôle postural course à pied coxalgie coxarthrose coxo-fémorale Diagnostic différence de longueur des membres inférieurs disque inter-vertébral douleur chronique drainage lymphatique manuel drapeaux jaunes droit femoral Dry needling dégénérescence discale entorse de cheville entorse du genou essai controle randomise etirements EVA evidence based practice Examen du sujet exercices thérapeutiques fasciathérapie fasciite plantaire Fibromyalgie fléau cervical fuseau neuro-musculaire gainage Genou gonarthrose goniométrie GROC hallux valgus hernie discale IFMK inclinométrie incontinence urinaire IRM kappa kinesiotaping kinesitherapie ligamentoplastie Lombaire. Abord préliminaire Lombaire. Généralités Lombaire. Traitement passif Lombalgie lombo-sciatique Maitland manipulation vertébrale massage McKenzie MDT Membre inférieur. Abord préliminaire Membre inférieur. Généralités MRP Mulligan multifide nerf médian nerf radial nerf sciatique nerf tibial nerf ulnaire neuro-sciences neurodynamique nociception oedème Oldies but goldies ondes de choc ostéopathie ostéoporose palpation pelvis Physiotherapie pied piriforme Placebo plagiocéphalie podalgie podologie podomètre poignet points-gâchettes posture posturographie posturologie professions de santé proprioception psoas PSR PTG PTH quadriceps questionnaire rebouteux recommandations de pratique clinique red-flags regle de prediction clinique renforcement musculaire rythme crânio-sacré réflexothérapie rééducation posturale globale sacro-iliaques sacrum scapulalgie sciences de l'éducation scoliose semelles orthopédiques SFP SLR slump-test stabilométrie Start Back Screening Tool strain et counterstrain stretching symphyse pubienne syndrome des jambes sans repos syndrome douloureux regional complexe syndrome du canal carpien syndrome du canal tarsien talagie tapis roulant Temporo-mandibulaire. Bilan actif tendon achilléen tenségrité Test testing therapie manuelle therapie miroir Thoracique. Généralités Thoracique. Traitement passif thrust torticolis Traitement Épaule. Traitement passif épicondylalgie équilibre