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Cardio-respiratoire

Désencombrement assisté par PPC

Rédigé par le Mardi 17 Octobre 2017

Ancien peut être mais nous apprécions beaucoup ce genre de travail qui a l’avantage de montrer des résultats d’un fort intérêt clinique tout en décrivant une méthode pertinente et exemplaire.



DR AK
DR AK
Selon les théories en vigueur, les  techniques de désencombrement bronchique chez l’adulte coopérant sont liées aux variations du débit expiratoire. Autant pour les expirations modulées que pour la toux. En conséquence un déficit anatomique des voies aériennes rendra plus difficile le maintien du débit expiratoire. Dans ces conditions comment obtenir une toilette bronchique efficace sans pouvoir compter sur cette capacité expiratoire dans le cas où cette capacité serait atteinte ?
Nous parlons bien ici du patient coopérant. Il ne s’agit donc pas de pratiquer une expiration forcée passive.
 
Ce cas clinique présente un patient qui justement est touché par une atteinte des débits expiratoires. Les auteurs ont utilisé plusieurs techniques de désencombrement comme par exemple le drainage par modulation du flux expiatoire prolongé,  glotte ouverte. Ils ont essayé d’ajouter un frein expiratoire de type flutter seul ou en association avec des techniques de drainage. Aucune de ces techniques n’a pu favoriser l’expectoration chez ce  patient
L’atteinte des débits expiratoires est bel et bien la source des difficultés du sujet.
 
Les auteurs proposent de palier ce déficit par la mise en place d’une PPC et proposent de tester ce dispositif en séance de désencombrement bronchique.
 
Critères retenus : évolution des bruits respiratoires, obtention d’une toux efficace avec expectoration. La mise en place de la PPC s’est accompagnée de techniques de drainage bronchique  en modulation du flux expiratoire. La toux était volontaire. Le niveau de 12 cm d’eau a été atteint pour ce patient et correspondait à un drainage efficace avec à la fois expectoration et amélioration de l’auscultation. Les images de scanner ont montré une augmentation de la lumière bronchique  sous PPC. Les auteurs ont utilisé cette technique deux fois par semaine et au bout de 13 mois de traitement ils ont observé une nette diminution des épisodes de surinfection et une évolution favorable de la spirométrie.
La lecture de ce remarquable cas clinique pourrait se faire de plusieurs manières.
 
Une lecture au fil de l’eau pour prendre connaissance d’une expérimentation et suivre la démarche élaboratrice des auteurs fort bien décrite. Comment d’une question clinique ils ont développé une méthode somme toute logique mais qui une fois réalisée devient exploitable.
On remarquera l’appui radiologique qui vient étayer la démonstration. On notera l’honnêteté des auteurs qui profitent de l’examen programmé (scanner) pour observer les effets de leur technique.
 
Une lecture pour mieux comprendre la tracheo bronchomalacie, pathologie peu mise en avant du point de vue kinésithérapique.
 La durée du suivi sur 13 mois est aussi remarquable et change des travaux à achèvement précoce.

Au final un cas clinique comme on les aime concis, factuel, stimulant pour la pratique clinique.
 
Didier Billet est kinésithérapeute à Lyon, il est responsable de l’enseignement du DU cardio-respiratoire.

Résumé -

Billet, D., & Bernu, É. (2016). Intérêt de la PPC en aide au désencombrement chez le patient présentant une trachéo-bronchomalacie. Revue de Pneumologie Clinique, 72(5), 305-309.
 
 

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