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Enseignement

Entre le docteur et l'infirmière : la proposition d'une troisième voie para-médicale

Rédigé par JL E le Dimanche 11 Juillet 2010

Les kinés ni-nis, une nouvelle formation



Entre le docteur et l'infirmière : la proposition d'une troisième voie para-médicale
Le rapport d'information déposé par la Commission des Affaires Sociales en conclusion de la mission d’information sur la formation des auxiliaires médicaux et présenté par Jacques Domergue, député & chirurgien, vient de sortir.

Vous pouvez (devez ?) le consulter ici.

Voici la table des matières.

INTRODUCTION

I.- LA FORMATION DES AUXILIAIRES MÉDICAUX : UN CONSTAT ALARMANT

A. LA FORMATION DES AUXILIAIRES MÉDICAUX MANQUE DE LISIBILITÉ ET GÉNÈRE DE VÉRITABLES INÉGALITÉS ENTRE LES ÉTUDIANTS

1. Une organisation des cursus peu lisible et parfois inéquitable

a) Les modalités de sélection sont hétérogènes, y compris au sein d’une même spécialité

b) Les diplômes donnant accès à l’exercice des professions manquent de lisibilité

c) Les instituts de formation ont des statuts différents et sont inégalement répartis sur le territoire

2. Une tutelle des formations éclatée

3. Un manque d’équité dans l’ensemble

a) Les étudiants n’ont pas tous accès aux mêmes droits

b) La sélection est peu claire et s’effectue trop souvent par l’argent

B. LE CONTENU DES FORMATIONS MÉRITERAIT D’ÊTRE ADAPTÉ À L’ÉVOLUTION DES MÉTIERS, DES BESOINS DE SANTÉ ET DU SYSTÈME DE SOINS

1. Des métiers, des besoins de santé de la population et une organisation du système de soin en profonde évolution

a) L’évolution des besoins de santé de la population requiert une réflexion sur les « nouveaux métiers » du secteur

b) Les prévisions démographiques appellent une amélioration de l’attractivité de certaines spécialités

c) Le développement des coopérations entre professionnels et l’évolution des conditions d’exercice supposent l’acquisition d’une culture commune et de nouvelles compétences pour les auxiliaires médicaux

2. Des cursus qui pourraient s’adapter à ces évolutions

a) Les programmes des formations sont obsolètes

b) Les passerelles entre cursus pourraient être développées

c) Le niveau master est absent de la formation des auxiliaires médicaux

C. LA FRANCE RATTRAPE PEU À PEU SON RETARD SUR SES VOISINS EUROPÉENS DANS L’APPLICATION DU PROCESSUS DE BOLOGNE

1. Le mouvement d’harmonisation des diplômes au niveau européen

a) Le processus de Bologne prévoit une harmonisation des diplômes qui s’applique progressivement à l’ensemble des pays européens

b) Le processus de Bologne est une chance pour la formation des auxiliaires médicaux

2. Les efforts menés par la France pour rattraper son retard

a) Une véritable réflexion est en cours sur l’intégration des auxiliaires médicaux au système licence-master-doctorat

b) La France demeure cependant au milieu du gué

II.- POUR UNE RÉFORME AMBITIEUSE DE LA FORMATION DES AUXILIAIRES MÉDICAUX

A. À COURT TERME : RÉFORMER LES MODALITÉS DE SÉLECTION DES ÉTUDIANTS

1. Créer une licence santé regroupant l’ensemble des professionnels : une solution théoriquement intéressante mais qui ne correspond pas à la spécificité des métiers paramédicaux

2. Intégrer l’ensemble des futurs auxiliaires médicaux à la première année commune aux études de santé : la solution la plus satisfaisante sur le fond mais impossible dans sa mise en œuvre

3. Créer une L1 « paramédicale » : la solution retenue par la mission


B. À MOYEN TERME : INTÉGRER L’ENSEMBLE DES FORMATIONS AU SYSTÈME LICENCE-MASTER-DOCTORAT

1. Un préalable nécessaire : moderniser et clarifier le système de formation

a) Renforcer la qualité des études : réactualiser les programmes

b) Régler la question des compétences respectives du ministère de la santé, du ministère de l’enseignement supérieur et du ministère de l’éducation nationale

c) Engager une réflexion sur la répartition des centres de formation sur le territoire

2. Intégrer l’ensemble des auxiliaires médicaux au système licence-master-doctorat à la rentrée 2013

a) Tirer les enseignements de la réforme des études en soins infirmiers

b) Intégrer l’ensemble des formations d’auxiliaires médicaux au système licence-master-doctorat à la rentrée 2013

C. À LONG TERME : PROCÉDER À UNE REFONTE COMPLÈTE DE L’ARCHITECTURE DES FORMATIONS

1. Créer des masters de qualité accessibles à tous les auxiliaires médicaux

2. Améliorer les passerelles entre les formations

3. Mettre en place des instituts d’études paramédicales regroupant l’ensemble des professions

A ceux qui s'inquiètent de quitter la médecine pour passer sous la coupe des infirmières, le rapport répond : "Se pose d’abord la question du champ des étudiants concernés. La mission considère qu’il serait à court terme pénalisant pour les étudiants en soins infirmiers de les intégrer à cette année de sélection. En effet, la majorité des étudiants en soins infirmiers entamant leur formation directement après le bac, les intégrer à la L1 « paramédicale » aurait pour effet de créer une barrière à l’entrée de la formation, en haussant excessivement le niveau de sélection et en allongeant la durée d’étude pour la moitié des étudiants, alors même que le pays a besoin d’un nombre croissant de professionnels. De plus, un passage obligatoire par l’Université pourrait pénaliser les étudiants qui n’habitent pas dans les grandes villes et peuvent poursuivre des études aujourd’hui grâce à la proximité des instituts. Enfin, les universités sont encore incapables d’accueillir l’ensemble des candidats à l’entée dans la formation dans de bonnes conditions. Au demeurant, les étudiants en soins infirmiers rencontrés par la mission n’y tiennent pas. D’ici quelques années, l’intégration des études dans le système licence-master-doctorat devrait hausser le niveau requis pour intégrer la formation. Il sera temps, alors, d’examiner l’opportunité de leur intégration à la L1 « paramédicale ».

La L1 « paramédicale » pourrait donc comprendre dans un premier temps les étudiants désirant intégrer une formation de psychomotricien, orthophoniste, masseur-kinésithérapeute, ergothérapeute, pédicure-podologue, audioprothésiste, prothésiste orthésiste, technicien de laboratoire, manipulateur d’électroradiologie médicale, orthoprothésiste, podo-orthésiste, oculariste, orthopédiste orthésiste. Un grand nombre de ces étudiants suivent d’ores et déjà une voire deux années de préparation, souvent dans un institut privé très coûteux. La L1 « paramédicale » permettra d’institutionnaliser la sélection pour la rendre plus juste. Cette liste n’est pas exhaustive et pourra intégrer à l’avenir de nouveaux métiers de la santé. "


Mise à jour (12/07/2010): Communiqué de presse du CNOMK du 09/07/2010

communique_de_presse_090710.pdf COMMUNIQUE_DE_PRESSE_090710.pdf  (100.6 Ko)


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1.Posté par thomas le 11/07/2010 18:26 | Alerter
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p43 "
Comme l’a par ailleurs fortement souligné devant la mission la directrice
générale de l’offre de soins, il ne faudrait pas que cette année aboutisse à
l’allongement de la durée d’études et par conséquent à un coût supplémentaire
pour l’État lorsque les professionnels exerceront dans la fonction publique
hospitalière."
"La mission estime par conséquent que cette année doit être l’équivalent de
la première année d’études de santé qui permet aujourd’hui à certains auxiliaires
médicaux d’intégrer leur formation : une année de sélection et non une année de
formation. "

instructif...

2.Posté par thomas le 11/07/2010 18:38 | Alerter
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p53
"Le rapport de M. Yvon Berland définit des degrés de compétence sur une
échelle de trois niveaux.
– le socle du métier : ce sont les compétences requises pour les diplômés
du métier de base acquis en formation initiale ;
– l’expertise ciblée : sont ajoutées aux compétences de base d’autres
savoir-faire et connaissances, qui n’existaient pas dans la formation initiale au
métier, mais ne changent pas la nature du métier. La formation, relativement
courte, peut alors correspondre à un diplôme universitaire donnant lieu à
certification ;
– la pratique avancée : il s’agit alors d’une formation permettant d’accéder
à un nouveau métier. En conséquence, elle doit être longue et donner lieu à la
délivrance d’un diplôme de niveau master. Les titulaires de ces diplômes pourront
réaliser certaines activités supplémentaires et mettre en œuvre leurs compétences. "

intéressant aussi
pas de reconnaissance d'un nombre d'année (trop cher) mais d'un niveau... sémantiquement juste, mais moralement?

3.Posté par P T le 11/07/2010 18:45 | Alerter
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Pour résumer simplement:
1) il y aura une année commune aux professions paramédicales (excepté les infirmières) qui permettra de faire un classement et les étudiants choisiront où aller. Arrivée prévue à la rentrée 2012
2) Intégration dans le format LMD et différents niveaux de sortie (pas de spécialisations mais des masters "inter")
3) Création de "pôle de formation" en région. Ce qui veut dire que les IFMK vont devoir s'associer en région ?

4.Posté par thomas le 11/07/2010 20:51 | Alerter
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"l'expertise ciblée" n'est pas une spé?
dans "la pratique avancée" pourrait prendre forme le respiratory care? ou quels autres types de nouveaux métiers?

5.Posté par Romain MK3 le 12/07/2010 10:58 | Alerter
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Je ne souhaite pas relancer un débat qui divise notre profession depuis des lustres,
Juste pour souligner que l'Ordre a publié Hier, en réponse aux résultats de la mission un communiqué de presse qui explique sa position par rapport à ces conclusions.

Ce CdP demande à ne pas intégrer la L1 Paramédicale car elle ne constitue pas une sélection adaptée à notre formation du fait de la disparité des formations qui y ont déjà été placées.

6.Posté par michel gourgues le 12/07/2010 11:47 | Alerter
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Romain,ou trouver ce communiqué de l'Ordre?.
Effectivement les 14 professions d'auxiliaires( ou paramédicales) sont, pour le moins disparates.
N'en déplaise :voilà " l'usine à gaz" !

7.Posté par P T le 12/07/2010 12:29 | Alerter
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Le communiqué de presse du CNOMK a été ajouté en pièce-jointe.

8.Posté par michel gourgues le 12/07/2010 16:22 | Alerter
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Loin de moi ,l'idée de raviver les querelles bizantines entre les pro et anti-Ordre, qui nous divisent un peu plus. Mais outre les réactions de cet organisme ,où sont nos syndicats?
Monsieur A. Bergeau,Président de la FFMKR écrivait ,en substance dans un récent éditorial de KA: "...une formation initiale au niveau licence,ce serait un échec cuisant, impensable."
Quant au SN,il semble en vacance depuis bien longtemps.
Au moins seront nous d'accord sur un constat :ces réformes, d'une importance considérable, engagent notre avenir pour de nombreuses décennies.

9.Posté par JL E le 12/07/2010 19:03 | Alerter
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La FFMKR, comme le SNMKR ont été consultés pour ce rapport (voir dans les dernières pages). Ce dernier préconise un passage au master le plus rapide possible. Il n'étudie pas la faisabilité financière, mais le décrochage d'avec les infirmières la rend plus possible. La seule voix dissonante provient d'une député cadre hospitalière...dont on devine le métier d'origine.
Il a le mérite de faire de la kinésithérapie le meilleur des premiers choix au lieu qu'il soit le moins souhaité des seconds. De toute façon, les patients m'appellent déjà docteur.

10.Posté par Didier LANTZ le 30/07/2010 16:11 | Alerter
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Pour parfaire l'information:
http://alize-kine.kolekte.info/viewtopic.php?f=26&t=1664

11.Posté par F Gaume le 04/01/2011 14:01 | Alerter
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Il faut absolument refuser coute que coute cette "année commune paramédicale" ! Nous n'avons et n'aurons jamais rien de commun avec des audioprothésistes ou des manipulateurs radio ! N'en déplaise à certaines des professions énumérées, elles n'ont pas le même domaine de compétence ni la même démarche de soins, que ce soit en terme de techniques ou en terme de démarche intellectuelle (bilans, diagnostic, etc...) .
La kinésithérapie doit devenir une profession médicale à compétence limitée comme les sages femmes et sortir au niveau Master impérativement, comme dans la plupart des autres pays!

12.Posté par michel gourgues le 04/01/2011 17:44 | Alerter
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Je partage l'avis de F Gaume, mais ce n'est pas le cas de tous le monde. Les pouvoirs publics, entre autres, nous imposeront une réforme à minima. La base des MK ( désinformée par nos tristes syndicats qui ne manquerons pas, une fois de plus, de baisser leur pantalon,) se moque éperdument de ces sujets. Je ne vois pas comment,dès lors, nous obtiendrions une revalorisation de cette envergure!!
Même en rêvant... .

13.Posté par Thomas le 30/09/2014 16:26 | Alerter
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4 ans après... et toujours rien de concret...

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