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Domaines Spécifiques

Et enseigner la kiné, vous y avez pensé ?

Rédigé par JL E le Mardi 22 Mars 2011



© Andrey Kiselev - Fotolia.com
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Vous venez de terminer vos études ou quasiment, et vous lirez ce post jusqu'au bout ?
De nos jours, les opportunités d’enseigner la masso-kinésithérapie en France sont de plus en plus étendues, au fur et à mesure que la déréglementation s’accélère, que les instituts de formation en masso-kinésithérapie se développent (Alençon double ses promotions, Laval ouvre, ...), et que la masse des enseignants baby-boomers s’investit préférentiellement dans la taille des rosiers et l’abonnement à Camping-Car Magazine.

Autrefois, le diplôme de cadre kiné était le sésame obligatoire ; la réforme de 1995 a fait disparaitre les cadres référents en masso-kinésithérapie au profit du cadre de santé pluri-disciplinaire non formé à l’approfondissement des connaissances dans son propre domaine de compétence. Bien formé au monde de l’hôpital, il est devenu un gestionnaire de service de plus en plus éloigné de la pratique, parfois à son corps défendant.
Passer ce diplôme est désormais une perte de temps si vous ne souhaitez qu'enseigner.

Les derniers aménagements législatifs ont balayé les dernières barrières empêchant les «simples kinés» de participer à l’enseignement. Ils ont la possibilité d’accueillir des stagiaires dans leur cabinet et la pénurie d’enseignants est une préoccupation quotidienne des directeurs d’IFMK. En pratique, comment faire ? Un plan sur quelques années post-DE.

Soigner des patients

Celà peut paraître évident, mais vous savez bien que celà ne l’est pas. Le passage n'est pas obligé, mais n'est pas Gérard Pierron ou Eric Viel qui veut. L'enseignement bonifie la pratique, la pratique enrichit l'enseignement. Et puis, quand on aime ce métier, on le pratique, non ? Sinon, quid de l'exemplarité ?
Cette dé-réforme favorisera les vacations au détriment des enseignants «temps-plein». Même pour enseigner la «techno de base» ?
Surtout pour enseigner la «techno de base» !

Poser votre plaque

Je vais encore faire tousser, mais je vous recommande la pratique libérale, si possible rurale : rien de tel pour appréhender toutes les pathologies abordables dans ce métier.
Les cabinets de ville se spécialisent (traumato, ostéo, respi, ...), les CRF aussi (PTH,G,E, hémiplégies, amputés,..). Dans votre petit village, pour que les patients fassent 15 km pour aller voir le MK spécialiste, il vous faudra être vraiment mauvais. Ou boire. Ou les deux. Et que çà finisse par se savoir.

Il faut vous installer quelque part : les remplacements sont sans intérêt. Rien de tel qu’être «maître chez soi» pour mettre en perspective vos traitements, les décider, les achever, revoir le patient 6 mois après. En bref, acquérir de l'expérience.

Se familiariser avec l’anglais lu

Ce n’est pas sur ActuKiné que nous allons vous dire le contraire : c’est in-con-tour-nable. Tous les écrits «qui tiennent la route» sont en anglais et ont 10 ans d’avance sur les nôtres. Vous connaissez beaucoup de praticiens français validant leurs techniques sous IRM dynamique, vous ?
Imposez-vous de «décortiquer» un article par semaine sur un sujet de votre choix (comme toujours, si vous voulez nous en faire part, you’re welcome...). C’est un peu lourd au début, mais même moi, j’y suis arrivé : vous avez donc toutes vos chances.

Acquérir de solides bases en statistiques

Vous êtes de la «génération P1» qui a du s’infuser des biostats en sélection. Il vous faut désormais passer de l’inconvénient à l’avantage : cette sélection est un plus pour pouvoir demain encadrer des mémoires en IFMK : tout le monde saute sur sa chaise pour réclamer à cor et à cri l’universitarisation du métier en oubliant juste un petit détail : celle-ci passe par l’utilisation d’outils incontournables comme celui-là, que bien peu d’enseignants connaissent.

Demain, il sera inconcevable de faire ce métier sans çà. Mais aujourd’hui.... Prenez la peine de vous former au Cesam ou à la formation proposée par Jean-Louis Caillat-Miousse à Grenoble : ces formations seront votre ticket d‘entrée dans l’IFMK. Elles sont compatibles avec la pratique professionnelle.

Publier

Si les enseignants ne publient pas dans les revues spécialisées, qui va le faire ? Ceci n’est qu’un exercice de style mais il vous permettra de faire gracieusement corriger le vôtre par le comité de lecture, et de vous faire connaître.
Et puis ce n’est pas évident de bien savoir écrire ou décrire, çà se travaille.
Choisissez une recherche bibliographique sur un thème vous intéressant ou une petite étude stats basique (même les études rétrospectives sur dossiers patients sont acceptées, vu la pénurie d’articles originaux). Acceptez les recommandations des re-lecteurs et remettez "sur le métier votre ouvrage" jusqu'au produit fini : c'est une formation.
Bien sûr, votre choix est limité en France à KS ou KLR (le Journal de Rééducation du Haut-Limousin a un impact-factor plus restreint, les journaux-pubs disponibles dans toutes les bonnes boîtes aux lettres aussi).

Vous former

Il vous faut être pertinent en thérapie manuelle si vous êtes libéral, en kinésithérapie appliquée à la neurologie ou à la pneumologie si vous êtes hospitalier. Celà passe par des formations complémentaires.
L’exploitation des «niches» telle la kinésithérapie maxillo-faciale, la déglutition, l’uro-gynécologie, le vestibulaire, la méthode Mackenzie est aussi une porte d’entrée d’IFMK.

Attention aux formations peu «orthodoxes» : déjà que vous n’êtes pas cadre, si en plus vous apparaissez comme un adepte de la kinésiologie ou de l’envol des sphénoïdes dans le traitement de l’hémiplégie, c’est pas gagné...

Être titré

L’universitarisation n’est qu’une question de temps. Avoir un diplôme universitaire sera un passage obligé pour votre embauche future, même si celà vous apparaît très secondaire.
Pensez plutôt à cumuler les D.U. tant qu’ils existent. Allez trainer du côté des STAPS à l’aide de la validation des acquis de votre expérience, pour poursuivre dans des domaines connexes au vôtre.
Ai-je besoin de vous recommander d’éviter les paradoxales sciences de l’éducation si vous souhaitez être compris de vos élèves ?

Être passionné

Ca ne se commande pas...mais c’est essentiel. Si vous ne pensez qu’aux vacances scolaires et à vous débarrasser des patients, oubliez.
Il me souviens que, jeune étudiant, j’avais demandé à un jeune enseignant pourquoi il avait décidé de faire cette démarche. Il avait envie d’en apprendre plus, l’ingénu ! J’ai mis du temps à comprendre qu’il avait raison (je suis un peu lent à la détente).

Et pourtant, le pré-requis c’est çà : avoir envie d’apprendre et non savoir réciter.

Jean-Louis Estrade
Moniteur-Cadre en Masso-Kinésithérapie (dernière cuvée 1995)

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24.Posté par Félix Le Gall le 11/05/2011 17:43 | Alerter
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@ Ribault
Tu habites où? je te conseillerais de démarcher dans ce sens l'institut de formation le plus proche de ton domicile. Il existe également pour toi la possibilité d'accueillir des stagiaires. Il n'y a plus besoin, depuis 2 ans, d'être cadre pour encadrer. Si tu es en libéral tu peut recevoir un stagiaire, à condition que tu sois agrée terrain de stage. C'est intéressant parce que c'est de l'apprentissage direct, type compagnonnage...

23.Posté par JLE le 11/05/2011 17:40 | Alerter
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Prenez contact avec l'IFMK le plus proche de chez vous. Ils peuvent avoir des besoins, immédiats ou à moyen-terme, compatible avec vos connaissances, votre spécialisation si vous en avez une, ou une formation complémentaire que vous pourriez faire dans ce but. Et bien sûr, l'accueil de stagiaires dans son cabinet pour un libéral doit être un plus : les IFMK n'ont pas toujours des mises en stages aisées et étonnament (?), les libéraux qui revendiquaient le droit de participer de cette façon à l'enseignement ne sont pas légion à le faire.

22.Posté par ribault le 11/05/2011 09:21 | Alerter
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je suis passionnée par ma profession que j'exerce depuis 25 ans ,je souhaite enseigner mais je ne sais pas à qui m'adresser pour me former;merci de vos réponses

21.Posté par Maazoun yassine le 23/03/2011 21:51 (depuis mobile) | Alerter
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En Belgique après le diplôme de kinésithérapeute on peut de former pendant une année en pédagogie et par la suite pouvoir enseigner les futures kinésithérapeutes . Étant moi même passionne' par l'enseignement j'ai suivi la formation en pédagogie et actuellement j'enseigne la kinésithérapie en Tunisie. Pourrais je enseigner quelques cours en France?

20.Posté par thomas rulleau le 23/03/2011 08:44 | Alerter
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@ félix: il existe le site de l'INPES qui déborde d'information:

http://www.inpes.sante.fr/index2.asp?page=professionnels-sante/index.asp

avec une préférence pour ça:

http://www.inpes.sante.fr/index2.asp?page=CFESBases/catalogue/detailspecial.asp?numfiche=1302&order=undefined

19.Posté par Manu T le 23/03/2011 00:17 | Alerter
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@ Felix: je ne sais pas si tu connais Mendeley, mais je te conseille de t'y inscrire et de chercher la dedans: http://www.mendeley.com/groups/education/
En espérant que tu puisse y trouver ton bonheur.

18.Posté par Félix Le Gall le 22/03/2011 23:10 | Alerter
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Auriez-vous connaissance d'écrits concernant spécifiquement la pédagogie pour l'enseignement de la MK? C'est la transmission de la partie "art" de notre métier qui m'intéresse, l'apprentissage moteur que vit l'étudiant pendant ses 3 années de formation initiale.
PS: C'est mon sujet de soutenance!

17.Posté par Fred S le 22/03/2011 23:07 | Alerter
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Bel article JLE. Merci. 733 visites en une journée, si tu te présentais à une élection professionnelle tu serais élu sans problème!

Enseigner c'est avoir envie de transmettre et remettre en question ses connaissances.
Je pense que les personnes qui décident d'aller un peu plus loin après leurs études en écrivant, participant à des congrès, et en enseignant à leur tour ont souvent croisé pendant leurs études des personnes qui leur ont donné envie d'avoir envie.
Pour moi c'était les Jusserand, Bleton, Peninou, Barette et d'autres encore.
Je souhaite à tous les étudiants de rencontrer des "pointures" comme celles là.
.
Il y a 15 ans j'avais en cours un médecin du sport-kinésithérapeute qui était rédacteur en chef d'une revue qui s’appelait "index de traumatologie du sport". Cette revue n'existe plus aujourd’hui et correspondait un peu à ce qui se fait sur actukiné c'est à dire une veille de la Littérature avec des résumés d’articles.

A cette époque il nous enseignait déjà les effets bénéfiques du travail en chaîne cinétique fermée après ligamentoplastie du genou. Quand j'allais sur mes lieux de stages ensuite les kinésithérapeutes que je croisais n'avaient pas encore entendu parlé de cette approche et ne l'avaient pas intégrée dans leur pratique. Ce même enseignant nous disait "Tout ce que je vous dis est issu de la Littérature anglo-saxone et tout ce que je vous dis aujourd'hui sera certainement obsolète dans 5 ans. Donc si vous ne vous formez pas et si vous ne lisez pas, dans 5 ans vous ne vaudrez plus rien".

Toujours quand j'étais étudiant, en plus de l'IFMK à la rigueur militaire, j'ai vécu la triste expérience d’enseignants en kinésithérapie issus des sciences de l’éducation. et il se trouve que je ne comprenais rien à ce qu'ils racontaient et pourtant je faisais des efforts!

Alors depuis ce temps j'ai toujours opposé les enseignants et praticiens issus des sciences dites dures à ceux issus des sciences humaines.
Jusqu'à il y a deux semaines où j'ai assisté à une formation sur un domaine que je ne connais absolument pas (la kinésithérapie respiratoire) vu sous le versant de l'éducation et de la prévention. Cette formation était animée par un kinésithérapeute ayant un Master en science de l'éducation. Il mettait en application les techniques de pédagogie de l'enseignement au service de l'éducation du patient, et là j'ai été bluffé par la qualité de la formation;

Voilà c'était pour en revenir au début : enseigner c'est savoir se remettre en question, se former pour mieux former, apprendre pour mieux enseigner et si il nous reste un peu de temps et qu'on est maso on peut effectivement tâter du Chi 2...

16.Posté par LUCIE P. le 22/03/2011 22:21 | Alerter
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je pense que par physiothérapie outre-mer tu voulais dire internationale :)

15.Posté par Manu T le 22/03/2011 22:12 | Alerter
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A mon humble avis, LA clé de notre avenir à court terme serait la création d'un comité de lecteurs-reviewers qui rassembleraient toutes les connaissances actuelles sur divers sujets concernant la kinésithérapie et qui résumerait leur application dans notre pratique. En somme, un comité qui édite des guides de pratiques cliniques (comme la HAS mais spécialisé dans la kinésithérapie). C'est le travail que le GERAR a commencé à initier, je vous en félicite d'ailleurs.
Cela permettrait de sensibiliser nos consoeurs/confrères à l'actualisation des connaissances et à l'existence bien réelle d'une activité de recherche en physiothérapie outre-mer, sans pour autant les décourager avec les barrières que nous connaissons tous (manque de formation à la recherche et la critique d'articles scientifiques, barrère de la langue, manque de temps...). Bref, si vous voyiez dans ces lignes un appel implicite à former ou m'impliquer dans ce genre de groupe, vous auriez bien tout compris... ;)

14.Posté par pierre moitry le 22/03/2011 21:56 | Alerter
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juste un commentaire ; je ne comprend pas l'intérêt particulier à exercer en tant que kiné libéral. J'entends bien l'idée d'intervenir dans plusieurs champs, mais c'est également possible en centre. Quand à la possibilité d'organiser la prise en charge à sa manière, il me semble que même en centre le kiné choisissait ses actes. Enfin, il me semblait qu'il était au contraire plus aisé de rentrer dans l'enseignement en étant "expert" dans un domaine plutot que multidisciplinaire.

13.Posté par Philippe Guiet le 22/03/2011 21:03 | Alerter
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Merci pour ces avis éclairés et pertinents. Cependant, je crois pas qu'un enseignant nécessite de rassembler toutes ces compétences systématiquement. En effet, on peut très bien imaginer que des "MK-chercheurs" créent de nouvelles pratiques. Puis que des "enseignants-EBM" décident de ce qui vaut la peine d'être enseigné et donc de figuré dans le programme. Puis que des "enseignants-didacticiens" élaborent les séquences, l'ordre, les agencements pour rendre ce programme plus accessible. Puis que des "enseignants-pédagogues" (en fait : tous les enseignants face à des élèves) gèrent au quotidien l'apprentissage par les élèves. Ces rôles pouvant bien sûr cohabiter chez la même personne, mais pas forcément. C'est ainsi que l'on trouve, par exemple, des recherches en didactique de la biologie qui co-existent à côté de recherches en biologie et de recherches en pratiques pédagogiques de cette même discipline. L'EBM nous indique le programme. Les sciences de l'éducation articulent les pratiques pédagogiques (apprentissage, évaluation, motivation, etc...). Peut-être nous reste-t'il à construire un champ intermédiaire : celui de la didactique des sciences de la MK-physiothérapie (comme l'ont fait toutes nombre de disciplines universitaires) ?

12.Posté par Vergnault Mathieu le 22/03/2011 19:13 | Alerter
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Passionné par la recherche et ses avantages dans les différentes PEC. Nous avons monté avec 2 collègues un groupe d'études de recherches appliquées à la rééducation, afin de justement, parfaire nos compétences et connaissances respectives. Et il est vrai, c'est un travail de passionné qui ne compte pas ses heures. La publication est le but de ce groupe qui comme vous le savez et venez de le signalez demande beaucoup de temps et de nombreuses lectures de papiers. Je ne pense que la publication est signe de bon professionnel, mais par contre, je pense que de publier démontre un certain intérêt dans le domaine, ainsi que de solides bases poussant le professionnel les renouveler. Venant du domaine universitaire, tous les profs sont chercheurs et/ou habilité à conduire des travaux des recherches. Sinon comme partout il existe des intervenants, qui ont un poste de vacataire universitaire.
Pour revenir au groupe de recherche, n'hésitez pas à y faire un tour: http://le-gerar.blogspot.com

11.Posté par LUCIE P. le 22/03/2011 18:26 | Alerter
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Un bon kiné sans doute pas, si vous faîtes l'effort d'appuyer une partie de votre pratique sur les évidences trouvées dans la littérature c'est déjà un grand pas (en France). Mais en tant qu'enseignant il est nécessaire, selon moi, que le savoir distillé soit appuyé sur les dernières et meilleures évidences de la littérature scientifiques, et pour cela il faut être capable de comprendre et commenter les articles. Ce n'est pas le fait de publier finalement qui importe le plus, mais tout le travail que publier un article implique et le savoir méthodologique et critique qui en découle. Les profs à l'université ne sont-ils pas pour la plupart également chercheur?

10.Posté par Félix Le Gall le 22/03/2011 18:15 | Alerter
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Je rebondis sur le conseil de "publier"
Est-on vraiment obligé d'être un chercheur pour être un bon kiné, un bon enseignant?

9.Posté par Guillaume GALLIOU le 22/03/2011 15:29 | Alerter
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En ce qui concerne les Sciences de l'éducation, le master organisé par Gatto que j'ai suivi il y a qq années m'a pas mal apporté sur la manière de former des étudiants, au niveau des types d'apprentissage, sur les modèles d'évaluation...les cours donnés sont a mon sens de meilleure qualité....donc pas si paradoxale ni ininteressantes, les sciences de l'éducation.

8.Posté par LUCIE P. le 22/03/2011 14:47 | Alerter
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L'idée de s'entraîner à écrire un article à partir d'une recherche biblio de votre choix est sans doute le meilleur moyen pour s'entraîner à l'anglais et avoir une meilleure idée de ce qu'est un bon article scientifique. Je conseillerais de commencer simplement par lire l'ensemble des revues systématiques de moins de 5 ans (abstract, conclusion, outcomes) concernant une problématique bien précise (PICO), sinon vous aurez à peu près 200 revues minimums à passer au crible!, et de voir ce qu'il en ressort par rapport à votre problématique de départ. Ensuite quand l'anglais devient un peu plus aisé, aller en profondeur dans les articles. Ca sera long au début et parfois fastidieux, mais une fois que l'on s'y met ça va de mieux en mieux. C'est ce que nous faisons actuellement dans le centre de recherche où nous bossons, sur les whole body vibration, espérons que cela portera ces fruits...
Bien sûr un problème qui se pose aussi est d'avoir accès à l'ensemble des articles, alors à moins d'être rattaché à une université...ou à une société savante, ça limite pas mal les choses. Sinon une solution est de s'inscrire sur des groupes d'intérêt sur Mendeley par ex, et de partager des articles.

http://2kinesamontreal.over-blog.com/#

7.Posté par Stephan Rostagno le 22/03/2011 13:20 | Alerter
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Pour les connaissances en stat et lecture d'article, le DU d'interprétation d'essais thérapeutiques a Lyon 1 de M.Cucherat est très complet également (1 an) ainsi que les formations proposées par le Centre Cochrane français.
Personnellement je trouve aussi qu'avoir des stagiaires (en libéral comme en établissement) est extrêmement formateur et permet de se (re)mettre en cause ou en question ... si l'on essaye de lui donner des informations objectives qui ne se résument pas seulement à notre expérience ("je fais comme ca depuis des années donc tu peux ou doit faire comme ca tu verras...") ca nous oblige a rester actualiser voir apprendre de nouvelles choses tous les jours.

6.Posté par Jean-Louis Estrade le 22/03/2011 09:38 | Alerter
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Il me semble que la pédagogie découplée de l'approfondissement des connaissances sur le métier perd son âme, mais vous avez raison : je suis de parti pris.

5.Posté par antonello le 22/03/2011 09:29 | Alerter
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Déjà 20 ans que je tente de former des étudiants en formation initiale ou continue, que j'entraîne des jeunes dans un club de sport et, comme tous les vieux cons, je deviens lucide : c'est difficile, ça demande des compétences en pédagogie et en évaluation tout autant que des connaissances, de l'expérience et du recul. Serait-ce un métier? N'est-il pas paradoxal d'invoquer la nécessité de maîtriser les statistiques, l'anglais et plus généralement l'EBM tout en affirmant que n'importe peut s'autoproclamer formateur?
Cordialement
Marc Antonello

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