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Enseignement

Etudes de kinésithérapie: question au Gouvernement

Rédigé par Jacques Saugier le Samedi 29 Mars 2014



Etudes de kinésithérapie: question au Gouvernement
Lors de la séance de questions au gouvernement (JO du sénat du 31 janvier 2014, du 6 février et du 13 mars 2014), 3 sénateurs (1 socialiste et 2 UDI-UDC) ont posé, sous des formes différentes mais sur le même fond, une question sur la réingénierie des études de kinésithérapie.
La ministre de la santé a répondu le 27 mars 2014 aux trois questions par la même réponse.

Question écrite n° 10216 de M. Didier Marie (Seine-Maritime - SOC) publiée dans le JO Sénat du 30/01/2014 - page 249
 
M. Didier Marie attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la reconnaissance de la formation des masseurs-kinésithérapeutes et sur leur souhait de retenir le grade international de master comme niveau de validation universitaire du diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute. 

En effet, ce choix, préconisé notamment par le conseil national de l'ordre, pourrait permettre aux masseurs-kinésithérapeutes d'accueillir les patients en accès direct et ainsi soulager les médecins et chirurgiens, notamment dans l'accueil des urgences de la traumatologie bénigne. 

Pourtant, le 25 janvier 2013, le Gouvernement a rendu son arbitrage concernant la réforme en kinésithérapie. Il a été annoncé que le diplôme de kinésithérapeute serait désormais reconnu au grade de licence. 

Or, cette reconnaissance ne correspond pas au niveau de l'enseignement, ni au niveau de sortie réel des étudiants. En effet, bien qu'attributive de 60 ECTS (« Europeancreditstransfer system »), l'année de préparation aux études n'est pas intégrée dans le parcours de formation professionnelle. 

De plus, l'ensemble des trois années de formation correspond en volume horaire à 5,43 années universitaires. Cet arbitrage reste dans le cadre des trois années d'études défini par le décret du 28 mars 1969, alors que la durée de l'enseignement a progressé de 20 % et que les connaissances en kinésithérapie ont largement évolué. 

Enfin, d'après la déclaration de Dublin du 15 décembre 2007 qui définit les différents niveaux licence-master-doctorat (LMD), le grade master est attribué à des professionnels capables de proposer des actes en fonction d'une situation et de maîtriser les techniques d'évaluation et de conception de ces actes. Il se demande si ce n'est pas là la définition même d'une séance de kinésithérapie, reconnue par le décret n° 2000-577 du 27 juin 2000 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute. 

Alors même que la licence forme des professionnels appliquant simplement des techniques, les masseurs-kinésithérapeutes choisissent eux librement leurs actes et leurs techniques après un diagnostic kinésithérapique. 

Il lui demande de clarifier sa position sur la formation des masseurs-kinésithérapeutes et de préciser les mesures prévues dans l'objectif d'améliorer leur statut au regard de l'harmonisation européenne des formations. 
 
 
Question écrite n° 10253 de M. Hervé Maurey (Eure - UDI-UDC) publiée dans le JO Sénat du 06/02/2014 - page 298
 
M. Hervé Maurey attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur la réforme de la formation initiale de kinésithérapie. 
Engagée depuis plus de six ans pour répondre aux nouveaux standards européens en matière d'études supérieures, la réforme des études des kinésithérapeutes suscite de nombreuses inquiétudes chez les étudiants et les professionnels. 
En effet, en janvier 2013, le Gouvernement a rejeté les deux principales attentes exprimées par les étudiants à savoir : le maintien et la généralisation de la première année commune aux études de santé (PACES) comme année de formation et de sélection et la reconnaissance de la formation au grade de master. 
Depuis cette date les motifs d'inquiétudes n'ont fait qu'augmenter : manque de communication des ministères concernés, changements de méthodes de travail etc. 
Aussi, il s'étonne de l'attitude du Gouvernement et des conditions de mise en œuvre de cette réforme dont la nécessité est reconnue par toutes les parties prenantes et lui demande quelles mesures elle entend prendre pour rétablir le dialogue nécessaire au succès de cette réforme. 
 
 
Question écrite n° 10863 de M. Jean-Paul Amoudry (Haute-Savoie - UDI-UDC) publiée dans le JO Sénat du 13/03/2014 - page 664
M. Jean-Paul Amoudry attire l'attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur les négociations en cours au sujet du niveau de reconnaissance de la formation des masseurs-kinésithérapeutes. 

Le 25 janvier 2013, les ministères des affaires sociales et de la santé, d'une part, et de l'enseignement supérieur, d'autre part, ont décidé de reconnaître le diplôme de masseur-kinésithérapeute au niveau licence, au moment où certains pays de l'Union européenne ont choisi de porter cette formation au niveau master. 

Or, la plupart des professionnels kinésithérapeutes estiment que cette réforme n'atteste pas une reconnaissance de la profession à la hauteur de ses réelles responsabilités, et ne correspond pas au niveau de l'enseignement, ni au niveau de sortie réel des étudiants.

Aussi, une large majorité d'entre eux est opposée à la rétrogradation de la reconnaissance de leur diplôme, et réclame une reconnaissance au grade de master, comme le recommande la Confédération mondiale de la physiothérapie (WCPT), avec en outre une harmonisation du processus de recrutement des élèves kinésithérapeutes, notamment via la première année commune aux enseignements de santé (PACES). 

L'ordre des masseurs-kinésithérapeute rappelle à cet égard, qu'au-delà de l'avenir de la profession, ce sont la qualité des soins et la sécurité des patients qui sont en jeu. 

C'est pourquoi il lui demande de bien vouloir lui indiquer les intentions du Gouvernement en la matière.
 
Réponse du Ministère des affaires sociales et de la santé publiée dans le JO Sénat du 27/03/2014 - page 817

La ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche et la ministre des affaires sociales et de la santé se sont engagées à reprendre les travaux de réingénierie pédagogique des études conduisant à la profession de masseur-kinésithérapeute sur la base du cadrage :

1 - construction d'une formation sur 4 années dont une première année obligatoirement universitaire permettant aux étudiants d'obtenir 60 crédits ECTS (europeancreditstransfer system) ;

2 - 240 crédits ECTS délivrés au terme des 4 années de formation ;

3 - possibilité offerte, pour les étudiants qui le souhaiteraient, de poursuivre en 2e année de master à l'université, dans des formations préalablement identifiées dans la convention tripartite entre l'institut de formation en masso-kinésithérapie, l'université et le conseil régional.

Pour mener à bien ces travaux, deux groupes de travail ont été mis en place : le premier chargé de la rédaction du référentiel de formation et le second de l'élaboration d'un modèle de convention type. Les travaux de ces deux groupes étaient soumis à la validation d'un « comité de pilotage » au sein duquel étaient représentés l'ensemble des organisations professionnelles et les représentants des étudiants.
Lors de la réunion du comité de pilotage organisée le 15 octobre 2013 par les cabinets des deux ministres concernées, les organisations syndicales ont décidé de dénoncer l'arbitrage gouvernemental et ont revendiqué un grade de master. Il n'existe pas au niveau européen d'harmonisation de la formation de masseur-kinésithérapeute. La plupart des États membres forment ces professionnels en trois ou quatre années d'études après l'équivalent du baccalauréat. Selon la base de données de la Commission européenne répertoriant pour chaque État membre les professions réglementées et indiquant en regard le nombre d'années d'études nécessaires pour exercer, seule la Pologne organise un cursus de masso-kinésithérapie en 5 ans.
La question des compétences nécessaires pour un exercice de la masso-kinésithérapie respectueuse des patients et répondant aux enjeux de santé publique de notre société préside à la mise en place d'une formation réingéniée.

Les échanges se poursuivent entre les organisations professionnelles et syndicales de masseurs-kinésithérapeutes et les services du ministère des affaires sociales et de la santé et du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche.
 

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25.Posté par Francois GAUME le 08/04/2014 07:26 | Alerter
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Je le dis haut et fort depuis 25 ans: il n'y a que ceux qui ouvrent leur bouche bien fort qui obtiennent quelque chose ! (sages femmes...bonnets rouges...etc) Mais voila, la profession ne l'ouvre jamais...et n'obtient donc jamais rien. L'unité syndicale est une utopie et un rêve, bien sur (j'y croyais fort jadis également...). Et il faut bien le reconnaitre: la grande majorité de nos confrères se fout du M2 comme de sa première blouse ! Comme de l'Ordre, du DPC, des URPS et de tout le reste... Pessimiste donc...

24.Posté par yann le 07/04/2014 23:07 | Alerter
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Je ne suis pas du tout d'accord avec vous..car tout se joue à peu de choses...n'oubliez pas qu'avec Xavier Bertrand...c'était la reconnaissance master 1 qui devait être acté...et puis changement de gourvernement et BANG..Touraine et Cie reconnaissait notre DE au niveau licence ou grade licence. (c'est pour Sébastien). Il suffit d'attendre encore un peu...certains sont moins jeunes que d'autres alors l'impatience guette mais il suffit de tenir master 2 ou rien. et le clin d'œil aux bonnets rouges était effectivement pour le rapport de force...et non pour les bavardages. C'est la première fois que je me syndique .....depuis cette arnaque de Loi Leroux à laquelle je me suis très impliquée...mais je ne compte pas en rester là et il faut bouger les syndicats...ces vieux mammouths, les unifier à une manif comme les bonnets rouges...voilà mon discours...et comme certains le disent...c'est bien beau de bavarder, il faut se bouger......et bien,.j'ai commencé et il ne faut pas se résigner aussi vite Pierre...il suffit d'un rien...mais tant que Touraine (qui est profondément anti-pro de santé et surtout anti-libéral) est là , c'est mort...on attendra le prochain.

23.Posté par Michel GOURGUES le 06/04/2014 12:35 | Alerter
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Ainsi, on pourrait dire une chose et son contraire.
@Yan nous dit : "le gouvrenement ne reconnait que les rapports de force. "
C'est incontestable.
La question peut ,donc ,se poser ainsi :quel moyens s'est donné la profession ,ne serait-ce que pour se défendre ,depuis des décennies ? La réponse n'est pas gratifiante.
Mais : "peu importe ce qui arrivra ...". Pour ce qui est de l'unité d'action , du prétendu consensus relatif à La réforme ( sujet crucial), le moins que l'on puisse dire ,c'est qu'elle a été longue à se dessiner!
La question porte ,quand même , sur l'avenir de notre "belle profession " , qui depuis si longtemps, comme disent les rugbymen après une lourde défaite: "s'est fait magistralement marcher sur la gueule ". Cela aussi s'avère incontestable.
Il faut autre chose que de vagues protestations et des bavardages, pour changer le rapport de force

22.Posté par Pierre Trudelle le 06/04/2014 09:13 | Alerter
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@Yann
Je pense que le Ministère des affaires sociales tremble très fort avec ce type de message. Nous fêterons prochainement les 50 ans de la dernière réforme des études de kinésithérapie. Je vous souhaite de tenir bon.

21.Posté par Sébastien LEFORT le 05/04/2014 21:38 | Alerter
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@ Yann

Attention à ne pas confondre grade master et DE. Ce sont deux choses distinctes. Il est possible d'avoir un DE délivré pas le ministère des affaires sociales et de la santé et en même temps un grade master comme les SF, doctorat comme les médecins, licence pour les infirmière(es)......par le ministère de l'enseignement supérieur.
Le DE est un diplôme d'exercice de la profession, le grade est celui qui permet de mettre le DE de la professsion à un niveau universitaire.

Amicalement,

20.Posté par yann le 05/04/2014 01:49 | Alerter
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Peu importe ce qui arrivera car pour une fois, syndicats-IFMK-CNO..vont tous dans le m^me sens....grade master sinon on garde notre DE...et c'est déjà ça. Le gouvernement ne reconnait que les rapports de force. Tant pis si nous restons avec notre De pendant encore des années...tenons et cela paiera....et vive les bonnets rouges

19.Posté par Thomas le 02/04/2014 20:06 | Alerter
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Nous n'étions déjà pas, comme l'explique les posts précédents, une priorité gouvernementale... avec la disparition du ministère de la Santé, le message est plus clair encore... la santé n'est pas une priorité...

18.Posté par Vincent Delamare le 02/04/2014 17:37 | Alerter
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Merci Sébastien et Pierre pour ces arguments échangés qui éclaircissent le problème: Pour ma part je comprends mieux grâce à vous les enjeux qui font que ça a bien du mal à avancer. Je vais essayer à mon tour de faire de la pédagogie sur la question autour de moi pour qu'on avance tous dans le même sens. Si chacun s'y met à son niveau on y arrivera.

17.Posté par sébastien Lefort le 31/03/2014 12:48 | Alerter
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Bonjour Pierre,

Tes arguments sont pertinents, et ce que tu avances est malheureusement une réalité.
Le travail que nous produisons, est un support pour les négociations politiques et permettre aux Ministères de leur montrer que nous sommes une profession qui grandit et commence à se prendre en main.
Ce travail permettra, également des sensibiliser les médias, le CISS, etc..

Sur le plan politique, je ne suis pas le meilleur placé pour décrire et clarifier la situation car c'est un domaine que je ne maîtrise pas assez.
Dans le groupe, certaines personnes ont rencontré l’Élysée récemment (voir l'édito du journal de la SNMKR), d'autres participent à des conférences des doyens, d'autres sont à la HCP. Mais je n'ai que peu de retour pour l'instant sur toutes ces "négociations politiques".

En tout cas merci, de ta reconnaissance pour le travail "technique" et la place que tu m'accordes pour que je puisse m'exprimer sur le site d'actukiné.

16.Posté par Michel GOURGUES le 31/03/2014 11:46 | Alerter
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Eh oui , cher amis , mais pour réussir une réforme acceptable , il faudrait , au moins ,que la profession soit déterminée et unie sur un projet commun .
Qu'elle fasse taire, les divisions, les intêrets particuliers. C'est pas gagné (c'est un vieux kiné , fils de kiné qui le rabâche).
Aprés plusieurs décennies d' inertie ,n'en déplaise ,et 6 ou 7ans de réingénierie quand même ! Il s'en irait temps.
Et jusqu'à présent, quelque soit la coloration politique des gouvernements successifs, ils nous ont mis sous la botte.
Cela ne vous fait rien, à vous ?

15.Posté par Pierre Trudelle le 31/03/2014 11:27 | Alerter
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Bonjour Sébastien,
Les décisions politiques ne sont pas prises en fonction du travail que vous produirez. Même si le travail que vous faîtes est exceptionnel, cela n'est qu'un élément dans les prises de décisions politiques. De plus, toute production émanant de la profession est jugée corporatiste. Il faut le comprendre.

Les décisions politiques sont prises lorsque différents facteurs sont convergents :
- avis de l'académie de Médecine (quel lobby kiné intervient ?)
- avis des conseillers politiques (des PU-PH actuellement. Comment interviennent les kinés hospitaliers? ou quelle image donnons-nous ? Vous êtes allé en stage. Globalement vous pensez que c'est du bac +5 ce qui est fait ?).
- avis économique (quel document macro-économique utilisez-vous pour montrer les coûts d'une telle réforme ? Connaissez-vous les documents du ministère de l'économie sur le sujet ?)
- lobbies divers et variés (groupes d'influence diverses plus ou moins officiels)
- relations politiques (c'est la femme de Kouchner qui a fait passer le message pour la reconnaissance de l'ostéo, c'est la fille, étudiante podologue, d'un ministre qui a fait passer à 3 ans d'étude les podologues)
- avis des députés (avons-nous 100 députés kinés ou 3 ou 4 kinés dans les cabinets ministériels ?)
- impact électoral (combien d'électeurs gagnés ou perdus)
- impact d'opinion (passage au JT de 20 H ?)
- impact des conseillers en prospective politique (qui fixe les grandes lignes des réformes à venir pour les prochaines années. Les médecins sont au commande et les kinés des auxiliaires. C'est à la FSM que l'on demande les développements pertinent pour le master 2.)
- image que les politiciens ont des kinés (cette image descend régulièrement depuis les années 70-80)
- image que les médecins ont des kinés
- image que les professions de santé ont des kinés
- image que les patients et la population ont des kinés
- etc.

14.Posté par Thomas le 31/03/2014 11:09 | Alerter
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Merci Sebastien pour les explications et l'implication dans ce travail.

François, un remaniement, c'est aussi plusieurs mois de délai, des promesses (1+3 pour une licence + 60ECTS) encore moins tenues puisque engageant l'équipe précédente...

13.Posté par Francois GAUME le 31/03/2014 10:57 | Alerter
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Un espoir: un changement de ministres... ;-)

12.Posté par Sébastien LEFORT le 31/03/2014 01:13 | Alerter
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Je vais tenter de clarifier et de rapporter avec justesse le contexte actuel.

Tout d'abord,il y a une différence à faire entre le nombre d'année d'étude à faire pour exercer et une réel volonté politique de nous inclure dans un véritable cursus Licence Master Doctorat comme d'autres pays Européen ont pu le faire : Belgique, Roumanie, Espagne, Portugal, Finlande.
En l'occurrence, le gouvernement actuel n'est pas dans le soucis de nous faire progresser dans un véritable cursus Master, Doctorat en Kinésithérapie.

La table des négociations fut quittée car les Ministres n'ont pas tenus leurs engagements tel que nous fournir les CR des groupes de travaux à temps comme convenu pour que nous puissions les lire avant de se réunir pour les acter. Ou bien de nous balader dans les dates de RDV changées régulièrement au dernier moment. Ou encore l'impossibilité de dialogue, mais uniquement de monologues de leurs parts. Qu'aurions nous du faire? continuer à nous faire enfumer! Faire 4 année d'étude reconnues au grade licence? avec d'hypothétiques Master 2 dont on ne savait même pas leurs tonalités, leurs mentions!
Un mode de sélection flou! Dont le gouvernement nous baladait entre la fin du PCB, une PACER, une PACES.

Les référentiels seront effectivement revus tous les 4 ans et heureusement pour notre profession. Où est le problème?
Dorénavant, contrairement aux précédents où nous avions que très peu de modèles. En 2014 nous avons celui des orthophonistes, des SF. Nous avons aussi un excellent document Belge sur les compétences. En outre, nous faisons le même travail et chemin qu'on fait ces deux corporations pour l'obtention du grade Master. Il faut bien commencer par quelque part, même si dans 4 ans cela sera à revoir. Nous avons donc travaillé et à présenter pour 2014 des Référentiels de 2014 et non de 2004!

L'arrêt des négociations enquiquine le gouvernement, car à part les IDE, IADE et ergothérapeutes toutes les autres professions paramédicales sont au point mort. Du coup, après 2015 la France aura des sanctions financières et comme les kinésithérapeutes n'avancent pas sur ce sujet, ils hésitent à finaliser les travaux avec les autres Professions Paramédicale. Car ils craignent une aggravation des "jalousies" de ces-dernieres (cf.rapport IGAS). IGAS 2013: "La promesse d’une reconnaissance du certificat de capacité d'orthophoniste au niveau master et du diplôme d’État de masseur kinésithérapeute au niveau bac +4, avec la prise en compte de l’année préparatoire a ainsi eu pour effet immédiat de fonder de nouvelles revendications des autres professions, qui ont le sentiment d’avoir été « oubliées » et de n’avoir pas su se faire entendre suffisamment. On ne peut que constater que ces décisions auront nécessairement des conséquences pour la poursuite du processus et compliquent les négociations avec les autres professions, souvent très proches, qui ne comprendront pas un traitement différencié."


Les ostéopathes et chiropracteurs ne leurs posent aucun problème, ceux ne sont pas des professionnels de santé. Cela ne leur coute rien. Pas de remboursement par la sécurité sociale. Ils ne participent pas au financement de leurs formations, donc 3, 4 ou 5 ans peu importe pour eux. Et ils sont contraints à une directive européennes obligeant le nombre d'étude d'ostéopathie à 5 ans.

Pour ma part, je ne suis pas payé par mon syndicat, en libéral donc prenant sur mon temps de travail et non indemnisé pour les différentes réunions, plus tout mon temps personnel sur ce sujet. Mais je vous laisse penser ce que vous voulez, mais souhaite comme vous tous sur ce site niveler par le haut la kinésithérapie.


Pour moi un certain nombre de points pertinents sont abordés dans cette question mais finalement sans réponse dans la réponse!

"Pourtant, le 25 janvier 2013, le Gouvernement a rendu son arbitrage concernant la réforme en kinésithérapie. Il a été annoncé que le diplôme de kinésithérapeute serait désormais reconnu au grade de licence.

Or, cette reconnaissance ne correspond pas au niveau de l'enseignement, ni au niveau de sortie réel des étudiants. En effet, bien qu'attributive de 60 ECTS (« Europeancreditstransfer system »), l'année de préparation aux études n'est pas intégrée dans le parcours de formation professionnelle.

De plus, l'ensemble des trois années de formation correspond en volume horaire à 5,43 années universitaires. Cet arbitrage reste dans le cadre des trois années d'études défini par le décret du 28 mars 1969, alors que la durée de l'enseignement a progressé de 20 % et que les connaissances en kinésithérapie ont largement évolué.

Enfin, d'après la déclaration de Dublin du 15 décembre 2007 qui définit les différents niveaux licence-master-doctorat (LMD), le grade master est attribué à des professionnels capables de proposer des actes en fonction d'une situation et de maîtriser les techniques d'évaluation et de conception de ces actes. Il se demande si ce n'est pas là la définition même d'une séance de kinésithérapie, reconnue par le décret n° 2000-577 du 27 juin 2000 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute.

Alors même que la licence forme des professionnels appliquant simplement des techniques, les masseurs-kinésithérapeutes choisissent eux librement leurs actes et leurs techniques après un diagnostic kinésithérapique.

Il lui demande de clarifier sa position sur la formation des masseurs-kinésithérapeutes et de préciser les mesures prévues dans l'objectif d'améliorer leur statut au regard de l'harmonisation européenne des formations. "

11.Posté par Stephane martine le 30/03/2014 23:30 | Alerter
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Merci pierre pour ces infos

10.Posté par Stephane martine le 30/03/2014 23:29 | Alerter
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Quand on lit les forums et pages Facebook le CNO n'a pas bonne presse et ses actions de communication passées ont été un échec voire un sujet de blagues. Les propositions du CNO seront donc probablement moquées et dénigrées. C'est dommage.
À l'opposé du CNO les syndicats se tirent le maillot et même un syndicat minoritaire portant le nom d'un souffle climatique veut tout simplement faire exploser le CNO!
En conclusion et un peu révolté de la situation je crois que la kinésithérapie française est la reine du moonwalk : on a vraiment l'impression d'avancer mais toute l'action est produite pour reculer.
En effet les ostéos "spécialistes de la douleur" grandissent malgré leur nombre exponentiel, les chiroprateurs idem, les sages femmes comme "un seul homme" sont visiblement en colère et cela se sait dans la presse nationale (ce que jamais nous n'avons pu faire, nous, les 70000 MK).
Nous sommes coincés entre un futur statut potentiel de MKO (car vraiment les ni-ni ils ne les aiment pas) et les thérapeutes manuels (TMO, ThM, TMNO, et quoi d'autre) qui aiment le dos (enfin une vraie campagne dont Mac lesggy parle).
Je suis volontairement ironique car je pense suivre la profession mais je m'y perd et je ne suis pas le seul.
Bonne soirée.
Confraternellement.

9.Posté par Rémi le 30/03/2014 22:16 | Alerter
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Les sages femmes se sont vues valoriser en tant que praticiens hospitaliers, les orthophonistes sont passées en master, les ostéopathes se font évaluer leurs études ce qui a pour but de les valoriser, les infirmières libérales vont servir de relai entre médecins et paramédicaux (projet en cours) avec à la clef un droit potentiel de prescription, les pharmaciens devraient avoir le droit de renouveler des prescriptions sur des traitements de long terme... Bref heureusement que notre lettre clef a augmenté :)

Espérons que nos élues de l'ordre et des syndicats stimulent efficacement et rapidement le ministère pour qu'enfin le comble d'une kinésithérapie française paralysée ne soit plus qu'un mauvais souvenir!

8.Posté par Sébastien Lefort le 30/03/2014 17:32 | Alerter
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Pierre,

Le parcours LMD est une obligation européenne, le problème n'est pas là.
En Wallonie ils vont passė à 5 ans.
Si nous baissons les bras maintenant, c'est répartis pour 20 ans. Chacun voit midi à sa porte. Depuis 2004, les règles du jeux ont changé.

7.Posté par Pierre Trudelle le 30/03/2014 13:37 | Alerter
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En Belgique, la formation est un master de 4 ans (240ECTS) en Wallonie et un master de 5 ans (300 ECTS) en Flandres. La moyenne des études pour exercer en Europe est à 3,5 ans (210ECTS). C'est la réalité factuelle.

Les Australiens qui produisent le plus de contenu scientifique compte-tenu de leur nombre (ils sont 4 fois moins nombreux que les kinés français à exercer) ont 4 ans d'étude ou 2 ans (dans le format accéléré) pour accéder au degré d'exercice. Ce qui compte ensuite c'est le parcours de sortie en M et D...et les compétences visées à ce niveau d'exercice...

La Ministre répond simplement, nous vous avons proposé 1+3 (=240ECTS), vous avez quitté la table des négociation. C'est votre problème.

Les chiros viennent de voir publier leur nombre d'heures de cours au JO, les ostéos vont aussi avoir leurs études stabilisées cette année.
Cela arrange pas mal de monde que les kinés sortent des négociations.

Quand au travail réalisé en extérieur par soit disant l'ensemble de la profession, ce sera un document de plus de référentiel kiné. Ce travail ne rime à rien si nous entrons à l'Université. Les programmes universitaires sont recyclés tous les 4 ans.
Depuis 2004, au moins 4 documents ont été produits par les kinés pour les études. Est-ce que cela va durer encore longtemps ?

Chaque jour qui passe nous éloigne de l'Université et de tout développement de parcours LMD, qui est l'enjeu de fond; le reste n'est que du théâtre réalisé par des acteurs qui n'ont le plus souvent aucune position universitaire.

6.Posté par Sébastien Lefort le 30/03/2014 12:58 | Alerter
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C'est étonnant que dans la réponse il n y est pas la belgique? Les recommandations de la politique de la WCPT? Sur la recherche? De vrai parcours LMD comme en Espagne, Roumanie....? Et sur le plan international comme au Québec, Australie, USA, Éthiopie.....
Toujours l'art dans la réponse des politiques de tronquer volontairement la rèalitè!
De plus sur les sois disant échanges, certes il y en a mais en ce moment ils sont un peu limitès!
Attendons, le projet commun de l'ensemble des syndicats et la suite des nègociations, d'autant plus après les èlections.....annoncèes comme catatosphrique pour les politiques en place à tête du pays et celle des européennes.

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