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Technologie

Evaluation des asymétries positionnelles lombo-sacrales

Rédigé par le Lundi 17 Avril 2017

Article originellement paru en 2010



Evaluation des asymétries positionnelles lombo-sacrales
Le but de cette revue est de mettre à jour la fiabilité de l’examen manuel des asymétries positionnelles de la région lombale et du pelvis. 23 articles ont été identifiés, 10 ont été retenus pour leur qualité. Pour ces 10 articles, la concordance globale des examens entre opérateurs pour l’évaluation des repères osseux était légèrement au-dessus d’une concordance dûe uniquement au hasard, exception faite du repère de la malléole médiale qui présente une fair (acceptable, passable) reliability.

La concordance en inter-examinateurs était globalement moindre qu’en intra-opérateur, ce qui ne semble pas paradoxal.

Cumuls des coefficients de Kappa en inter-/intra-opérateurs en fonction des repères
 
  • EIAS : 0.128 / 0.414
  • EIPS : 0.092 / 0.371
  • Evaluation ventro-dorsale de l’angle inféro-latéral du sacrum : 0.025 / 0.122
  • Evaluation crânio-caudale de l’angle inféro-latéral du sacrum : 0.028 / 0.125
  • Sillon sacré : 0.050 / 0.261
  • Malléole médiale : 0.245 / 0.536
  • Processus transverses de L1 à L5 : 0.179 / N/A
Les auteurs, enseignants ostéopathes texans, imputent cette absence de fiabilité à une technique différente, la fatigue de l’examinateur, un mouvement du patient, une absence d’asymétries détectables.

Cette absence de fiabilité ne permet pas d’utiliser ces repères positionnels à des fins cliniques.

Bradley Alan Stovall, Shrawan Kumar. Anatomical Landmark Asymmetry Assessment in the Lumbar Spine and Pelvis: A Review of Reliability. PM& R. Volume 2, Issue 1, Pages 48-56, (January 2010)

Article disponible provisoirement en ligne.

Pour tout savoir ou presque sur le coefficient KAPPA de Cohen...

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1.Posté par Fred S le 11/03/2010 23:01 | Alerter
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Une confirmation de plus. Y a 15 ans mes profs me le disait déjà

2.Posté par Jean-Louis Estrade le 12/03/2010 07:00 | Alerter
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Est-ce une chance de vivre sur des certitudes ? Il y a 30 ans Gérard Pierron m'a inoculé le virus du doute : je ne m'en suis pas encore remis.

3.Posté par Fred S le 15/03/2010 10:04 | Alerter
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Vivre de certitudes c'est pour ceux qui souhaitent remettre en question leurs pratiques la mort assurée. Ca peut être aussi pour certains patients le sentiment d'un manque de compétences de son praticien si ce dernier ne peut pas lui asséner des affirmations et pour d'autre la preuve d'une remise en question et d'une ouverture d'esprit...Peut être faut-il adapter le virus du doute en fonction de son interlocuteur.
Par ailleurs quand plusieurs études vont dans le même sens peut être faut-il essayer de s'en faire un point d'ancrage dans ses pratiques et ne pas attendre qu'une énième étude vienne démontrer le contraire

4.Posté par Jean-Yves Garnier le 16/03/2010 12:58 | Alerter
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Je doute donc j'essuie.
Merci Gérard Pierron de nous avoir donné de super ressort.

5.Posté par CHRISTOPHE CADOT-BURILLET le 18/04/2017 18:04 | Alerter
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le doute est une evidence servant de base à ma pratique, que cela doit être dur d'enseigner autre chose...

6.Posté par Romain Lambert le 30/04/2017 18:23 | Alerter
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Quel est l'utilité de ces techniques à une époque où un shift de paradigme s'est fait; faisant passer le modèle biomécanique vers un modèle neurophysiologique ? (voir The fall of the postural–structural–biomechanical model in manual and physical therapies: Exemplified by lower back pain de E. Lederman)
A partir du moment où nos techniques ne permettent pas de "remettre un bassin en place" (quelle fausse croyance...) et où la symptomatologie du patient prime sur la biomécanique (voir les articles de Greg Lehman et autres pointures au sujet "perfect posture doesn't exist") il n'y plus aucun sens à vouloir évaluer ce genre de paramètre.
Il y a des gens qui ont des asymétriques positionnelles; et pas des moindres parfois..; et qui pourtant se portent très bien dans leur vie; sont sportifs de haut niveau et n'ont jamais aucune douleur et il y a des gens qui ont des douleurs sans aucune asymétrie positionnelle, sont en arrêt de travail et ont une qualité de vie très altérée. Vous allez traiter lesquels ?
Il n'existe aucun lien entre défaut de posture et symptomatologie !!! Arrêtons de vouloir à tout prix évaluer des choses quand cela n'a aucun intérêt pour notre pratique.

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