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Oncologie

Exercice physique à la suite d'un cancer

Rédigé par JCE VD le Mercredi 12 Janvier 2011

Le cancer reste une maladie particulière. Une maladie qui modifie en profondeur le rapport à soi, aux autres, au monde. Mais ce n’est pas le propos aujourd’hui.
Une autre fois peut être.



DR actukine.com
DR actukine.com
Une notion récente et citée dans le texte proposé consiste à considérer désormais le cancer comme une maladie chronique. Les traitements conduisent à davantage de survie. Vous remarquerez l’emploi du terme de « survivors » pour designer les personnes atteintes de cancer et qui ne décèdent pas. Les anglais ne s’embarrassent pas d’euphémismes.
La question posée aujourd’hui est de savoir quel est le niveau d’activité physique, la marche, qui semble être le plus adaptée pour cette population ;
La réponse est donnée à l’issue d’une revue systématique.
Avant d’aller à la conclusion prenez le temps de lire la méthode de travail.
Regardez les critères retenus, la méthode de lecture, l’extraction des données et leur traitement.
Les limites de cette revue systématique méritent de l’attention. Les faibles effectifs (classique), la faible durée d’étude (faute de moyens ?), la restriction au cancer du sein réduisent la portée des résultats. Un biais de langage est aussi relevé : seules les études en langue anglaise ont été retenues.
Si l’auteur omet de pondérer ses résultats par rapport à sa méthode de travail, son design et ses biais (identifiés ou pas) c’est à vous lecteur qu’il revient de faire ce travail et de ne pas prendre pour argent comptant les résultats de quelques nature que ce soit.

Fixer un objectif telle est la conclusion, par exemple un nombre de pas quotidien.
Une conclusion qui nous renvoie vers l’éducation thérapeutique.

Physical activity interventions to improve daily walking activity in cancer survivors.
Knols et al. BMC Cancer 2010, 10:406


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1.Posté par thomas le 12/01/2011 18:51 | Alerter
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je vais poser une question bête, mais mieux vaut ça que la garder...
le biais de langage de l'étude sur la sélection d'articles de langue anglaise est-il vraiment grave?

et une réflexion dans le cadre de la réingéniérie:
si ce biais est grave, le "biais de langage" entre la pratique des MK français vs l'actualité scientifique physiothérapique internationale doit-être énorme...

2.Posté par JCE VD le 25/01/2011 15:42 | Alerter
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JCEVD
Le biais de langage relevé par les auteurs signifie peut être qu'ils ont lu dans d'autres langues des textes qu'ils n'ont pas pu retenir et citer malgré la pertinence. Parce que les règles de publication sont ainsi faites. L'anglais est certes la langue la plus parlée, ou plutôt celle la plus partagée dans le monde, mais ce n'est pas la seule raison de l'avoir choisie pour écrire et diffuser la science.
A votre avis pourquoi ?
Un indice: la langue de la diplomatie est le français.
Un autre indice : la guerre de 1870 aurait pour point de départ une erreur de traduction.

Un biais énorme en effet, et pas qu'en physiothérapie...

Quant à la question bête, ça reste une question, ne pas s'en poser et prendre le risque de le devenir.

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