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Domaines Spécifiques

Gymnastique hypopressive : pas de preuve donc … ?

Rédigé par le Jeudi 2 Novembre 2017

Mise à jour du 2 Novembre 2017



© bryanjhall - Fotolia
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Encore crevé après avoir lu la note de jeudi sur la « bonne » posture ? Vite, un petit coup de pompe à vélo et ça repart ! Si vous mélangez la GHP (gymnastique hypopressive) avec une drogue aux propriétés amnésiantes (vous avez oublié votre français et les résultats des études sur l’efficacité de la dernière technique à la mode) ou encore avec les bazars d’antan, cette note est peut-être faite pour vous !

La gymnastique hypopressive est une invention de Marcel Caufriez (il est plus exactement le créateur du concept hypopressif. Cette technique/méthode/concept est actuellement enseignée dans plusieurs pays, compte plus d’un millier de personnes formées et dispose d’un éclairage médiatique assez important (faites un tour sur internet !). Il n’est pas si évident de comprendre à quoi elle sert et quels en sont les principes physiologiques de fonctionnement. Il semble (mais les spécialistes sont invités à corriger) qu’il s’agisse d’une méthode gymnique qui permette de renforcer la sangle abdominale et le périnée en « contrôlant » la pression intra-abdominale (moins de pression qu’avec d’autres types d’exercices). Techniquement, elle se base sur une utilisation des inspirateurs accessoires et du transverse de l’abdomen en apnée expiratoire pour créer une activité réflexe faisant baisser la tension dans la cavité abdominale…


Bon pour la théorie nous aurions tous à gagner à avoir des spécialistes qui viennent nous expliquer ces notions avec des références à l’appui (dans quelle mesure la contraction du transverse de l’abdomen n’engendre pas une hausse de la pression intra-abdominale par exemple (1)). Par contre pour ce qui est de son efficacité sur le plancher pelvien (prévention/traitement), il y a les essais cliniques, ouf ! Des auteurs les ont passé en revue (2).


Il n'y a pas (encore) d’étude publiée concernant les effets de la GHP sur la prévention ou le traitement de l’incontinence urinaire à l’effort chez la femme (3). Une étude expérimentale n’a pas retrouvé d’effet de l’ajout de GHP à des contractions des muscles du plancher pelvien (CMP) sur l’activation, la contraction maximale et l’endurance des muscles du plancher pelvien (4). Un essai contrôlé randomisé incluant 58 femmes ayant un prolapsus pelvien de stade II n’a pas montré d’effet de l’ajout de GHP à un programme de CMP sur 12 semaines (5).


Conclusion simplifiée : « La GHP, c’est pas que c’est bien ni que c’est pas bien, c’est qu’en l’absence de preuves que cela amène quelque chose de plus/positif à ce qu’on fait déjà, on ne peut pas le recommander à des gens ».


PS : Merci à Jérôme RIERA pour nous avoir fait suivre ce papier !

Références

(1) Bo K, Sherburn M, Allen T. Transabdominal ultrasound measurement of pelvic floor muscle activity when activated directly or via a transversus abdominis muscle contraction. Neurourol Urodyn 2003;22:582–8.

(2) Saúl Martín-Rodríguez, Kari Bø. Is abdominal hypopressive technique effective in the prevention and treatment of pelvic floor dysfunction? Marketing or evidence from high-quality clinical trials? British Journal of Sports Medicine, September 2017. Doi 10.1136/bjsports-2017-098046.

(3) Bo K, Herbert RD. There is not yet strong evidence that exercise regimens other than pelvic floor muscle training can reduce stress urinary incontinence in women: a systematic review. J Physiother 2013;59:159–68.

(4) Resende AP, Stüpp L, Bernardes BT, et al. Can hypopressive exercises provide additional benefits to pelvic floor muscle training in women with pelvic organ prolapse? Neurourol Urodyn 2012;31:121–5.

(5) Bernardes BT, Resende AP, Stüpp L, et al. Efficacy of pelvic floor muscle training and hypopressive xercises for treating pelvic organ prolapse in women: randomized controlled trial. Sao Paulo Med J 2012;130:5–9.

La réponse de Marcel Caufriez, en date du 1° novembre, publiée à sa demande

Ces dernières semaines, divers articles ou commentaires révélés par Internet à propos de la Méthode Hypopressive (et de la Gymnastique Hypopressive) ainsi que de son créateur, Marcel Caufriez, sont soit des informations fausses ou des analyses non éclairées par une connaissance approfondie et scientifique des fondements et des résultats cliniques relatifs à l ́application de cette méthode.
Marcel Caufriez n ́est ni français, ni espagnol comme l ́affirme certains commentaires, mais belge, (et fier de l ́être), européen convaincu. Il n ́est pas mort (pas encore), vit en Espagne, sur l ́île de Mallorca, où il dirige un laboratoire de recherche en Ecophysiologie.
Marcel Caufriez est Docteur en Sciences de la Motricité et Réadaptation, titulaire de deux thèses de doctorat, dont une sur l ́hypopressif. Agé actuellement de 67 ans, professeur agrégé, il a été enseignant dans diverses institutions universitaires, dont l ́Université Libre de Bruxelles, l ́Université Gimbernat de Barcelone, l ́Université de Toledo, la Haute Ecole Paul Henri Spaak, la Haute Ecole Charleroi Europe... Actuellement, outre son activité de chercheur, il se consacre à la diffusion de son concept thérapeutique (Caufriez Concept), basé sur des algorithmes relatifs aux syndromes ou symptômes développés par le patient et sur son environnement. Cette diffusion, internationale, réservées aux professionnels de la santé, s ́effectue sous formes de cours, conférences ou communications lors de congrès. Ainsi le dr Marcel Caufriez est professeur-invité dans de très nombreuses universités ou structures d ́enseignement de haut niveau, dans de nombreux pays, principalement en Europe et en Amérique du Sud, en outre il assure la direction d ́un master intitulé « Caufriez Concept » à l ́Université de Barcelone, promue meilleure Université espagnole dans la classification de Shanghai.

Clinicien expérimenté dans le domaine des dysfonctions somatiques et neurovégétatives chez les femmes, il a exercé pendant plus de 20 ans sa spécialisation dans le département d ́Urologie de l ́Hôpital Universitaire Erasme à Bruxelles (Pr C.C. Schulman) et plus de 3 ans dans le département de Gynécologie-Obstétrique de l ́Hôpital Universitaire St Pierre à Bruxelles (Pr Hubinon).
Le concept Thérapeutique du Dr Caufriez, représente un modèle de l ́abordage thérapeutique de dysfonctions somatiques, neurovégétatives et émotionnelles chez la femme. Il inclut diverses méthodes : la Neuromyostatique Viscérale Uro-Gynécologique, la Méthode Hypopressive, le Peripartum, la Physiosexologie.
La Méthode Hypopressive comporte toujours dans son application thérapeutique, l ́association de techniques hypopressives, de techniques de Thérapie Manuelle et Instrumentale, ainsi que des techniques Ecophysiologiques.
Les
Techniques Hypopressives sont répertoriées en trois groupes : les exercices de Gymnastique hypopressive, les techniques d ́Aspiration Diaphragmatique, les Techniques de Transfert Tensionnel. La dénomination « Hypopressif » vient du fait que ces exercices, contrairement à la majorité des exercices physiques, n ́augmentent pas la pression abdominale. Les exercices de Gymnastique Hypopressive sont regroupés en divers programmes, classifiés en fonction de l ́intensité des exercices et des réponses thérapeutiques souhaitées.
Un exercice de gymnastique hypopressive est en réalité une succession séquentielle de postures formant un mouvement complet. Ces postures sont appelées « étapes posturales »: il y a actuellement plus de 800 étapes posturales hypopressives.
Créés début des années 80 par le Dr Marcel Caufriez, les exercices de gymnastique hypopressive ont recueillis dès le départ un succès important auprès des kinésithérapeutes spécialisés dans le post-partum, le premier programme, proposant une gymnastique restaurant le schéma corporel des femmes ayant accouché, les exercices proposés n ́augmentant pas la pression abdominale offrait ainsi une garantie sur le devenir de la position des organes pelviens.

Les observations ultérieures ont démontrés que l ́application des exercices de gymnastique hypopressive, avaient un impact statistiquement significatif sur certains symptômes du syndrome de Déficience Posturale, sur le tonus postural du périnée et de la sangle abdominale chez la femme et sur le symptôme d ́ I.U.E.. En outre, les techniques d ́Aspiration Diaphragmatique, combinées avec des techniques écophysiologiques augmentent considérablement le flux vasculaire, augmentant ainsi la PO2 au niveau des Membres inférieurs et du petit bassin. Dans certaines conditions d ́application, ces techniques modifient les paramètres sanguins
d ́oxygénation avec une augmentation significative de l ́Hb au niveau des GR et une augmentation significative de l ́hématocrite.
Contrairement à ce qu ́affirment certains auteurs, il existe plus de 200 études sur les hypopressifs, publiées soit sous la forme d ́articles dans des revues scientifiques, de thèses de doctorat, de publications dans des abstracts de congrès spécialisés.

Aucune de ces publications n ́est écrite dans la langue de Shakespeare et aucune n ́apparaissent dans des revues à impact 1A, ce qui fait dire à certains que cela n ́a aucune valeur scientifique et que c ́est considéré comme du charlatanisme.
Ce qui signifie que la grande majorité des techniques proposées dans les divers domaines de la kinésithérapie ne sont pas valables et que les Kinés sont totalement désarmés devant les plaintes des patients qui leur sont adressés. En ce qui concerne les techniques hypopressives, les articles sont écrits dans la langue de Molière ou la langue de Cervantes.

Ces dix dernières années, les « Hypopressifs » ont été victimes de leurs succès : des personnes, principalement issues du monde de l ́Education Physique et du Fitness, plus animées par l ́appât du gain que par une application correcte et thérapeutique des exercices hypopressifs ont développés un marketing agressif pour « vendre » des programmes de gymnastique qui n ́ont « d ́hypopressifs » que le nom, pâle copie de postures issues des ouvrages du Dr Marcel Caufriez. Ainsi, on peut consulter su le réseau « You Tube » des vidéos de soi-disant exercices hypopressifs oú l ́on voit très souvent le sujet placé dans une posture particulière « ouvrant le grill costal inférieur », ce qui laisse à penser que cette « fausse inspiration » résume à elle seule un exercice hypopressif. En réalité, la majorité des exercices présentés sur you Tube sont faux et ne reflète pas l ́exécution exacte d ́un exercice de gymnastique hypopressive. Celle-ci est avant tout une gymnastique posturale, chaque exercice représentant un mouvement d ́étapes posturales, exécutée en respiration dirigée (2 temps d ́inspire et 4 temps d ́expire); il n ́y a pas d ́ouverture du gril costal inférieur mais une abduction des omoplates (contraction du Serratus Anterior); si l ́état physique du patient le permet, les exercices peuvent être réalisés en apnée expiratoire; celle-ci potentialise les effets thérapeutiques des postures.
L ́Aspiration Diaphragmatique représente un ensemble de techniques passives, actives ou mixtes, comprenant des techniques de thérapie manuelle et l ́utilisation de matériel comme une table d ́inversion et l ́oxygène pur. Dans le cadre de ces techniques, on demande au patient une ouverture du gril costal inférieur, provoquant une chute importante de la pression abdominale et un effet vasculaire au niveau des membres inférieurs; malheureusement la plupart de ces techniques relâchent les muscles de la Sangle Abdominale et le périnée. Il faut donc faire un choix judicieux des techniques hypopressives utilisées en fonction du patient et des objectifs à atteindre.

quelques publications :

Caufriez M., « Les techniques relatives à l ́Aspiration Diaphragmatique diminuent le gradient de pression intra-cavitaire de l ́enceinte manométrique abdominale et augmentent l ́activité tonique des muscles du plancher pelvien chez le femme », Thèse annexe de Doctorat, Université Libre de Bruxelles, 1991
Caufriez M., Fernandez J.C., « Comparación de las variaciones de presión abdominal durante la realización de 4 ejercicios abdominales hipopresivos », Revista Iberoamericana de fisioterapia y kinesiologia, 2017; 10 (1) : 12-23
Caufriez M., Snoeck T, Bodar O., « Etude de l ́incidence de l ́appareil manducateur sur les variations de pression abdominale au cours d ́effort abdominaux de type hyperpressif et de type hypopressif », Abstract réunion annuelle de la S.B.M.S.S., 2000
Caufriez M., Fernandez J.C., « Comparación de las variaciones de presión abdominal en medio acuático y aéreo durante la realización de cuatro ejercicios abdominales hipopresivos », Revista Iberoamericana de fisioterapia y kinesiologia, 2007; 10(1) : 12-23
Caufriez M., Governo A, Rondeux C., « , Influence des techniques hypopressives sur le retour veineux des Membres Inférieurs; A.I.R.U.G. Acta, 1991
Snoeck T., Philipot A., Caufriez M., Balestra C., «Influence de l ́Aspiration Diaphragmatique associée à une apnée expiratoire sur la circulation de retour veineux fémoral : étude par écho Doppler », Kinésithérapie Scientifique, 2009; 502 : 27-30
Caufriez M., Fernandez J.C., Fanzel R., Snoeck T., « Efectos de un programa de entrenamiento estructurado de Gimnasia Abdominal Hipopresiva sobre la estática vertebral, cervical y dorsolumbar », Fisioterapia, 2006 Julio-Agosto; 28(4) : 205-216
Caufriez M., « Contribution à l ́étude des mécanismes en cause dans l ́Incontinence Urinaire à l ́effort, chez la femme », Thèse de doctorat, Université Libre de Bruxelles, 1991

Navarro Brazález B., Torres Lacomba M., Arranz Martín B., Sánchez Méndez O., « Respuesta muscular durante un ejercicio hipopresivo tras tratamiento de fisioterapia pelviperineal : valoración con ecografía transabdominal », Fisioterapia, abril 2017, 1-8.
Le Dr Marcel Caufriez sera présent au congrès « 8ième rencontre à deux mains » organisé par Chantal Fabre-Clergue, les 14 et 15 septembre 2018. Il communiquera sur le thème : »Méthode Hypopressive originale : evidence based medicine ». Un atelier pratique serra organisé avec pratique de l ́echographie au cours d ́un exercice hypopressif.

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25.Posté par Dominique le 10/11/2017 22:12 | Alerter
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Fabuleux droit de réponse !
A la troisième personne comme Alain Delon, auto proclamé scientifique (non pas Delon), activités extra-ordinaires, diffuseur du bien planétaire...
Fabuleux !
A archiver pour les cours sur les pseudo sciences.

Heureusement que les hypopressifs ont les sphincters solides, sinon t'imagine ...

24.Posté par Pierre FABRE le 26/10/2017 17:41 | Alerter
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Et merde, une heure à essayer d'exposer des arguments et une déconnexion fatale... Si si...

Bon, de toute manière... Ça me fait plaisir que á passionne, mais je n'ai pas trop de temps.

Les hypopressifs provoquent une ascension des viscères (penser aussi aux nombreux ligaments faisant leur vie par là, et voir les vidéos mentionnées) et une diminution de la pression (penser à s'acheter une sonde et faire joujou). Non, la diminution de pression visée n'est pas chronique. C'est pas le but. Le but, ce serait d'activer de manière involontaire une musculature profonde, en position "corrigée" (ascension viscérale et diminution de circonférence abdominale). Pas du tout de renforcer.

La manoeuvre peut se faire debout ou couché, en déclive, 4 pattes, en équilibre sur un pied.

Ça, c'est spéciale dédicace (prenez deux minutes en fin de journée, ça vaut le coup) : https://www.youtube.com/watch?v=YxI-f8B4vXA

Les sphincters relâchés en expire ? Aïe... Peut-être durant certaines manoeuvres très spéciales (stimulation parasympathique). En général, ça marche avec le périnée tout ça. Celui-là et tant d'autres : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17304528
D'ailleurs, j'ai pu discuter avec M. Abdominal Pressure une paire de fois (Hodges) et... Bon, pas passionné par les hypos (car il ne le voit pas "physiologique" l'exercice, ce qui est marrant pour un type qui demande des contractions isolées en position couchée des multifides ou du transverse), mais pas non plus outré par des histoires de physique.

La toux, l'éternuement, parler fort, chanter, siffler, gonfler un ballon, jouer de la trompette ou du biniou... De l'expire qui demande forcément du mantien sphinctérien... Et périnéal.

Je ne comprends pas ce qui s'expose dans l'exemple de la défécation...

Allez, sortez les sondes à pression, les "raisonnances" et... Peace and love de manière continente.

23.Posté par Bernard DELALANDE le 26/10/2017 16:07 | Alerter
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somasimple
Il est toujours difficile d'appréhender certains concepts qui nous semblent simples.
Il n'est pas possible de s'affranchir du fluide puisque nous sommes plongés dedans et que la pression s'exerce de façon omnidirectionnelle.
Les viscères vont suivre le mouvement en restant soumis à la constance de cette pression.

22.Posté par CHRISTOPHE CADOT-BURILLET le 26/10/2017 15:01 | Alerter
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je dois être un brin bouché, car je ne comprends rien à vos arguments :
qui a dit que les dites manœuvres se faisaient en position orthostatique (pas moi, en tout cas qui les propose toujours en déclive), si le centre phrénique se cranialise, et que la modeste cohésion péritonéale fait le reste, j'imagine assez bien dans mes rêves les plus fous, les viscères au moins sous diaphragmatiques suivre le mouvement... sans qu'on tienne compte si le corps est plongé dans un fluide quel qu'il soit.( en plein air, au niveau de la mer, en altitude ou sous l'eau)

21.Posté par Bernard DELALANDE le 26/10/2017 14:53 | Alerter
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somasimple
La rondeur de mon abdomen penche pour la deuxième hypothèse.

20.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 26/10/2017 13:31 | Alerter
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Les deux feuillets du péritoine ne sont pas capables d'assurer une cohésion et une suspension par effet de tension de surface, comme le liquide synovial le fait pour assurer la cohésion d'une articulation ? Il faut imaginer que les viscères s'effondrent au fond du sac péritonéal comme des nouilles trop cuites au fond d'un sac poubelle ?

19.Posté par Bernard DELALANDE le 26/10/2017 12:14 | Alerter
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somasimple
Bonjour,
Etes-vous en train de dire qu'il est possible de s'affranchir les viscères de la pesanteur (tout en augmentant la pression intra-abdominale) par ce genre de manœuvre ?

18.Posté par CHRISTOPHE CADOT-BURILLET le 26/10/2017 11:50 | Alerter
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et si cette gym non physiologique ne permettait qu'une mobilisation craniale des viscères, sans se prendre la tête avec des variations de pression, n'en serait-elle pas fréquentable?

17.Posté par Bernard DELALANDE le 26/10/2017 11:27 | Alerter
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somasimple
Bien sur, et tu dis encore n'importe quoi, comme d'hab !

"Le patient peut y résister grâce au mécanisme viscoélastique de la compliance rectale faisant suite à la
contraction volontaire du SAE. Rappelons que cette contraction ne peut perdurer plus de 40 secondes. On
comprend que si ces refus conscients ou inconscients se répètent, on aboutisse à un encombrement rectal par le
jeu des pontes sigmoïdiennes successives et que la sensibilité rectale consciente élevant peu à peu son seuil
finisse par être largement émoussée.
Si au contraire le patient obéit à la sollicitation, l’épissure centrale sphinctérienne faisant office de
soupape de sécurité cédera à la mise en tension de la paroi abdominale et de l’augmentation de la pression. La
tension du releveur plaque alors le bol fécal contre l’anus, le SAE se relâche pour livrer passage au produit de
l’exonération.
L’écoulement des matières est assuré par la pression mais aussi par l’ouverture de l’axe recto-anal,
grâce à la relaxation du puborectal, du pubococcygien et du bulbocaverneux et bien entendu du SAE
Soulignons l’importance de l’équilibre et du réglage de la tension musculaire de la sangle des releveurs.
Ou la tension est trop forte et la soupape ne s’ouvre pas, ou la tension est trop lâche et l’axe d’évacuation est
dispersé en plusieurs petits axes qui ne passent plus par le canal anal, phénomène dit de « ballonnisation ». La
propulsion des matières est assurée par une augmentation de la pression intra-abdominale ( contraction des
abdominaux et du diaphragme respiratoire à glotte fermée) associée à une activité contractile des muscles de la
paroi rectale. Cette propulsion est facilitée par une diminution de la résistance àl’écoulement des matières
(ouverture de l’angle recto-anal et du canal anal par relaxation du Pubo-rectal, du pubo-coccygien du bulbocaverneux
et du sphincter anal externe )."

16.Posté par Seb BUCHAILLOT le 26/10/2017 09:42 | Alerter
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oui comme les exercices soit disant hypopressif...

15.Posté par Bernard DELALANDE le 26/10/2017 08:23 | Alerter
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somasimple
Tiens, il y avait longtemps...
La toux est une toute autre situation.

14.Posté par Seb BUCHAILLOT le 26/10/2017 08:13 | Alerter
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Bernard tes sphincters se relâchent quand tu expires? Je voudrais par être à ta place et celle de tes proches quand tu as un rhume... ;-)

13.Posté par Bernard DELALANDE le 26/10/2017 07:58 | Alerter
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somasimple

12.Posté par Bernard DELALANDE le 26/10/2017 07:33 | Alerter
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somasimple
Bonjour Monsieur Pierre FABRE,

L'argument homophobe est parfaitement indigne et sans aucune preuve scientifique.

J'ai aussi une formation uro-gyneco... Et vous avez vous même affirmé que le concept était mal formulé et nous attendons une SEULE référence montrant une diminution de pression autre que transitoire (qqs ms) avec cette formidable méthode qui s'exporte au soleil.
Si le but de la manœuvre est de renforcer le périnée alors il vous faut inspirer car l'expiration relâche de façon parfaitement réflexe vos sphincters pour une meilleure défécation.
Quand à l'argument d'autorité concernant mes collègues, vous-done-t-il une quelconque preuve scientifique ?

11.Posté par Pierre FABRE le 25/10/2017 23:05 | Alerter
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Fréquentant les salles de sports de combat les plus obscures depuis 25 ans, je relève le défi et je choisis l'arme : la sonde intra-rectale (j'ai vu du self-defense contre tout un tas d'ustensiles propices à l'agression, mais pas encore cela).

Je continuerai donc à observer ces appareils qui me montrent des augmentations et des baisses de pression, en me disant que quelque part dans le monde, une personne, niant les observations de générations d'urogynés et de confrères (entre autres), m'affirme que tout cela est fortuit (rem: l'abdomen, c'est aussi en partie une paroi rigide, et le ventre se creuse par répartition de la masse viscérale dans un espace plus ample).

On aurait pu parler du doppler aussi, mais bon, on a autre chose à faire aussi.

Allez, pas de pression !

PS : le Krav-maga, c'est pour les tafioles (double emoticon à roulettes)

10.Posté par Bernard DELALANDE le 25/10/2017 19:58 | Alerter
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somasimple
Bonjour,
La pression varie, tout le temps, mais c'est le concept d'hypopression qui est mis en avant par les auteurs alors que de simples exemples scientifiques montrent le contraire. De plus l'abdomen contient ,des gaz compressibles qui complique l'explication hypopressive...

9.Posté par CHRISTOPHE CADOT-BURILLET le 25/10/2017 18:35 | Alerter
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pourquoi nier que la pression abdo puisse varier ?

8.Posté par Bernard DELALANDE le 25/10/2017 17:00 | Alerter
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somasimple
Pas de menace car pratiquant le Krav Maga, je te le déconseille.
La paroi abdominale est en contact permanent et soumise à la PA (pression atmosphérique). Donc même en augmentant le volume, le ventre se creuse car il est creuse par équilibration de pression... Ah la science avec des explications courtes qui tiennent la route.

7.Posté par Pierre FABRE le 25/10/2017 15:28 | Alerter
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Bernard, si tu continues, tu vas finir avec une sonde dans le rectum ! Je me souviens bien des cours de physique de collège et des expériences avec ballon.

On augmente le volume abdominal en hypopressif (essaie de voir la vidéo de Bernadette DeGasquet, très jolie). Le diaphragme monte (et beaucoup. Pour ma pàrt, ascension de 6-8cm des reins, par exemple).

On n'"utilise" pas le diaphragme, on le relâche et on le laisse être "aspiré" par toutes les structures thoraciques internes (tu sais qu'il y a des forces centripètes qui s'exercent sur ce muscle - voir dissections).

Maintenant, reprend ta technique (et essaie de la pratiquer, ça donne parfois des informations utiles, l'expérience) : tu expires (pression positive, oui). Tu n'as plus d'air, à part le volume résiduel. Tu fermes glotte, etc. Tu augmentes le volume thoracique, sans laisser rentrer l'air (par action des ECOM, scalènes, dentelé antérieur, et tout ce qui peut contribuer à la manoeuvre). Si on augmente le volume, et qu'on ne laisse pas rentrer l'air ? Qu'est-ce qui se passe ? Je te laisse conclure au niveau pression thoracique.
Au niveau diaphragme, donc, ça monte, ce qui augmente le volume abdominal par le haut, et pas mal. Les viscères profitent du gain d'espace et on voit un ventre qui rentre... C'est passif au niveau abdominal. Le ventre qui rentre n'est pas dû à une activité concentrique abdominale.
Mais (voir les études Pubmed), oui, il y a une légère activité du TrA et du plancher pelvien (peut-être pas chez tous, mais tu dois pouvoir trouver des vidéos d'écographie. Tous les espagnols ont ces joujoux maintenant. Tiens, par exemple : https://www.youtube.com/watch?v=q-doZYtyuH4. Mais je dois avouer que la technique n'est pas géniale).
D'ailleurs, le TrA théoriquement devrait travailler plutôt en isométrique-excentrique (on ouvre les côtes). Mais comme ça compense (dépendant de l'activité posturale globale) en dedans...
Après, ces histoires de CSA des muscles... Ça ne me passionne pas non plus.
Si tu es, comme moi, admirateur du travail de Paulo Hodges, tu ne manqueras de remarquer que l'oblique interne s'active franchement, ce qui pourrait être un élément de critique... Mais enfin, on est très loin de la contraction concentrique consciente que demande Paul dans un but de réactivation des circuts (voir Tsao-Hodges et le cortex).

La prochaine fois je sors la sonde !

Tiens, pour compléter et stimuler l'inspiration (pas au niveau respiratoire, quoique, c'est pas indépendant)... Un prolapsus et des techniques abdos (hypos d'abord) : https://www.youtube.com/watch?v=h-WWNZtRbPw&t=7s

Et une vídéo de quelqu'un qui est passé à la sonde pour vérifier... https://www.youtube.com/watch?v=8L1G_0xsO-w. Explications en espagnol accent belge de Marcel Caufriez.

Après, c'est pas la panacée, manque de publications, etc. Mais enfin, à tenter sur les prolapsus, par exemple (intégrant à tout le raisonnement).

Salut.

6.Posté par CHRISTOPHE CADOT-BURILLET le 25/10/2017 14:40 | Alerter
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personnellement j'ai trouvé beaucoup plus scientifique et compréhensible les explications de Pierre Fabre, désolé Bernard !!!
"le caisson abdominal toujours soumis à la pression atmosphérique" ça sort d'où?
" la dépression thoracique pendant l'inspiration" curieux quand on vient de donner l'exemple du ballon !!

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