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Politique Professionnelle

La FNEK et la durée minimale d'exercice en milieu salarié.

Rédigé par P T le Mardi 26 Octobre 2010



La FNEK et la durée minimale d'exercice en milieu salarié.
La FNEK a publié un communiqué de presse au sujet du PLFSS 2011.

Voici le point soulevé : "Dans le cadre de l’examen du PLFSS 2011 par la commission des affaires sociales, les députés UMP ont déposé un amendement visant à ce que les masseurs Kinésithérapeutes (à l’instar des infirmiers) répondent d’une durée minimale d’exercice en secteur salarié avant de pouvoir bénéficier d’une convention avec l’UNCAM pour leur exercice Libéral futur.

L’amendement sus visé complète le 3° de l’article L612-12-9 du code de la santé publique comme suit :
« …ainsi que celles relatives à la durée minimale d’expérience professionnelle acquise en équipe de soins généraux au sein d’un établissement sanitaire, social ou médico-social »

La comparaison avec les infirmiers ne peut se faire par un raccourci maladroit. Le financement des études de ces derniers par les régions alors que le coût des études de kinés peut atteindre près de 9000€ par année et par étudiant est un exemple de l’inégalité de traitement existante entre les deux composantes."

Toute le communiqué de presse dans la pièce-jointe.

10_10_26_plss2011_fnek_injustices_sociales.pdf 10_10_26_PLSS2011_FNEK_injustices_sociales.pdf  (843.76 Ko)


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25.Posté par Adriaens Michel le 26/01/2011 13:22 | Alerter
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En tant que Cadre de Santé (filière kiné), responsable d'un service de rééducation en milieu hospitalier, je m'étonne du peu de commentaires relatifs à la qualité des conditions de travail à l'hôpital.
Une fois encore, cette solution d'obliger les personnes à faire quelque chose dont ils n'ont pas spécialement envie, n'est qu'une solution de facilité. Le problème de manque de kinés hospitaliers est un mal très profond et vouloir le compenser par une obligation de travail avant de s'installer en libéral est, me semble-t-il une abérration.
Par contre, il est évident que l'excercice à l'hôpital n'est pas assez attrayant. Je ne parle pas du travail dans des services de pointes ou hyper spécialisés, mais plutôt de l'activité qui est demandée aux kinés dans la majorité des Services de soins. Cette activité, qui s'apparente souvent à de la manutention, est loin de valoriser les compétences de notre métier.
En tant que Cadre de Santé, j'estime qu'une grande partie de mon temps (voire la totalité) doit être consacrée à la défense de notre métier. Sans cela, l'avenir de la kinésithérapie hospitalière me semble bien sombre.
Ce travail, qui ne semble pas être une priorité au vu des nombreux commentaires relatifs au manque de kinés hospitaliers, peut-être payant. En effet, il y a 4 ans, lors de ma prise de fonction de Cadre, je me suis engagé dans la voie de la défense de notre métier et essayant de faire comprendre l'utilité et l'importance de la kinésithérapie au sein des différents Services de soins. Le combat est acharné, mais il n'est pas perdu d'avance puisque depuis 3 ans, notre Service de rééducation compte un effectif au complet. Chance ou persévérence ? A vous, à moi, à nous de voir !!

24.Posté par Philippe le 09/01/2011 13:24 | Alerter
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Mlaheureusement, pour reprendre ce qu'a dit Eloise, les études de kiné sont déjà largement sélectives du point de vue financier. Certains iFMK proposaient des études gratuites, ils ne sont pas la majorité.
Quant à ceux qui vont en Belgique, il faut aussi que les familles puissent assumer les frais, même s'ils peuvent être moins importants ( frais de scolarité du moins).
La sélection demeure, à qualités égales, une sélection par l'argent.

23.Posté par Franne le 27/10/2010 20:53 | Alerter
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"Comment, après un prêt de 50 000 € pouvons nous exercer 2 ans à 1300€ / mois ?? "
Le problème est peut etre le cout de départ. Pourquoi les études de kiné en France sont elles si chères??? Peut etre faudrait il commencer par la !

Je suis Belge et je travaille en milieu hospitalier français depuis 3 ans. Franchement il serait temps de faire quelques choses!! Le manque de kinés à l'hopital a déjà amené une méconnaissance de notre profession auprès des équipes (médicales, paramédicales) et une conséquence sur l'état des patients hospitalisés.
J'ai été embauchée à un salaire plus que raisonnable mais tout est à faire au niveau de la prise en charge. C'est difficile de rester motivé dans un environnement où nos compétences sont méconnues et où la charge de travaille ne permet pas la réalisation d'un travail satisfaisant.

22.Posté par thomas le 27/10/2010 20:49 | Alerter
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Baptiste, dans l'hosto où je bosse, je suis le polyvalent, l'intérêt est aussi de pouvoir voir tous les services pendant un temps pour choisir après,
et puis l'hosto veut aussi garder ses anciens...

pour le reste je suis d'accord avec toi,
avec en prime une question, la réingénièrie avance t elle?
et un ps comprend pas cette phrase: "Et, incroyable mais vrai, je partage ton point de vue Thomas !! "

21.Posté par Baptiste Michaux le 27/10/2010 20:29 | Alerter
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Deux choses :
- L'idée du clinicat n'est pas nouvelle, bcp de syndicats dont la FNEK l'ont avancé (petite pique sans méchanceté : non tout ne vient pas exclusivement d'Alizé comme certains mails/contributions peuvent le prétendre...Par moment, les bonnes idées germent de plusieurs têtes et c'est plutôt positif!)
Sans parler du terme "clinicat"; le "stage long" (15 à 26 semaines suivant les tendances) est débattu en réingénierie. Il faudrait voir son application, sa mise en oeuvre, etc... Mais il est certain que beaucoup s'orientent vers cette solution pour revaloriser le travail de fin d'étude avec un mémoire orienté sur de la recherche (clinique ou fondamentale) dans un service hospitalier (public/privé) ou un laboratoire.
Pour répondre à JLE sur les écoles lucratives, je ne vois qu'une solution à ce "deal" : leur suppression... Si les études sont gratuites, il n'y a plus aucune raison de voir perdurer des IFMK à but lucratif (je ne parle pas des IFMK privés associatifs).
Au niveau du salaire des "internes" kiné, et bien c'est la grande problématique... Serons nous payer au lance pierre ? Tout dépend des missions que nous devrons assurer (seront-ils de vulgaire "remplaçant kiné" ?!)

- Le contrat d'allocations d'études.
Cette mesure est l'arbre qui cache la forêt (et encore)... Le versement d'une allocation contre une obligation de servir est intéressant. Cela permet de convaincre des futurs professionnels faisant le souhait d'exercer en salarié (public/privé) et désireux d'être aidé durant leur formation (je connais bien, car j'en ai souscrit justement un!)
Cependant, le financement d'une seule année de formation voire deux, ne résout pas le problème Pour plusieurs raisons :
* Qu'appelle t-on "financement de la formation" ? Est-ce les frais de scolarité ? Il ne faudrait pas oublier tous les à côtés : logement, matériel péda, nourriture, transport, etc... (d'où le 50 000 € de prêt des étudiants alors que la formation coute "seulement" 27000€)
* La dernière année financée : On peut penser que cela incitera les étudiants à venir. Sauf si... ils ont toujours à leur charge les premières années de formation à 9000 €.... Et là on repart dans la même problématique : que faisons nous des IFMK lucratifs ?
* La politique de recrutement de l'établissement. Bien souvent "l'heureux élu" est employé au lance pierre (1300 €...) et il sert d'appoint = faire le boulot de polyvalent remplaçant des kinés en vacances/congés, etc...

20.Posté par thomas le 27/10/2010 19:41 | Alerter
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JLE, ce suivit master devra prendre la forme d'un master universitaire... donc avec les droits universitaire d'inscription

19.Posté par patrice duplan le 27/10/2010 18:49 | Alerter
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Voila des idées qui peuvent se defendre et peut etre trouver des oreilles attentives aupres des deputes il ne reste plus qu'à trouver les bons...afin de régler ce problème de plus en plus important de déficit de rééducateur....

18.Posté par JLE le 27/10/2010 18:29 | Alerter
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Un mastère contre une année d'hospitalité pour réaliser un mémoire qui tienne la route, c'est du win-win qui ne coûte rien.... sauf aux étudiants qui travaillent gratuitement ou presque, un an de plus. S'ils sont les seuls à bénéficier du mastère et que les écoles lucratives n'en profitent pas pour assurer un "suivi scolaire" taxé, c'est moindre mal.

17.Posté par thomas le 27/10/2010 17:37 | Alerter
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"Quelle profusion de proposition mais malheureusement aucune semble être possible rapidement"

proposition très rapide pour la fehap, faire comme certains hôpitaux publics:
faire des contrats négociés en CDI de droit public comme MK de classes supérieurs, donc l'équivalent dans le droit privé pour la fehap.

pour nos députés, acceptés une revalorisation aux niveaux d'études des MK actuellement, c'est à dire bac+4...

je suis sur qu'avec ces mesures le problème se résoudra mieux que des mesures coercitives voulues par une fehap voulant des kinési certes mais payés comment?

16.Posté par Eloïse le 27/10/2010 14:24 | Alerter
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Patrice,
Le débat est intéressant et la FNEK représente ici encore une force de proposition. Ce qui m'intrigue, c'est que dans ton propos précédent c'est à la FNEK de répondre aux problèmes de démographie des MK.... ceci n'est t'il pas du ressort des professionnels plutot que des étudiants? Les étudiants réagissent lorsque les jeunes diplomés sont menacés par un tel amendement, mais ils n'ont pas à porter toute la misère des kinés...ce travail ne relève t'il pas des syndicats pro, des administrations du ministère de la santé ou même de l'ordre???
Alors oui, merci de souligner la qualité de la participation de la FNEK dans le monde de la kinésithérapie, mais ceci ne doit pas empecher les plus vieux de travailler efficacement pour l'ensemble de la profession....alors tous ensemble au boulot???

15.Posté par patrice duplan le 27/10/2010 10:44 | Alerter
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Quelle profusion de proposition mais malheureusement aucune semble être possible rapidement
Passez par la reingénierie du DE (certes la plus intéressante)il faudra encore attendre.
Passez par le secteur liberal comme dirait l'autre...Qui validera cette acquisition d'experience?.
Il faut pour cela des référents universitaires donc du public ou de sociétés savantes reconnus.( ce n'est pas encore le cas)
Opposer le secteur public et privé n'est pas l'objet du débat il y a d'excellent praticiens dans tous les secteurs mais malheureusement les recherches les plus avancées reste du domaine universitaire ou hospitalier (voir l'article de Simone BIRNBAUM sur le site)
La question reste la même aujourd'hui notamment pour la FEHAP (merci Baptiste)
mais que propose la FNEK pour palier à ce problème de pénurie de kine?
Pourquoi etre dans l'extreme systemetiquement?
Les hopitaux n'ont pas besoin de 2000 kines
Ils ont besoin d'offrir des soins de qualité.à leur patient.
savez vous que certain service de rea n'ont plus de kiné? aimeriez vous qu'un de vos parents y soit hospitalisé sans mobilisation, kiné respi...? je ne pense pas...
A mon humble avis la FNEK devrait se mettre en rapport avec la FEHAP et lister les hôpitaux en demande puis peut être proposé des solutions (prise en charge de fin d'étude en partenariat avec les régions,...) je pense que les idées de nos jeunes futurs confréres ne manqueront pas
Patrice

14.Posté par A Guillaume le 27/10/2010 09:46 | Alerter
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Bonjour,
Pourquoi pas une dernière année de formation en établissement (hôpital, CRF,...) à condition que cette année supplémentaire fasse partie intégrante du cursus de formation (DE à l'issue de cette année), qu'elle permette de réaliser un mémoire digne de ce nom avec du temps dégagé pour la réalisation de ce mémoire, que ce temps de stage soit indemnisé correctement et que le diplôme de kinésithérapeute ait un niveau master soit bac + 5 ans : 1 an validé (60 ECTS) nécessaire au passage du concours + 3 ans de formation + 1an de stage en établissement avec réalisation du mémoire.

13.Posté par amaury Bridoux le 27/10/2010 09:07 | Alerter
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toute les proposition de mesures coercitives que l'on peut voir arriver de façon récurrentes de la part de nos parlementaire ne sont pas une solution. L'attractivité de l'hôpital et du secteur "salarial" en général peut se régler par les mesures incitatives que l'on peut voir se mettre en place depuis quelques années (bourses d'études par les hôpitaux en pénurie de kinés, etc.) mais surtout par une revalorisation de la profession toute entière, la reconnaissance du diplôme et l'accés à la recherche clinique et fondamentale sont tout autant de points qui amélioreront cette attractivité.
De plus avec 2000 nouveaux kinés par an et le turn-over sur plusieurs années combien de postes devraient être créés en réponse à une telle mesure ?

La proposition d'amendement en question a été retiré de l'examen du PLFSS à l'assemblée nationale. En espérant que suite à la réingenierie du DE ce genre de problèmes ne sera plus, il faut tout de même rester vigilants.

12.Posté par Francis Martin le 27/10/2010 07:09 | Alerter
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Certe l'Hôpital peut être formateur, mais quel Hôpital? le plus proche de mon lieu d'exercice n'est pas des mieux notés, et le service de rééducation fonctionnelle est le plus syndiqué qui soit, alors la formation pour la lutte des classes et la culture du droit de grève, je ne vois pas l'intérêt pour les patients.
quant à moi ayant travaillé 25 ans (sur 42) en cliniques privés auprès de chirurgiens, de réanimateur , de pneumologues, d'obstrétriciens talentueux je pense qu'il ne faudrait pas oublier le secteur privé qui participe lui aussi au service publique ( et localement avrec plus d'efficacité).

11.Posté par Baptiste Michaux le 27/10/2010 00:11 | Alerter
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Petite trouvaille : je pense que nous pouvons remercier la FEHAP pour cet amendement....
(page 18-19)
Au passage : cet amendement concerne aussi les orthophonistes...

10.Posté par Baptiste Michaux le 26/10/2010 23:46 | Alerter
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Ahhh l'éternelle refrain que nous sortent les députés chaque année lors du PLFSS...
La FNEK avait déjà alerté lors de l'élaboration de la loi HPST sur ce type d'amendement (CdP de Mai 2009).
C'est une complète aberration sur de nombreux points :
- Inefficace à long terme : obliger un professionnel à exercer sur une durée limitée ne provoquerait qu'un "turn-over" des professionnels à l'hôpital, sans aucun projet de soin possible...
- Retour sur le protocole d'accord mis en place avec les futurs professionnels lors du conflit du PLFSS 2008 (le souvenir des manif d'octobre 2007 avec tous les étudiants en santé dans la rue, provoquant l'organisation des EGOS...)
- Négation du principe de "solidarité inter-générationelle"...
- Négation de la réalité sociale : le CdP le formule bien. Comment, après un prêt de 50 000 € pouvons nous exercer 2 ans à 1300€ / mois ??

Et, incroyable mais vrai, je partage ton point de vue Thomas !!
Cette décision de travailler durant une certaine durée à l’hôpital ne passera que par une négociation de contres parties immenses pour les étudiants : gratuité des études, bourses du CROUS (avec les revalorisations en rapport !!), intégration à l'université, etc...

Petit souvenir : c'est Roselyne Bachelot qui nous avait sauvé en 2009 en demandant le retrait de cet amendement car aucune négociation n'avait été faite avec les partenaires sociaux... Espérons qu'elle tienne le même discours cette année...

9.Posté par Fred S le 26/10/2010 23:14 | Alerter
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Le PLFSS 2008, si je me souviens bien avait déja tenté d'imposer cette règle de passage obligatoire par l'hopital pour les nouveaux diplômés.
Nous avions réussis à l'époque par un lobbying combiné avec la FNEK, à faire annuler cet article dans la LFSS.
On nous le ressert aujourd'hui ça n'est pas étonnant. Pour contrer cette proposition il faut s’interroger sur les motivations des élus qui veulent nous imposer ce type de directive. Il y en a une principale à mon sens c'est la pénurie de kinésithérapeutes dans les hôpitaux.
Il y a plusieurs façon de pallier à cette pénurie.
La première est de revaloriser considérablement le salaire de ces professionnels. Pour cela il faudra une réévaluation vers le haut du niveau de sortie des études. Ca, ce sera (éventuellement) lorsque la réingénierie aura rendu ses conclusions, et en fonction de ces dernières.
La seconde est d'imposer un passage obligatoire en transférant le modèle infirmier qui ne peut s'appliquer aux kinésithérapeutes qui eux, payent leurs études et les payent TRES cher.

La troisième solution que nous avions proposé il y a plus de 2 ans au groupe de réingénierie, consisterait à créer une année finale d'étude (la 4ème ou la 5ème) qui serait une sorte d'internat qui permettrait à l'étudiant de réaliser une transition, fort nécessaire, entre le moment où il aura acquis toutes ses connaissances et ses compétences théoriques, et le moment où il se retrouvera en professionnel totalement autonome face à ses patients. Cette année d'internat rémunérée, serait constituée de deux longs stages durant lesquels l'étudiant devra réaliser son mémoire. Ainsi, si cette mesure était mise en application dès l'année 2011, ce serait + de 2000 étudiants qui pourraient réaliser une véritable transition entre leurs études et l'activité professionnelle de façon progressive. Ce serait autant d'étudiants qui pourraient échanger avec des professionnels expérimentés tout en ayant les bagages de connaissances théoriques complets. Autant de jeunes quasi-professionnel qui diminueraient considérablement la pénurie dans le milieu hospitalier. Un compagnonnage efficace et gagnant-gagnant comme dirait l'autre...

PS : Pour ceux qui en douterait, il est possible d'échanger et de bénéficier de l'expérience de consoeurs et de confrères même en travaillant en libéral!

8.Posté par Anne le 26/10/2010 21:28 | Alerter
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Et si tous cela arrivait par manque de reconnaissance de notre travail... Si notre individualisme nous empêchait d'aller vers cette reconnaissance. Je pense que nous ne pouvons, dans l'esprit actuel de la santé, continuer à travailler sans se rapprocher des filières ou réseaux de soins et pour cela d'accepter les évaluations de nos pratiques et donc la réingenierie. A nous de prouver que notre savoir-faire est un SAVOIR.

7.Posté par Eloïse le 26/10/2010 20:39 | Alerter
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le problème de cet amendement est qu'il relance le débat alors que la réingienerie du DE n'est pas terminée. pourquoi tout prendre en dépit du bon sens?? je note qu'il ne propose aucune contre partie pour les étudiants qui n'auront alors pour la plupart plus du tout la possibilité de faire un pret pour financer leurs études au vu des salaires en début de carrière en milieu hospitalier...les études de kiné deviendrai alors réservées aux riches?
je fais partie des personnes qui auraient aimé bénéficier d'études gratuites pour pouvoir exercer à temps plein à l'hopital pour toutes les raisons pré citées, mais je n'ai pas pu bénéficier de financement par un hopital, alors j'ai du faire un pret, remboursable sur 5 ans, période pendant laquelle je suis obligée de travailler en libéral, ce qui ne me plait pas tous les jours. pour varier mon activité j'ai la chance de travailler à 30% en hopital, mais financièrement je ne peux pas plus... alors des bonnes volontés il n'en manque pas pour travailler là bas, mais ces députés déconnectés de la vie réelle ont encore lancé un pavé dans la mare, sans proposer de financement, vu qu'il n'y a "plus de sous"... enfin çà dépend pour qui....
voilà une expérience vécue...
l'Etat français est 'il vraiment incapable de financer la formation de 6000 Masseurs kinésithérapeutes par ans là où il finance 80000 etudiants infirmiers??

6.Posté par thomas le 26/10/2010 18:44 | Alerter
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ce sont des cas de financement par un établissement manquant de professionnel, si les députés venaient à voter cette loi obligeant un passage dans un établissement avant d'aller en libéral, il n'y aura plus de manque, donc plus de nécessité de financement de ce type...
et si c'est de la formation, elle doit être compté dans le cursus comme année de formation...

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