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La neurodynamique clinique - Un nouveau concept de thérapie manuelle dans le traitement des problèmes du système locomoteur

Rédigé par P T le Mercredi 23 Mars 2011



La neurodynamique clinique - Un nouveau concept de thérapie manuelle dans le traitement des problèmes du système locomoteur
Pour ceux qui s'intéressent à la biomécanique et la physiologie du tissu nerveux, voici le premier article de Michael Shacklock en français pour donner un aperçu général de la neurodynamique.
Merci à Ramesh Vaswani pour la traduction.

L'article est disponible sur le site Kpten sur ce lien

A noter qu'une série plus développée de 3 articles sur ce sujet seront publiés dans Kinésithérapie, la revue dans les prochains numéros (mai, juin, juillet).
Bonne lecture

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1.Posté par bernard delalande le 09/04/2011 07:40 | Alerter
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somasimple
Bonjour Pierre,

Un très bon article qui est un "petit" résumé de son livre "Clinical Neurodynamics.
Par contre, il s'agit du deuxième article en français de Michael Schacklock. En effet, nous avions tenté la traduction de l'interview de Michael sur SomaSimple en 2006.
Cette traduction était disponible, déjà, en 2007.

Vous pouvez télécharger les deux versions en suivant ces liens :
http://www.somasimple.com/pdfs/Schacklock_Interview.pdf
http://www.somasimple.com/pdfs/Schacklock_Interview_FR.pdf

2.Posté par JL E le 09/04/2011 09:20 | Alerter
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Pour le traitement des radiculalgies, ouvrir la convergence douloureuse en début de traitement, puis la refermer en fin de traitement, au fur et à mesure des progrès, j'ai déjà vu çà quelque part, mais ma bibliographie doit bien dater d'une trentaine d'années.
La différence entre la neurodynamique d'aujourd'hui et la kinésithérapie analytique d'hier ?

3.Posté par Marc Lecointe le 09/04/2011 10:04 | Alerter
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Bonjour Jean Louis,
la différence? peut-être le passage d'une vision très mécaniste utilisant les "étirements", la mise en tension neurale, à une vision plus physiologique visant la mobilisation neurale, mais aussi à la prise en compte de la "centralisation" de la douleur.

4.Posté par JL E le 09/04/2011 12:11 | Alerter
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Bonjour Marc
Celà reste très mécaniste, cette idée de nerf pincé, coincé, bloqué. Or quiconque s'est compressé un nerf par un appui trop longtemps maintenu (sciatique dans la fesse, radial au bras, ...) a ressenti un engourdissement, des paresthésies, une impotence motrice transitoire, mais pas de la douleur.
Celà sous-entend qu'une agression mécanique transitoire qui respecte l'intégrité d'un nerf sain n'est pas susceptible d'engendrer les douleurs comparables à celle d'une sciatique. Il faut un facteur supplémentaire. Bogduk évoque l'inflammation locale comme potentiellement agressive, sur un nerf préalablement dégénéré, ce qui explique l'intérêt sur le court terme des anti-inflammatoires.
Mais nous, pour ce qui nous concerne, est-ce licite d'aller plus loin que la théorie du gate-control (action anti-inflammatoire des ultras-sons ?)

5.Posté par Yannick wenger le 09/04/2011 15:51 | Alerter
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On teste la mécano-sensibilité, il y a certes une composante biomécanique mais peut on dire que c'est mécanisiste?
C'est vrai aussi que l'approche de Shacklock par son abord protocolaire peut laisser un goût mécanique dans tous les sens du terme, mais après tout c'est un livre accès sur la pratique. Pour la théorie, je renverrai les personnes intéressées vers l'ouvrage de David Butler, the sensitive nervous system. On y voit que la neurodynamique est bien autre chose que mécaniste, et qu'elle s'adresse plus à la perception d'un mouvement qu'à la mécanique structurelle de ce mouvement.
Je rappelle aussi qu'un nerf sain anatomiquement peut présenter des troubles fonctionnels c'est à dire sans perturbation des examens électrophysiologiques. Ils se caractérisent par la présence de sites d'impulsions ectopiques en rapport avec des décharges antidromiques qui activent une réaction inflammatoire neurogène dans le territoire innervé. Vous pouvez googliser Abnormal impulse generating site pour en savoir plus.

6.Posté par Yannick wenger le 09/04/2011 16:16 | Alerter
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Pour répondre plus précisément:
Un compression nerveuse peut être non douloureuse comme le dit effectivement bogduk, mais la perception d'une compression, à tord ou à raison peut amener des réponses physiologiques qui perturbent la fonction voir les travaux de L. Gifford.
Tout ceci nous invite à réfléchir sur notre approche périphérie vs central: le gate-control peut dépendre d'une inhibition d'origine périphérique, mais surtout de l'activité des voies descendantes. On peut se permettre alors de repenser certaines études, pourtant EBM, suivant de nouvelles hypothèses en adéquation avec les neurosciences.

7.Posté par seb buchaillot le 10/04/2011 16:54 | Alerter
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Quel(s) moyen(s) utilisent les ND pour favoriser l'action de ces voies descendantes sur la douleur?

8.Posté par Yannick wenger le 10/04/2011 22:56 | Alerter
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En diminuant la mécanosensibilité, on diminue les réponses motrices de protection, les amplitudes augmentent. Le SNC modifie alors sa perception du mouvement, la menace semble s'éloigner et de nouvelles réponses motrices volontaires et involontaires vont s'organiser. C'est encore plus vrai quand le patient réalise les glissements en actif. Je vous renvoie une fois de plus à l'ouvrage de D.Butler the sensitive nervous system. Comme référence sur la douleur, j'utilise préférentiellement le modèle neuromatrix de Melzack plutôt que la théorie du gate control du même Melzack.
http://www.ipcoregon.com/pdf/pain_and_the_neuromatrix_in_the_brain.pdf

9.Posté par bernard delalande le 11/04/2011 07:31 | Alerter
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somasimple
Bonjour,

1/ La ND telle qu'elle est décrite par Schacklock est en effet assez mécaniste.
2/ La ND et la kinésithérapie analytique ont des objectifs communs, à savoir, restaurer une fonction.
3/ Les moyens mis en œuvre sont différents : La kinésithérapie analytique se focalise sur une recherche d'amplitude et de souplesse plutôt myo-articulaire. La ND recherche une diminution de symptômes et se focalise à restaurer une fonction neurale qui aura des conséquences myo-articulaires.

10.Posté par bernard delalande le 11/04/2011 07:34 | Alerter
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somasimple
Ou encore ;
La kinésithérapie analytique suppose avoir une action directe sur la dysfonction mais ne l'est pas.
La ND est presque exclusivement indirecte par ses effets.

11.Posté par Marc Lecointe le 11/04/2011 08:42 | Alerter
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"La douleur est le cri du nerf privé de son apport sanguin."
Sir Henry Head.

12.Posté par Jean-baptiste DUAULT le 14/04/2011 18:43 | Alerter
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@ yannick: quand tu dis "En diminuant la mécanosensibilité, on diminue les réponses motrices de protection, les amplitudes augmentent. Le SNC modifie alors sa perception du mouvement, la menace semble s'éloigner et de nouvelles réponses motrices volontaires et involontaires vont s'organiser" est ce que les nouvelles reponses motrices volontaires qui suivent cette diminution de mecanosensibilité ne rejoingnent pas un peu les concepts des traitements "Jones"..? ou les principes sont vraiment différents quand a l'attente d'une modification des influx sensitivo-moteur dans ces deux traitements? Bien que Jones ne fasse pas reellement de mobilisations a proprement dit comme on peut le retrouver dans les trt neurodynamique.

13.Posté par yannick wenger le 14/04/2011 21:17 | Alerter
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Oui tout à fait, on parle alors de position off load ou anti tension; et , les fameuses 90 secondes, c'est à peu près le temps de raffraîchissement des cartes neurales par les voies lentes.

14.Posté par jeanbat le 14/04/2011 22:16 | Alerter
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happy smile de fin de journée chez moi, j'adore mon boulot ;)

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