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Épaule

La thérapie manuelle améliore les douleurs des scapulalgies

Rédigé par le Vendredi 22 Mai 2015



La thérapie manuelle améliore les douleurs des scapulalgies
Une revue systématique et méta-analyse a cherché à évaluer l'efficacité de la thérapie manuelle (TM) pour les patients atteints de tendinopathie de la coiffe des rotateurs (TCR).

Contexte :

La tendinopathie  de la coiffe des rotateurs est un trouble musculo-squelettique très répandu, pour laquelle la TM est une intervention couramment utilisée par les kinésithérapeutes. Toutefois, les preuves quant à l'efficacité de cette TM ne sont pas concluantes.

Méthodes :

Une recherche de la littérature a été menée dans quatre bases de données pour identifier les essais contrôlés randomisés qui ont comparé la TM à tout autre type d'intervention pour traiter une TCR. Des essais contrôlés randomisés ont été évalués selon les critères Cochrane.

Résultats :

Vingt-et-une études ont été incluses. La majorité avait un risque élevé de biais. Seulement 5 études avaient un score de 69% ou plus, ce qui indique un risque modéré à faible risque de biais.

Un effet global faible mais statistiquement significatif de réduction de la douleur par la TM a été retrouvé par rapport à un placebo ou en complément d'une autre intervention a été observé (n = 406) ; il peut ou ne peut pas être cliniquement significatif si l’on tient compte des bornes de l’intervalle de confiance, avec une EVA à 1,1 IC95%[0,6 à 1,6].

L’ajout de la TM à un programme d'exercice (n = 226) a diminué lui aussi de façon significative la douleur, dans les même proportions. Il est difficile de savoir si la TM  utilisée seule ou ajoutée à un programme d'exercice améliore la fonction.

Conclusion :

Selon des études de qualité faible à modérée, on peut considérer que la thérapie manuelle est susceptible de diminuer les douleurs de scapulagies attribuées à une tendinopathie ; cependant, il est difficile de savoir si elle peut améliorer la fonction.

Référence bibliographique :

Ariel Desjardins-Charbonneau et al. The Efficacy of Manual Therapy for Rotator Cuff Tendinopathy: A Systematic Review and Meta-analysis. J Orthop Sports Phys Ther 2015;45(5):330-350. Epub 26 Mar 2015.

Article disponible en ligne pour les adhérents OMT-France

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22.Posté par Fred S le 19/06/2015 10:23 | Alerter
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Tu as raison Jean-Luc, je suis tout d'accord comme toi sur tout ce que tu dis...forcément comme je ne sais pas "raisonner" je préfère gober tout ce que tu me écris. Au fait elle est bien plate la terre rassure moi ?
A+

21.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 17/06/2015 01:21 | Alerter
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Non, ce ne sont pas des certitudes, ce sont des observations d’étudiants qui évoquent aussi les décentrages de l’épaule et le "spin". Je suppose qu’ils n’ont pas sorti ça de leur chapeau et que quelqu’un est venu leur en parler. "Vous", c’est donc au sens large les gens qui viennent leur raconter ces salades en formation initiale.

Salut Frédéric,
Pardon de te demander ça, mais pourrais tu m'indiquer le passage dans lequel je reprends à mon compte qu'il est inutile poser les mains sur un patient, s'il te plait ?
Il me semble que la discussion reposait sur l’existence éventuelle d’un soit-disant décentrage ou un "spin" et sur la pertinence de les "dépister" et les "corriger" (si tant est que tout cela existe…).

L’article qui fait l’objet de la note indique un potentiel intérêt des techniques manuelles (les mobilisations, certes, mais aussi les étirements, les massages, manip vertébrales…), en particulier lorsqu’elles sont combinées aux exercices. Ceci devrait questionner le fait de faire reposer un concept de rééducation de l’épaule sur les corrections manuelles de ces fameux décentrages.

J’ai lu quelque part sur un site de formation continue consacré à la rééducation de l’épaule, un truc du genre "la rééducation de l’épaule nécessite une grande précision dans les manœuvres de recentrage", et qu’il faut "posséder ces techniques très précises pour assurer ces corrections". Au vu des résultats des recherches que l’on peut lire sur la rééducation de l’épaule, ça ne me parait pas très juste.

Maintenant, toi, tu nous dis que c’est des salades destinées à conforter le kiné qui vient chercher des recettes en formation. Soit... j’en prends note. Je ne suis pas formateur, et je n’entends pas le devenir, mais je m’interroge sur un système qui consiste à dire aux gens qui viennent se former ce qu’ils ont envie d’entendre de crainte de les heurter dans leurs certitudes.

Par ailleurs, pardon encore de te contredire mais moi, je n’ai pas le souvenir que les communications de Lori Michener et Aimee Seitz aient "décrit" des étirements du petit pectoral. J’ai bien peur que ce n’était pas là l’objet de leurs interventions respectives.
Michener a surtout parlé du contrôle moteur déficient et de la faiblesse musculaire dans les dyskinésies scapulaires, de la diminution de l’espace sous acromial qui pouvait ou non être responsable d’une compression de la coiffe, du traitement des dyskinesies (renforcement musculaire, contrôle moteur, taping, electro stimulation). Elle a aussi insisté sur le fait de faire reposer le traitement physio sur l’irritabilité et les déficiences de l’épaule plutôt que sur la patho-anatomie.
Seitz a causé des mécanismes des pathologies de la coiffe, de néovascularisation des tendons, de l’espace sous acromial aussi qui pouvait ou pas être responsable de compression, …
Bref, on avait des idées sur l’origine des tendinopathies de l’épaule, des éléments viennent les bousculer un peu, on se questionne, on cherche dans une autre direction, … Pourquoi les cadres de la SFRE, et les cadres formateurs de la méthode CGE ne se sont ils pas manifestés pour évoquer la piste des décentrages ? Pourquoi tant de timidité ? C’était pourtant l’occasion de confronter les points de vue. De quoi ont-ils eu peur ? Qu’on leur demande d’appuyer leurs argumentations sur des faits ? De raisonner ?

Le malheur avec les Zanglo saxons, c’est qu’ils ne se contentent pas d’absorber le jus de cerveau de spécialistes ou experts auto-proclamés d’une méthode ou de la rééducation d’une région donnée. Ils préfèrent s’appuyer sur du concret, du pragmatique, du factuel. Certes, ils ont des moyens que nous n’avons pas, et ils évoluent dans un système de formation différent du nôtre, que nous leur envions toutefois, à voir les trépignements et les gesticulations concernant l’universitarisation des études.
La solution semble donc d’apprendre d’eux, de profiter de leur travail puisque nous n’en produisons pas, de profiter de leurs experts… pas de les snober au prétexte que nous on est la France, qu’on n’a de leçons à recevoir de personne, qu’on n’a pas les mêmes patients, pas la même sécu, et je ne sais encore quels autres prétextes, encore.

A bientôt

20.Posté par Fred S le 16/06/2015 00:41 | Alerter
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"Vous pourriez peut-être épargner les étudiants tout de même..." Je ne sais pas qui tu inclues dans ce "vous", mais tu sembles tirer des conclusions un peu hâtives, basées sur des certitudes qui semblent biaisées... Je te trouves un peu trop français sur ce coup

19.Posté par Fred S le 16/06/2015 00:06 | Alerter
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Jean-Luc,
Je ne comprends pas pourquoi tu argumentes de telle sorte que l'on pourrait croire que la thérapie manuelle dans le cadre de la prise en charge de l'épaule serait exclusive des exercices et de l’éducation thérapeutique. Peut être y a-t-il une place pour tout cela et si Môôôsieur Bill Vicenzino dit que les choses ne sont pas claires c'est pas le pauv' p'tit kiné français à la c.. que je suis qui dira le contraire... Quant à Aimee Seitz et Lori Michener il est certain que lorsque leurs propos s’intéressent à la scapula et sa participation dans les conflits sous acromiaux il est normal que la prise en charge active soit mise en avant mais je crois me souvenir qu'il y était décrit quelques techniques d'étirements manuels du petit pectoral...mais non ça n'est pas possible !! Poser ses mains sur un patients qui souffre de son épaule c'est inutile c'est même les pros qui le disent

18.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 28/05/2015 00:43 | Alerter
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Ah, donc, le spin et les décentrages c'est juste des bobards à destination des patients et des kinés qui viennent se former pour satisfaire leur obligation de formation continue ? Malin !... Vous pourriez peut-être épargner les étudiants tout de même... en sortant du lycée, il le savent, eux, que la terre n'est pas plate. Faudrait pas qu'il deviennent ignorants et incultes à l'issue de leur formation de kinés...

Oui, Frédéric, ce doit être la bonne définition de "décentré". Reste à savoir, décentré par rapport à quoi... la glène, l'acromion, la coracoïde, le cotyle, les doigts de pieds ? Que sait-on du "centrage" idéal ou "normal" ? Quelle est la "bonne" position ?

Bill Vicenzino, est venu dire à Lille que l'hypothèse de la "faute positionnelle" que l'on corrige n'était peut-être pas si plausible, en tous cas pas simple à valider. Le mode d'action des manoeuvres manuelles, Maitland, Mulligan, et autres, serait sans doute plutôt d 'origine neurophysiologique. Intéressant à suivre, non ?... Des précisions dans son bouquin.

Toujours à Lille, Aimée Seitz, et Lori Michener, ont vanté les mérites des exercices pour l'épaule. Elles ne confirment pas l'intérêt des mobilisations manuelles dans les pathologies de l'épaule, lorsque la question leur est posée.
Jean-Sébastien Roy insiste aussi sur l'intérêt des exercices et ouvre la piste d'une altération de la représentation corticale des muscles de la coiffe dans les pathologies tendineuses de l'épaule.

Pourquoi ne rien tirer de l'enseignement de ces experts que vous avez fort pertinemment invités, et persister à bidouiller vos expérimentations dans votre coin ? Pour info, il a été montré que les sensations de fin de courses pour l'épaule avaient une bonne reproductibilité en intra examinateur, mais pas en inter. C'est ici, et c'était il y a 15 ans...

Je serais moins optimiste que Jean-Louis lorsqu'il écrit que "La thérapie manuelle améliore les douleurs des scapulalgies". Dans l'article, il est aussi précisé que, si les effet sont significatifs statistiquement, ils peuvent ne pas l'être cliniquement. C'est bien dommage pour la pratique...

Ce problème des mobilisations dans l'épaule a été évoqué sur ActuKine, ici, et
Pas grand intérêt, manifestement...

Il existe aussi ce travail
Pas mieux...

Même dans la capsulite, d'après lesrecommandations de l'APTA, les mobilisations articulaires feraient moins bien que l'éducation thérapeutique et les étirements.

Ici, on en est encore aux dérapages, décentrages, "spin", qu'on prétend pouvoir dépister et corriger bestialement à la main. En effet, Jean-Louis, peut-être que dans 20 ans, ça ira mieux...

17.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 27/05/2015 09:13 | Alerter
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"mais au fait si je disais aujourd'hui que la terre est plate, est ce que cela changerait radicalement notre quotidien ?"

Je tente une réponse :

Nous en serions restés aux concepts belges et aurions 20 ans de retard sur les connaissances provenant d'Australie et de Nouvelle-Zélande ?
Mon Dieu ! la Terre est plate et on ne m'a rien dit !

16.Posté par Fred S le 27/05/2015 07:42 | Alerter
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PS3: Corriger une articulation : C'est comme pour les enfants mais peut être que je me trompe...

15.Posté par Fred S le 27/05/2015 07:41 | Alerter
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Quand j'explique que je réalise une manœuvre à un kinésithérapeute, que je ne sais pas ce qui se passe pendant cette manœuvre mais que le patient est amélioré ensuite sur un ou plusieurs critères, les kinésithérapeutes me répondent "mais on n'est pas des idiots pour appliquer des techniques sans les comprendre". Quand je réponds que l'important n'est pas de comprendre ce qui se passe pendant l'application de la technique mais de comprendre pourquoi on la met en oeuvre, les kinésithérapeutes me répondent qu'ils savent ce qui se passe et me l'explique et quand je dis que peut être ont-ils raison mais peut être ont-ils tort, ils le prennent mal.

Moralité : il y a deux publics devant lesquels il est permis d’asséner des certitudes : les patients qui n'attendent que ça et ne supportent pas que leur praticien doute du traitement mis en oeuvre, ce qui constitue d'ailleurs une source d’échec dudit traitement, et les kinésithérapeutes venus chercher des recettes. Pour les autres, c'est bien de se questionner, de douter et de remettre en question mais au fait si je disais aujourd'hui que la terre est plate, est ce que cela changerait radicalement notre quotidien ?

PS : je participe en ce moment à une étude clinique sur la reproductibilité interexaminateur de deux tests de l'épaule. Ces tests sont ceux censés mettre en évidence des "décentrages". En réalité il s'agit de deux tests qui évaluent le déficit de mobilité dans deux amplitudes différentes (flexion et abduction) et d'évaluer en interexaminateur la reproductibilité de la perception de la fin de course plus ou moins dure. Il s'agirait donc de répondre à la question "comment évaluer un déficit de mobilité dont on ne connait pas la cause mais qui disparaîtrait suite à la mise en oeuvre d'une technique (qui reste à décrire) contrairement à un autre déficit de la même mobilité mais qui ne répondrait pas positivement à la même technique ?....
PS2 : "décentré" je crois que ça veut dire "qui n'est pas centré" mais peut être que je me trompe...

14.Posté par JLE le 27/05/2015 07:40 | Alerter
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Je tente : brutaliser l'articulation sans provoquer de douleurs, pour convaincre le cerveau que cette articulation est solide et ne court réellement aucun danger ?
Ainsi, la correction du spin, la récupération des glissements, les thrusts, ...., ou n'importe quelle technique qui passe par la tête du kinésithérapeute ont un but, dès lors qu'elles semblent logiques au kinésithérapeute comme au patient.
J'ai bon ?

13.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 27/05/2015 00:43 | Alerter
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Qu'est ce qu'un décentrage ?

Tout à fait d'accord avec vous !
Quel est l'objectif d'une mobilisation antéro-postérieure ?


Belle tentative de réponse, Vincent, mais ça manque un peu de précision... Jouez encore !

Donc ? Un "décentrage" ? Une "correction articulaire" ?

12.Posté par Keyser Bernard le 26/05/2015 13:10 | Alerter
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Donc c'est quoi un décentrage ??

11.Posté par VincentD le 26/05/2015 12:59 | Alerter
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Tout à fait d'accord avec vous !
Quel est l'objectif d'une mobilisation antéro-postérieure ?

10.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 25/05/2015 22:00 | Alerter
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Oui, et aussi de savoir ce qu'on corrige au juste... En bref, c'est quoi un "décentrage" ?

9.Posté par Seb Buchaillot le 25/05/2015 16:50 | Alerter
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C'est quant même intéressant de savoir si cette correction sert à quelque chose,non?

8.Posté par VincentD le 25/05/2015 13:32 | Alerter
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Je n'ai jamais entendu la SFRE, dans le cadre de la rééducation des tendinopathie d'épaule, s'arrêter aux techniques de recentrage articulaire.
Au contraire ces corrections réalisées de façon isolées, d'après les auteurs, semblent inutiles.
La prise en charge est toujours multimodale alliant correction articulaire, contracté relaché, massage, renforcement musculaire, RNSM, etc. L'évolution de la prise en charge est mise en évidence par un score de constant systématique.

7.Posté par arno le 23/05/2015 23:20 | Alerter
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Merci Jean-Luc de tes questions très pertinentes,
Lors des JFK à Lille, au congrès de la SFRE, j'ai tenté d'échanger sur le fait que "d'autres" thérapies manuelles (je pensais, par connaissance, notamment, au concept de Maitland), ne se focalisaient pas à tenter de traiter un hypothétique décentrage, et avaient une excellente reproductibilité et un niveau de preuve à vingt mille lieux de nos croyances franco françaises...mais je me suis fait gentiment envoyer promener en m'expliquant que les manoeuvres de Mennel étaient dépassées...ça serait intéressant de regarder ce qu'il se fait ailleurs dans une perspective EBP...

6.Posté par Jean-Luc Nephtali le 23/05/2015 17:01 | Alerter
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Qu'entendez vous par "validés" ? De quelles "pathologies d'épaule" parlez vous ?

Le massage et les MTP ont été utilisés dans certaines des études citées par cette revue de littérature... justement pour évaluer leur intérêt dans les tendinopathies de la coiffe. Le savoir, c'est précisément l'objet de ce travail.

Sinon, c'est quoi un "spin" ?

_ En admettant qu'on sache ce que c'est, comment le sait on ? Comment cela s'évalue-t-il, se mesure-t-il ? Que sait on des causes ?
_ Comment êtes vous capable de voir ce qui se passe dans une articulation ?
_ En admettant que vous ayez la méthode pour mesurer et objectiver cette affaire là, comment la reliez vous aux symptômes du patient ?
_ En admettant que vous ayez pu faire un lien en le "spin" et les symptômes, vous entreprenez donc de "corriger le spin". Comment savez vous que votre correction est mécaniquement effective ? Comment l'évaluez vous, le mesurez vous ?
_ Vous avez donc "corrigé le spin". En admettant que vous ayez montré que cette correction a rétabli un fonctionnement "normal" de l’articulation, comment pouvez vous montrer que cette correction est associée aux modifications des symptômes ? Comment pouvez vous montrer que cette correction est la cause de la modification des symptômes ?
_ ...

M'est avis qu'on n'est pas loin du mythe de la vertèbre "déplacée" que l'on repositionne en deux coups de cuillère à pot, là...

Comment se fait il qu'une notion si universelle et si évidente, diffusée largement en formation initiale et continue soit à ce point ignorée du reste du monde de la physio ?
Comment se fait-il que le kinésithérapeute (dont certains revendiquent tout de même les capacités d'analyse et de décision d'un ingénieur...) soit à ce point enclin à avaler n'importe quelle mouche sans recul et ni discernement ?

5.Posté par Vincent DUFOURNET le 22/05/2015 20:05 | Alerter
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Le massage et le MTP sont-ils plus validés que la correction d'un spin dans le cadre d'une pathologie d'épaule ? ;-)

4.Posté par Seb Buchaillot le 22/05/2015 16:11 | Alerter
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"
_ correction du spin en rotation interne... non, je déconne ! (quoique, on a du "roll glide GH mobilization" dans une étude [Białoszewski, 2011])"
Encore?

3.Posté par JLN le 22/05/2015 14:39 | Alerter
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Selon les études :
_ Mobilisations Gléno humérales (Antéro Post surtout, mais pas que), scapulaires, AC,
_ mobilisations et manipulations, costales, cervicales et thoraciques,
_ MTP,
_ massages,
_ Mobilization with Movement (Mulligan)
_ étirement du nerf radial (?)
_ PNF (contracté - relaché)
_ ...
_ correction du spin en rotation interne... non, je déconne ! (quoique, on a du "roll glide GH mobilization" dans une étude [Białoszewski, 2011])

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