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Enseignement

Le corps humain, un vrai puzzle

Rédigé par le Dimanche 22 Avril 2012



Jérôme est arrivé en «école de kiné» un peu par hasard ; il a pu bénéficier d’une des 5 places ouvertes aux kinés dans sa fac de médecine et il a donc choisi de ne pas laisser passer cette opportunité, mais franchement, si depuis tout petit il avait l’intention de «soigner les gens», il ne s’imaginait pas dans la peau d’un masseur.
D’ailleurs, il ne sais pas franchement en quoi celà consiste, puisqu’il n’a jamais été le patient d’un kinésithérapeute.

La «techno de base» occupe avec l’anatomie une bonne partie de sa première année et, s’il comprend bien qu’il faut connaitre l’anat pour être kiné, il distingue parfois mal pourquoi faire certains gestes techniques.

Mobiliser la patella par exemple :

- Ses TP de KP genou insistent pour le faire systématiquement et préalablement à toute intervention sur la région,
- Ses TP massage du genou insistent sur le caractère quasi miraculeux du M’tépé du tendon patellaire,
- Ses TP bilans lui apprennent à évaluer les déplacements latéraux comparatifs des deux rotules,

Mais à quoi çà sert vraiment tout çà ? Comment çà s'articule ? Les patients viennent rééllement au cabinet avec marqué "MTP rotule gauche 20 minutes trois fois par semaine pendant 15 jours"  sur l'ordonnance ?

Si on ajoute à celà :

1°- que tous ces messages disparates peuvent être délivrés de façon non synchrones (le prof de massage a préféré commencer par le membre supérieur parce que c’est tellement plus facile de mobiliser une scapula qu’un bassin, malgré trois réunions pédagogiques),
2°- que sa cousine bretonne et en kiné comme lui lève les yeux au ciel pasque dans le Cleland il y est dit que les évaluations des déplacements de la patella c’est du pipo,
3°- que le stagiaire cadre, qui ne dit pas que des bêtises même s’il s’est planté dans les insertions du TFL, a voulu faire le malin devant les étudiants et a déclaré au groupe 3 que «la patella on s’en fout»
4°- que Jérôme n’a jamais vu à quoi çà ressemble une "rotule de malade",

Il fait quoi Jérôme en K1 ?

Puzzle.

Une autre solution ?

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23.Posté par thomas le 09/05/2012 19:38 | Alerter
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Bonjour Matthieu

Et bizarrement je n'ai jamais des cours qui se sont contredits sur les bancs de la faculté
j'avouerai que moi si, plutôt des divergences de points de vue, mais c'est aussi une partie du débat scientifique,
il y a aussi un enseignement passionnant : savoir mesurer l'incertitude des certitudes...

mais je te rejoins sur un point : il faut que les étudiants comprennent l'intérêt de cette UE (c'était mon cas) et là, c'est passionnant et bouleverse la pratique (mais c'est aussi spécifiquement ce que je venais chercher à l'université)

22.Posté par Mathieu Vergnault le 09/05/2012 17:37 | Alerter
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Analyse critique de la littérature, bio-statistiques, anglais...
Ces belles matières pluridisciplinaires....

Le problème n'est pas d'augmenter le nombre des matières ou d'UE à valider mais c'est surtout de savoir quel impact vont avoir ces matières sur la pratique quotidienne des professionnels de terrain.

Que se passe-t-il quand les étudiants ne suivent pas, ne veulent pas et se désintéressent de la matière que vous enseignez car ils ne voient pas le rapport avec l'image qu'ils ont du métier ou des professionnels avec qui, ils font leur stage...

La pédagogie c'est bien mais là on dérive de plus en plus vers quelle didactique mettre en place? Je ne dirais pas que l'on nous enseigne la pédagogie ni la didactique (spécialité des sciences de l'éducation) mais en STAPS, ces notions sont largement analysées et décortiquées. Ce qui m'aide dans la programmation de mes séances, lors des différentes situations que je mets en place, et lors de cours à la fac.
Pour avoir passé quelques mois au Canada, le système veut que les enseignants soient notés à la fin de chaque sessions par les étudiants, sur des thématiques propres au cours, mais aussi sur ces deux notions essentielles dans un apprentissage, la pédagogie et la didactique. Peut être qu'il y a là des idées à prendre, non? Surtout que les étudiants MK se retrouvent dans le même cas que les étudiants canadiens: ils payent leur formation...

Il faut être critique, il faut se mettre au goût du jour, être à la pointe des avancées de la littérature scientifique concernant les dernières recommandations ou travaux de recherches important ET être un thérapeute de terrain... Je dis difficile surtout lorsque 2 écoles se battent: Le MK comme thérapeute formé pour toutes les pathologies OU le MK spécialiste... Je pense qu'on ne peut approfondir toutes ces connaissances dans tous les domaines de la santé et je ne parle pas de compétences...
L'universitarisation devra faire un choix et il semble que tous les MK ne soient pas d'accord...mais ceci est un autre débat.

Si je reviens sur le Master APA, ceci dépend surtout de l'étudiant et de ces objectifs professionnels (comme tu le soulignes thomas : enseignement, terrain, recherche). L'université nous donne une méthode de travail, une réflexion, une manière de pensée (EBM) et la possibilité de prendre du recul par rapport à nos prise en charge. Et bizarrement je n'ai jamais des cours qui se sont contredits sur les bancs de la faculté. Par contre j'ai eu le choix de choisir en fonction des arguments énoncés par quelle théories je voulais aborder telle ou telle problématique.

Je crois que Muriel Barber a mis le point sur quelque chose d'intéressant en annonçant dans son livre - L'élégance du hérisson (2006)
"Ceux qui savent faire font, ceux qui ne savent pas faire enseignent, ceux qui ne savent pas enseigner enseignent aux enseignants et ceux qui ne savent pas enseigner aux enseignants font de la politique."
Muriel Barbery dans L’élégance du hérisson

Le GERAR

21.Posté par thomas le 09/05/2012 15:22 | Alerter
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si le contenu de la formation n'est pas une finalité en lui même, les compétences portées par ces enseignements (d'analyse critique de la littérature, de stat, d'anglais...) me semble aller dans le sens de la finalité professionnelle et/ou recherche et/ou enseignement,
encore une fois, outre les carabins, l'exemple des STAPS est intéressant de ce point de vue...
après que les étudiants profitent tous différement et plus ou moins rapidement de l'enseignement dispensé est une évidence... mais quand cet enseignement est absent, aucun ne peut en profiter...

20.Posté par Shahmaei le 09/05/2012 13:06 | Alerter
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@thomas : d'accord avec toi sur à peu prés tout, quand je parlais du cursus médical
s'ils ont des UE d'analyse critique, ils ont toutefois un temps de traitement de donnés trés restreint par rapport à la somme de travail en internat....
C'est un constat certes trés subjectif mais qui peut se vérifier régulièrement chez bon nombre d'internes.
Que tu sois bien entouré est une bonne chose mais cela fait il partie de l'exception ou de la moyenne...

Etre compétent c'est un chose : j'ai un DE comme tout les MK qui m'ouvre énormément de compétences.
Appliquer ses compétences en est tout autre...
Mais encore une fois d'accord avec toi, sur le contenu de leur formation plus complet mais est ce une finalité ?

19.Posté par thomas le 09/05/2012 11:46 | Alerter
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Shahmei, les médecins ont dans leur cursus un enseignement d'analyse critique de la littérature, de stat, d'anglais... les internes que j'ai l'habitude de cotoyer profitent de cet enseignement, et ce à un autre niveau que les stagiaires MK, en espérant que l'universitarisation nous apporte ça
les étudiants en master APA aussi, tu peux en parler à MV

et je maintiens que les MCF n'ont pas reçu de formation spécifique en méthodo de l'enseignement, malgré l'importance de ce point dans leur métier... par contre ce segment d'analyse critique et de recherche d'info, d'anglais et de stats oui

quand aux médecins du travail ou aux ministres... je te laisse responsable de tes propos

18.Posté par Shahmaei le 09/05/2012 09:16 | Alerter
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@ thomas : quand je disais que nous sommes pas les seuls. Certaines formations universitaires sont concernées par ce paradoxe. Et le médical et le paramédical sont aux premières loges...
Par réfléchir : Un interne thésé commence à peine à réfléchir avec du recul sur ses pratiques(il est peut -etre trop tard)sinon il est condamné à devenir médecin du travail ou ministre ! Peut-être une des causes du dysfonctionnement de la chaine de soin dans son ensemble...

17.Posté par thomas le 09/05/2012 08:43 | Alerter
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@shahmaei

c'est amusant de lire ça, amors que la formation initiale doit s'universitariser... et que la formation des enseignants chercheurs en "méthodo en pédagogie " n'est pas vraiment... coment dire le point fort.
pour autant, la formation universitaire à ces aspects : développement de l'esprit critique et recherche d'une information fiable...

16.Posté par Shahmaei le 09/05/2012 06:51 | Alerter
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@ JL Estrade : complètement d'accord avec ta problématique

ça ressemble à un système d'enseignement secondaire où le simple but et de recracher ce qu'on a appris (cf : le baccalauréat) avec trés peu d'esprit critique
c'est dommage pour la MK qui devrait avoir sa place dans l'enseignement supérieur
Cette formation n'est pas toute seule dans ce paradoxe, beaucoup ont du mal à s'émanciper. Cela est du je pense à un manque de méthodo en pédagogie et les objectifs d'enseignements scolaires différents des objectifs de la formation elle-même

15.Posté par Alexis le 09/05/2012 00:23 | Alerter
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JJ >> Bien sûr qu'il y a des choses qui se contredisent. Mais moi ça me paraitrait normal de présenter les principaux types de technique utilisé (avec la littérature principale qui s'y rapporte), ou en tout cas de présenter les techniques les plus crédible en regard de la littérature. Et pas juste celles qu'on utilise personnellement.

A l'élève ensuite de faire son choix. Ça l'obligerais plus à avoir un esprit critique.

-> Qd 2 prof se contredisent, les affinités que l'on peut avoir en tant qu'étudiant avec les professeurs en question jouent beaucoup, je trouve, dans notre choix.

Bon après je sais que c'est la théorie. Je sais pas si c'est entièrement faisable en pratique.
Mais dans l'idée ça serait beaucoup plus cohérent avec ce vers quoi on essai d'amener les étudiants en kiné : une pratique basée sur des preuves, des études, des faits. Et non juste des théories séduisantes intellectuellement.

14.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 08/05/2012 23:20 | Alerter
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Donc un prof qui dit blanc, l'autre qui dit noir et un étudiant qui apprend les deux réponses pour les ressortir différemment aux deux enseignants ?
Il s'agit de développer l'esprit critique des étudiants envers leurs enseignants ?

13.Posté par JJ le 08/05/2012 16:38 | Alerter
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Les profs sont là pour vont montrer comment faire pour développer votre esprit critique, pas pour vous offrir sur un plateau des solutions toutes prêtes clés en main. Et puis c'est utopique de croire qu'il existe une actualité définie et permanente, la kiné est CONTRADICTOIRE, autant vous y faire.

De toute façon à la sortie de l'école vous devrez le faire cet effort :)

12.Posté par Alexis le 08/05/2012 15:38 | Alerter
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nash >> je suis d'accord. Ça l'obligerais à le mettre d'actualité en permanence.

11.Posté par Jle le 08/05/2012 13:55 | Alerter
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Oulahh !!!

10.Posté par nash le 08/05/2012 13:05 | Alerter
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Si chaque enseignant argumentait son cours (magistral, ED, TP et formation continue) par une bibliographie (libre à lui de l'actualiser chaque année ou chaque semestre) fondée sur des articles ou des ouvrages de référence (et non de la littérature "grise") les étudiants y trouveraient des arguments pour discuter avec leur "cousine bretonne" ou le "stagiaire cadre"...

9.Posté par Shahmaei le 07/05/2012 14:47 | Alerter
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D'accord avec toi pour la triade : expérience, souhait du patient, littérature

8.Posté par de passage le 27/04/2012 13:56 | Alerter
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L'un des + grands défis pour moi en exerçant "dans la vraie vie" après l'ifmk est de réussir à réaliser des bilans propres (et certaines techniques) sur des sujets dont la morphologie/poids était décidément différente de mes collègues de formation de 20-25 ans, en général sportifs (d'apparence en tout cas) et relativement peu en surpoids... Vraiment difficile de mettre en pratique ce qu'on apprend en TP...

7.Posté par Alex le 26/04/2012 21:29 | Alerter
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Bah très franchement, tu n'es pas au bout de tes peines, la plupart des profs de kiné se contredisent dans les techniques,
Je suis en K2 en belgique, et j'ai remarqué qu'en fait, il fallait faire la part des choses entre :
- les cours et exams, où il faudra faire comme le prof veut pour qu'il soit content et pour réussir
- la thérapie elle même, où la, ça sera à toi de voir, entre ce que disent les "bon" profs-kiné par rapport aux "mauvais" profs (bon et mauvais de réputation) ce que toi tu essayes en stage selon les patients (toujours se souvenir que chaque patient est différent) et ce qui est écris dans la littérature (mais sans oublier que la kiné est un art de guérir , et donc, tout n'est pas forcément prouver, ça sera à toi de voir plus tard ce qu'il est le mieux selon les pathologie, patient..)

Rappel toi juste qu'il faut savoir être critique envers toute manœuvre, tout professeur et tout collègue, n'hésite jamais de poser des question pertinente, demande toujours une explication cohérente et argumentative!

Bonne continuation

6.Posté par billeau le 24/04/2012 13:52 | Alerter
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la médecine n'a jamais été 1 science exacte d'où découle les études de kiné
les rééducateurs étant les travailleurs MANUELS de la médecine ,ce n'est qu'à travers toutes ces informations sur la compléxité du corps humain et grâce aux études et l'esprit critique et d'analyse que l'on peut du mieux possible adapter ses gestes dans le domaine du soin.
NE SOYONS PAS RESTRICTIFS ET NE RETENIR QUE DE LA BONNE OU MAUVAISE MOBILITE DE LA PATELLA..
j' espère que par ses études son intéret dans la prise en charge kiné lui apportera bien des satisfactions on ne choisit pas ce métier par hasard....


5.Posté par Ronan LE CORVEC le 24/04/2012 11:24 | Alerter
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Si il s'avait le nombre de trucs que l'on ne comprend que quelques années plus tard ... Sinon , il peut poser ses questions aux profs : si je m'en souviens bien , ils sont là pour ça ! Bien sur , il faut qu'ils acceptent de ne pas répondre à coté .
Je suis d'accord avec l'idée que rien n'est fixé dans les techniques à utiliser et que c'est un choix très personnel , mais , au départ , si on ne veux pas être complètement paumé , il est important d'apprendre certains protocoles même si on adhére pas complètement .

4.Posté par lesacs le 22/04/2012 20:46 | Alerter
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Excellente formation, puisque'avec un peu de maturité, il va comprendre que les vérités d'aujourd'hui ne seront pas celles de demain.Un seul fil conducteur EBM et la réactualisation de ses savoirs par des revue de la littérature.
Je sais cela prend du temps et tout le monde ne lis pas l'anglais mais avec l'unversitarisation...........................

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