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Evidence Based Practice

Le top 15 des essais!

Rédigé par le Lundi 20 Octobre 2014

Un top 15 des meilleurs essais publiés en kinésithérapie pour les 15 ans de PEDro.



Pour célébrer ses 15 ans, PEDro, la base de données de la physiothérapie basée sur les preuves, a invité ses utilisateurs à voter pour les 15 meilleurs essais publiés en kinésithérapie. Une première sélection a ensuite été faite par le personnel du Centre pour la physiothérapie basée sur les preuves (basé au George Institute, Sydney). La liste finale a été décidée par un panel de chercheurs internationaux en physiothérapie.

Cette liste a été révélée aujourd'hui et la voici:

- Efficacy of traction for non-specific low back pain: a randomised clinical trial
Beurskens AJ, de Vet HC, Koke AJ, Lindeman E, Regtop W, van der Heijden GJ, Knipschild PG
Lancet 1995 Dec 16;346(8990):1596-1600

Les juges ont commenté qu'il s'agissait d'un essai de pratique courante rigoureux et intelligemment construit. L'essai a changé la pratique en réfutant le fait que les tractions soient efficaces pour les personnes lombalgiques.

- Comparison of stratified primary care management for low back pain with current best practice (STarT Back): a randomised controlled trial
Hill JC, Whitehurst DG, Lewis M, Bryan S, Dunn KM, Foster NE, Konstantinou K, Main CJ, Mason E, Somerville S, Sowden G, Vohora K, Hay EM
Lancet 2011 Oct 29;378(9802):1560-1571

Cet essai a été inclu car il incorporait une nouvelle approche de sous-groupes de patients en utilisant le paradigme biopsychosocial et l'analyse incluait le coût-efficacité. Les résultats montraient qu'une approche stratifiée, en utilisant une sélection pronostique, aurait d'importantes implications pour la prise en charge des rachialgies en première intention.

- The effectiveness of the McKenzie method in addition to first-line care for acute low back pain: a randomized controlled trial
Machado LAC, Maher CG, Herbert RD, Clare H, McAuley JH
BMC Medicine 2010 Jan 26;8(10):Epub

L'essai a montré que, lorsqu'il était ajouté au recommandations actuelles pour la prise en charge de la lombalgie aiguë en première intention, un programme de traitement basé sur la méthode McKenzie ne produit pas d'améliorations supplémentaires notables pour la douleur à court terme, les limitations d'activités, la fonction ou l'effet global perçu ni ne réduit le risque des patients de développer des symptômes persistants.

- Assessment of diclofenac or spinal manipulative therapy, or both, in addition to recommended first-line treatment for acute low back pain: a randomised controlled trial
Hancock MJ, Maher CG, Latimer J, McLachlan AJ, Cooper CW, Day RO, Spindler MF, McAuley JH
Lancet 2007 Nov 10-16;370(9599):1638-1643

Cet essai a été nommé car c'était un large essai de haute qualité publié dans une revue de haute qualité. Il montrait que les personnes avec lombalgie aiguë recevant une prise en charge en première intention correspondant aux recommandations, ne récupèrent pas plus rapidement en ajoutant la prise de diclofenac (anti-inflammatoire non-stéroïdien) ou des manipulations rachidiennes.

- Randomised controlled trial for evaluation of fitness programme for patients with chronic low back pain
Frost H, Klaber Moffett JA, Moser JS, Fairbank JC
BMJ 1995 Jan 21;310(6973):151-154

Cet essai de 1995 a été nommé car il s'agissait d'un des premiers à supporter l'utilisation de traitements actifs dans le domaine de la lombalgie. Cet article représente un changement de paradigme car il montrait qu'il y avait un rôle des programmes d'activités physiques supervisés dans la prise en charge de personnes lombalgiques modérément handicapées.

- Mobilisation with movement and exercise, corticosteroid injection, or wait and see for tennis elbow: randomised trial
Bisset L, Beller E, Jull G, Brooks P, Darnell R, Vicenzino B
BMJ 2006 Nov 4;333(7575):939-944

Les juges ont indiqué que cet essai a eu un impact direct sur la pratique, avec la supériorité de la physiothérapie comme premier choix de traitement au lieu d'une intervention médicale pour l'épicondylite. L'essai montrait que la physiothérapie combinant des manipulations du coude et des exercices était supérieure à une liste d'attente dans les six premières semaines et aux infiltrations de corticostéroïdes après six semaines, fournissant une alternative raisonnable aux injections à moyen et long terme.

- Ultrasound-guided extracorporeal shock wave therapy for plantar fasciitis. A randomized controlled trial
Buchbinder R, Ptasznik R, Gordon J, Buchanan J, Prabaharan V, Forbes A
JAMA 2002 Sep 18;288(11):1364-1372

Un juge a commenté: "Il s'agissait d'un bel essai qui avait besoin d'être fait". L'essai n'a montré aucune preuve pour supporter un effet bénéfique sur la douleur, la fonction, et la qualité de vie de la thérapie par ondes de choc extra-corporelles guidées par ultrasons par rapport à un placebo chez les personnes avec fasciite plantaire diagnostiquée par échographie, après 6 et 12 semaines de traitement.

- Exercises to prevent lower limb injuries in youth sports: cluster randomised controlled trial
Olsen OE, Myklebust G, Engebretsen L, Holme I, Bahr R
BMJ 2005 Feb 26;330(7489):449-455

Cet essai a été nominé car c'était un des premiers essais, et un des meilleurs essais, sur la prévention des blessures de sport. "Il s'agissait d'un modèle d'étude randomisée en clusters bien menée". Il a montré qu'un programme structuré d'exercices d'échauffement peut prévenir les blessures au genou et à la cheville chez les jeunes personnes pratiquant du sport. Des entraînements de prévention devrait par conséquent être introduis comme partie intégrale des programmes sportifs pour jeunes.

- Additional task-related practice improves mobility and upper limb function early after stroke: a randomised controlled trial
Blennerhassett J, Dite W
Australian Journal of Physiotherapy 2004;50(4):219-224

Les juges ont mis en avant cet essai car c'était le premier de la sorte pour la rééducation à l'hôpital après AVC. L'essai a changé la pratique clinique dans la rééducation des patients hospitalisés après un AVC du fait qu'il supportait l'utilisation de pratiques liées à la tâche et montrait que le format de travail en groupe était un moyen pratique et effectif de fournir une pratique additionnelle supervisée qui menait à des gains significatifs.

- Effect of constraint-induced movement therapy on upper extremity function 3 to 9 months after stroke: the EXCITE randomized clinical trial
Wolf SL, Winstein CJ, Miller JP, Taub E, Uswatte G, Morris D, Giuliani C, Light KE, Nichols-Larsen D, for the EXCITE Investigators
JAMA 2006 Nov 1;296(17):2095-2104

Les juges ont indiqués que cet essai était le premier essai contrôlé randomisé multicentrique pour la rééducation de l'AVC, préparant le terrain pour de nombreux essais qui ont suivi. Cet essai a eu un impact significatif sur la pratique clinique. Parmi les personnes qui avaient eu un AVC dans les 3 à 9 mois précédents, la thérapie par contrainte induite produisait des améliorations statistiquement significatives et cliniquement pertinentes sur la fonction motrice du bras qui perduraient au moins un an.

- Physiotherapy for Bell’s palsy
Mosforth J, Taverner D
British Medical Journal 1958 Sep 13;2(5097):675-677

Cet essai de 1958 est significatif car c'était un des premiers essais évaluant un traitement de physiothérapie. Il ne montrait aucun bénéfice significatif de l'utilisation de stimulations galvaniques pour la paralysie de Bell.

- An early rehabilitation intervention to enhance recovery during hospital admission for an exacerbation of chronic respiratory disease: randomised controlled trial
Greening NJ, Williams JEA, Hussain SF, Harvey-Dunstan TC, Bankart MJ, Chaplin EJ, Vincent EE, Chimera R, Morgan MD, Singh SJ, Steiner MC
BMJ 2014 Jul 8;349:g4315

Cet était a été nominé car il montrait que la rééducation précoce lors d'une hospitalisation pour exacerbation d'une pathologie respiratoire chronique ne réduisait pas le risque de réadmission ultérieure ou n'améliorait la récupération des fonctions physiques à la suite de l’événement sur 12 mois, comparé aux soins courants. Les résultats indiquaient que les pratiques de physiothérapie standard actuelles ne devraient pas être abandonnées en faveur d'une rééducation avec exercices progressifs dans les premiers stades d'une exacerbation de pathologie pulmonaire obstructive chronique.

- Early physical and occupational therapy in mechanically ventilated, critically ill patients: a randomised controlled trial
Schweickert WD, Pohlman MC, Pohlman AS, Nigos C, Pawlik AJ, Esbrook CL, Spears L, Miller M, Franczyk M, Deprizio D, Schmidt GA, Bowman A, Barr R, McCallister KE, Hall JB, Kress JP
Lancet 2009 May 30;373(9678):1874-1882

Cet essai était significatif car, bien que les physiothérapeutes ont une longue histoire d'initiation de la rééducation en unités de soins intensifs, les effets étaient probablement limités par les protocoles de sédation importante et le manque de temps dédié à la réhabilitation dans la prise en charge des patients. L'essai démontrait qu'une stratégie de rééducation pour tout le corps (consistant en l'interruption de la sédation et une thérapie physique et occupationnelle dans les premiers jours d'état critique) était sûre, bien tolérée, et conduisait à de meilleurs résultats fonctionnels à la sortie de l'hôpital, une plus courte période de délire, et plus de jours sans ventilateur comparée à des soins courants.

- Single blind, randomised controlled trial of pelvic floor exercises, electrical stimulation, vaginal cones, and no treatment in management of genuine stress incontinence in women
Bø K, Talseth T, Holme I
BMJ 1999 Feb 20;318(7182):487-493

Les juges ont supporté cet essai car c'était la première évaluation rigoureuse des effets de l'entraînement des muscles du plancher pelvien pour l'incontinence urinaire liée au stress, et était le début de la physiothérapie de la santé de le femme basée sur les preuves. Il montrait que l'entraînement des muscles du plancher pelvien était supérieur à la stimulation électrique et aux cônes vaginaux dans le traitement de l'incontinence liée au stress.

- High-intensity functional exercise program and protein-enriched energy supplement for older persons dependent in activities of daily living: a randomised controlled trial
Rosendahl E, Lindelof N, Littbrand H, Yifter-Lindgren E, Lundin-Olsson L, Haglin L, Gustafson Y, Nyberg L
Australian Journal of Physiotherapy 2006;52(2):105-113

L'étude FOPANU (Frail Older People – Activity and Nutrition study à Umeå) était la première étude évaluant l'exercice fonctionnel à haute intensité pour les personnes âgées en institution avec déficiences cognitives et physiques sévères (incluant ceux avec démence). Un programme d'exercice fonctionnel à haute intensité avait des effets à long terme positifs sur l'équilibre, les capacités à la marche, et la force musculaire des membres inférieurs. Une prise de suppléments alimentaires enrichis en protéines immédiatement après les exercices ne semblait pas augmenter les effets de l'entraînement.

Retrouvez l'ensemble de ces études sur la page PEDro (lien vers les résumés et interview d'auteurs).

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24.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 22/10/2014 11:20 | Alerter
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@ Guillaume : J'estime que le recours à la kinésithérapie est le parcours le plus économique et le plus pertinent comparativement aux prises en charges avec imageries, spécialistes, ....

Surtout que les recommandations hollandaises pour le premier abord sans complications conseillent 3 séances de prise en charge.

Management strategy for normal course (profile 1)
• Reassure the patient.
• Explain that low back pain is not a serious condition, often
resolves spontaneously, but may recur.
• Preferably do not recommend continuous bed rest.
Recommend a maximum of 2 days of bed rest if that is the
only way for the patient to sufficiently control the pain;
explain that the bed rest should thereafter be gradually
phased out.
• Avoid recommendations that encourage the patient to
remain passive, and recommend a physically active lifestyle.
• Explain that increased activity will not damage any
structures in the patient’s back.
• Explain that (moderate and gradually increasing) exercise,
gradually increasing activity levels, and continuing or
resuming work (if necessary with temporarily adjusted
workload) promotes recovery.
• Limit the number of treatments to 3 sessions.

23.Posté par Jacky OTERO le 22/10/2014 10:56 | Alerter
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Bravo pour les deux dernières conclusions :
- je ne me plains pas, je signifie que l'étude de Machado n'est pas la meilleur sur le MDT, à mon sens, des 10 dernières années. car elle n'apporte rien que l'on de ne savais déjà.
- mon premier post (N° 2 de la liste) disait déjà que si l'on applique les choses simplement il faudrait attendre 6 semaines avant d'agir !

Mais comme Jean-Louis, je pense que l'on peut les EVALUER plus tôt et les conseiller, ne serais-ce que pour qu'ils ne s'aggrave pas entre temps par ignorance (= ne rien faire ou faire les mauvaises choses).

Ce qui n'implique pas forcement les traiter !

Au Danemark depuis 1999 l'utilisation du MDT comme moyen d'évaluer le patient, en première intention, est la règle : fonctionne bien pour déterminer si l'on doit les traiter et comment (MDT ou autre chose); Cela a même réduit le nombre de chirurgies inutiles de moitié si le traitement dont nous avons parlé sur AK pour les sciatique est mis en place !

Et comme le sous entend Guillaume, ne pas donner l'impression à dame sécu qu'il vaut mieux ne pas nous les orienter trop tôt : les évaluer (y compris en MDT) est un bon moyen de repérer ceux qui peuvent s'améliorer facilement et ceux qu'il faut guider plus justement.

L'utilisation du START BACK pourrait être un moyen de cibler qui suivre de prêt ... et l'évaluation MDT permettrait de repérer les patients à risque de chronicité ... en plus de ceux qui ont une Préférence directionnelle claire (au moins leur éviter d'utiliser la direction contraire trop tôt !) et aussi la peur du mouvement.

A nous de réfléchir à que proposer comme alternative au "Wait and see" habituel et aux conseils "une taille unique pour tous" habituels.

Au plaisir de lire vos propositions.

22.Posté par Guillaume BOLUT le 22/10/2014 09:08 | Alerter
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"Alors on de demande un peu s'il ne vaudrait pas plutôt aider la sécu au lieu de se penser utile au patient..) "

Pas compris.


Alors que la sécu est en train de couler, le coût de la prise en charge d'un lombalgique aiguë (2 à 3 séances par semaines sur plusieurs semaines) est -il justifié lorsque l'on prend en compte l'histoire naturelle de la pathologie. Existe t-il des études qui chercheraient à démontrer qu'un suivi régulier diminue la durée de la crise, permettrait au patient de reprendre ses activités plus rapidement ou minimiserait le risque de chronicité.
Une prise en charge similaire à celle suggéré par une étude paru dans le Lancet concernant le Wiplash ne serai t-elle pas plus adapté. (Un rdv avec le thérapeute pour bilanter,conseiller, et rassurer le patient + un guide pratique et revenir en cas de problème particulier ).

21.Posté par Jean MOUGEL le 22/10/2014 08:11 | Alerter
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Kineplanete
Ce qui est productif pour les praticiens MDT, c'est sûrement de pouvoir guider leurs pratiques à partir de sources citées dans le top 15 des ECR indexés dans PEDro. Vous pouvez raisonnablement conseiller aux personnes lombalgiques en phase aigüe d'attendre quelque jours avant de démarrer un traitement McKenzie, tout en apportant le protocole de soins décrit pour cette phase de traitement, d'après les résultats de cette étude tout du moins.
Vous avez les outils pour le dire et le défendre, ce qui est rare avec des sources d'aussi grande qualité.
Pourquoi vous plaignez-vous?
Un ECR ne défend pas une thèse, il suggère des éléments de compréhension.

20.Posté par Jacky OTERO le 22/10/2014 06:48 (depuis mobile) | Alerter
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L''etude de LONG de 2004 Est un modèle du genre d''etude qu''il faudrait valoriser.
La qualité méthodologique et son utilité pratique est bien plus pertinente.
Par contre ce n''est par une RCT (ECR) classique donc moins reconnu : RCT de sous groupe.

19.Posté par Jacky OTERO le 22/10/2014 06:42 (depuis mobile) | Alerter
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Bien sur qu''il est bon d''avoir des études avec des résultats négatifs prouvant les limites d''une méthode.

Pour autant il n''est pas nécessaire de mettre en avant principalement les études négatives, sans expliquer le pourquoi. C''est contre productif.

18.Posté par laurent romedenne le 21/10/2014 23:08 | Alerter
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Pour l'étude n°3, merci de ne pas oublier de spécifier que "Cependant , la méthode McKenzie semble réduire l'utilisation de santé même si elle ne réduit pas le risque de développer des symptômes persistants du patient ."
Autrement dis, pour un même effet, il y a moins d'intervention de la part d'un praticien McKenzie...
Bonne journée
Laurent

17.Posté par Jean MOUGEL le 21/10/2014 22:39 | Alerter
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Kineplanete
Ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour la méthode McKenzie qui apparaît réfutable (merci Popper!) d'après l'étude de Machado and al, pour les patients lombalgiques en phase aigüe. L'inverse eût été plus étonnant non?
La méthode McKenzie ne manque pas d'évaluation clinique de bonne qualité.
Cette étude est une pierre de plus, à discuter et à critiquer effectivement sur sa pertinence clinique, même si tous les praticiens engagés dans cette étude étaient tous accrédités "McKenzie", donc aptes à priori à évaluer ces patients et à prescrire les exercices de la méthode en fonction de cette évaluation.

Un résultat négatif est toujours utile puisqu'il contribue à mieux cerner et définir nos interventions thérapeutiques, sur la base de connaissances solides.

C'est plutôt une chance et un point fort pour la méthode McKenzie, il me semble. Non Jacky?

16.Posté par Jacky OTERO le 21/10/2014 22:17 (depuis mobile) | Alerter
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Une règle de prédiction clinique serait un minimum pour espérer montrer un effet.
Là c''est on prend tout le monde et on voit si rajouter quelque choses à tous amélioré plus !

Quelle utilité ? Mieux vaut creuser comment différencier les patients

15.Posté par Jacky OTERO le 21/10/2014 22:07 (depuis mobile) | Alerter
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Ce type de méthodologie ne cherchant pas à adapter le traitement aux caractéristiques du patient ne donne rien en général ( voir toutes les études sur les lombalgiques aigus) et donc pas plus en MDT.

14.Posté par Jacky OTERO le 21/10/2014 22:02 (depuis mobile) | Alerter
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Comment faire la différence statistiquement ?

- La méthode McKenzie ne s'applique pas à tous mais aux patients ayant des caractéristiques cliniques clairement défini ( syndromes MDT). Donc pas une recette que l'on rajoute à autre chose, pour tous.

13.Posté par Jacky OTERO le 21/10/2014 21:58 (depuis mobile) | Alerter
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Bien sur que l''etude de Machado est bien methodologiquement !

Pour autant elle ne peut pas faire avancer les choses puisque :
- Elle concerne des patients en phase aiguë, qui s''améliorent dans 80 à 90 % des cas seul en 4 à 6 semaine !

12.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 21/10/2014 20:30 | Alerter
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Merci pour ce grand moment de diptérosodomie, Thomas... Mais puisque vous semblez avoir du temps à perdre, vous serez bien gentil de nous indiquer le texte qui précise que les conventions de rigueur dans les publications scientifiques doivent aussi s'imposer dans les commentaires de blogs, webzines, forums...

11.Posté par Thomas le 21/10/2014 19:46 | Alerter
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Bonjour tous,
un débat intéressant, sans heur, ni provocation,
j'aime autant que je suis étonné.



une brève remarque de convention pour Jean, je suis assez étonné de cette "erreur" au vue de son admirable implication dans les traductions, quand nous citons des auteurs :
- un auteur, au hasard Machado => "Machado a montré",
- 2 auteurs, =>en français "Machado et Maher" ou en anglais "Machado and Maher",
- plus de 2 auteurs, => en français "Machado et coll." ou en anglais "Machado et al."; on évite le "Machado and al." le "et al." du latin "et alii"

Peut-être que d'autres personnes ont d'autres sources ou que mon hors sujet devrait être rédigé sous forme de post spécifique et implémenté ?

C'était la minute nécessaire de M. Cyclopède

10.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 21/10/2014 19:17 | Alerter
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"Quand on a commencé la pratique depuis peu et qu'on lit tout ça, ça ne force pas vraiment à la rigueur. On se dit qu'on peut un peu tout faire en tapant dans l'arsenal proposé en vogue et qu'avec un peu de bonne volonté et de chance, le patient réagira favorablement. (ce qui arrive la plus part du temps si on suit l'histoire naturelle de la pathologie."

Pas complètement faux, même quand on pratique depuis longtemps et qu'on lit plus que de raison des articles traitant du sujet. Disons que nous avons l'avantage de pouvoir choisir nos techniques en fonction de ce qui nous plait et plait aux patients que l'on soigne. Après un premier essai, les autres vont se faire soigner ailleurs, ce qui est plutôt agréable, puisque nous nous retrouvons entre gens de bonne compagnie.

Et ça, c'est énorme dans ce monde normé de la santé (ou qui se voudrait normé...). Nous ne sommes pas des infirmières ni des chirurgiens, et si je veux me tromper d'artère ou opérer l'autre genou, je peux. Cela ne signifie pas que mes actes soient inutiles ou dépourvus d'action thérapeutique, mais que l'essentiel reste de faire bouger le patient et de favoriser sa mobilité.

Nous devrions appeler cela de la kinési-thérapie, c'est pas trop idiot comme terme.

"Alors on de demande un peu s'il ne vaudrait pas plutôt aider la sécu au lieu de se penser utile au patient..) "

Pas compris.

9.Posté par Guillaume BOLUT le 21/10/2014 18:17 | Alerter
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Difficile de savoir que faire avec toutes ses études et ses recommandations plus ou moins contradictoires.
Etude de Hancock MJ et all dans le Lancet 2007 versus Wolfgang J. von Heymann et all dans Spine 2013 et les recommandations du JOSPT ( http://www.omt-france.fr/Recommandations-du-JOSPT-disponibles-en-telechargement_a70.html ) qui disent se baser sur des preuves fortes (lesquelles quand on voit toutes ses contradictions ).
Par ailleurs j'ai noté que Cris Maher avait participé à l'étude de Machado,c'est surprenant de remettre sur le tapis la préférence directionnelle dans sa présentation sur les exercices pour lombalgie aigue non spécifique.

Quand on a commencé la pratique depuis peu et qu'on lit tout ça, ça ne force pas vraiment à la rigueur. On se dit qu'on peut un peu tout faire en tapant dans l'arsenal proposé en vogue et qu'avec un peu de bonne volonté et de chance, le patient réagira favorablement. (ce qui arrive la plus part du temps si on suit l'histoire naturelle de la pathologie. Alors on de demande un peu s'il ne vaudrait pas plutôt aider la sécu au lieu de se penser utile au patient..)

8.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 21/10/2014 17:14 | Alerter
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L'etude Machado ne prouve rien !


Hum... Aucune étude ne "prouve" quoi que ce soit... Au mieux elles montrent des choses qui pourront être confirmées ou infirmées.

L'étude de Machado avait été évoquée dans ActuKine,ici.
Gabor Sagi en avait fait un commentaire (moins lapidaire...) dans Kinésithérapie, la revue, .

7.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 21/10/2014 12:34 | Alerter
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Chacun voit ça de sa fenêtre et avance des arguments destinés à se conforter dans ses propres croyances. C'est humain donc pas nécessairement rationnel...

6.Posté par Jean MOUGEL le 21/10/2014 12:33 | Alerter
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L'étude de Machado and al suggère qu'ajouter des exercices de la méthode McKenzie à des soins de première intention (dispenser des conseils, rassurer la personne, prescrire des antalgiques) n'apporte rien de plus en terme de douleur, d'incapacité fonctionnelle et d'effet global perçu à propos du traitement.
C'est une étude remarquablement conduite au niveau méthodologique.

Elle n'aborde pas l'idée de précocité ou non de l'intervention, et se cantonne à étudier l'ajout de techniques particulières à un protocole d'intervention précoce.

Pour info, l'étude est en accès libre: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2842230/pdf/1741-7015-8-10.pdf

5.Posté par Jacky OTERO le 21/10/2014 12:15 (depuis mobile) | Alerter
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Puis qu'elle est réalisée sur des patients qui s'amelioreront de toute façon.

Elle ne s'appui pas sur des sous groupes pertinent.

Toujours le même problème des études sur un groupe de lombalgique non spécifiques ! Pas mieux que rien faire !

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