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Les effets biologiques du massage du quadriceps après exercices analysés à la biopsie

Rédigé par le Samedi 3 Mars 2012



Les effets biologiques du massage du quadriceps après exercices analysés à la biopsie
Une biopsie comparative de onze sujets sains ayant bénéficié de 10 minutes de massage sur un quadriceps a permis de mettre en évidence des effets anti-inflammatoires immédiats.

Provenance :

Canada

Résumé issu de Medline :

Massage therapy is commonly used during physical rehabilitation of skeletal muscle to ameliorate pain and promote recovery from injury. Although there is evidence that massage may relieve pain in injured muscle, how massage affects cellular function remains unknown. To assess the effects of massage, we administered either massage therapy or no treatment to separate quadriceps of 11 young male participants after exercise-induced muscle damage. Muscle biopsies were acquired from the quadriceps (vastus lateralis) at baseline, immediately after 10 min of massage treatment, and after a 2.5-hour period of recovery. We found that massage activated the mechanotransduction signaling pathways focal adhesion kinase (FAK) and extracellular signal-regulated kinase 1/2 (ERK1/2), potentiated mitochondrial biogenesis signaling [nuclear peroxisome proliferator-activated receptor γ coactivator 1α (PGC-1α)], and mitigated the rise in nuclear factor κB (NFκB) (p65) nuclear accumulation caused by exercise-induced muscle trauma. Moreover, despite having no effect on muscle metabolites (glycogen, lactate), massage attenuated the production of the inflammatory cytokines tumor necrosis factor-α (TNF-α) and interleukin-6 (IL-6) and reduced heat shock protein 27 (HSP27) phosphorylation, thereby mitigating cellular stress resulting from myofiber injury. In summary, when administered to skeletal muscle that has been acutely damaged through exercise, massage therapy appears to be clinically beneficial by reducing inflammation and promoting mitochondrial biogenesis.

Références bibliographiques

Crane JD, Ogborn DI, Cupido C, Melov S, Hubbard A, Bourgeois JM, Tarnopolsky MA. Massage therapy attenuates inflammatory signaling after exercise-induced muscle damage. Sci Transl Med. 2012 Feb 1;4(119

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1.Posté par Aegis le 03/03/2012 07:29 | Alerter
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Quel était le protocole du traitement ? Combien de temps de massage, le type de massage ?

En tout cas c'est une bonne nouvelle pour faire taire les détracteurs du massage...

2.Posté par thomas Rulleau le 03/03/2012 09:38 | Alerter
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si les "détracteurs du massage" prétendent que le massage est inefficace alors, ils ne sont pas à jour de la littérature depuis longtemps...

si les "détracteurs" du massage sont pour la perte du terme massage dans notre titre au motif que ce qui caractérise le kinésithérapeute c'est la capacité de faire un choix dans nos techniques (dont le massage fait parti) après une démarche diagnostique, alors j'en fais parti et cet article ne me fera pas taire.
Il en confirme d'autres

3.Posté par Kinéblog le 03/03/2012 16:39 | Alerter
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Pour être plus précis il y a des détracteurs du terme "masseur" devant kinésithérapeute. La bivalence de notre titre ne cesse pas de nous nuire.
Le terme "masseur" est dans le faire, "kinésithérapeute" dans le concevoir.
Et regretter amèrement que les "décideurs" qui ont présidé à la création de notre embryon de société "savante" crurent nécessaire de nous trainer encore une décennies ou deux ce réducteur (et péjoratif) qualificatif.... conformisme et soumission ? ... plus probablement opportunisme pour les uns et indifférence (ou incompétence) pour les autres.
Grosse bêtise, et une sacrément belle opportunité gâchée.

Kinéblog,
kinésithérapeute-rééducateur

4.Posté par Michel GEDDA le 03/03/2012 19:57 | Alerter
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Comment prendre un patient en Kinésithérapie sans le masser ?
Sans s'approprier une connaissance sensitivo-motrice de ses structures et réactions aux palpations exploratoire et thérapeutique ?

5.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 04/03/2012 11:10 | Alerter
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Je ne sais pas si l'action anti-inflammatoire est liée à la capacité du thérapeute de savoir murmurer aux oreilles des mitochondries.
Peut être les conséquences d'une bête irritation cutanée couplée à une mobilisation mécanique rythmée adaptée aux reliefs grâce à la main de masseur.
Pour se faire, il faudrait coupler la biopsie du patient à l'IRMf du praticien. Parce que, quand même, souvent, quand je masse, j'ai l'impression d'un grand vide entre mes deux oreilles sans que le patient y trouve à redire. Il a plutôt tendance à en redemander...

6.Posté par Kinéblog le 04/03/2012 13:11 | Alerter
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Très juste, donc si la kinésithérapie ne peut s'exercer sans l'acte de masser, pourquoi distinguer particulièrement cet outil diagnostique et méthode de traitement du reste du corpus invoqué pour l'application de cette thérapeutique non-médicamenteuse ?
Gymnaste médical-kinésithérapeute emporterai la même erreur de logique.
Dire que le kinésithérapeute pratique habituellement, de façon rémunérée, le massage, la gymnastique médicale et la physiothérapie à des fins de rééducation, de réadaptation, de réhabilitation et de bien être me parait une affirmation de bon sens.
Se complaire dans la confusion de la fin et des moyens (et surtout la revendiquer), semble un tantinet absurde non ?
À moins que l'activité d'un masseur soit fort différente de celle d'un kinésithérapeute...
Soyons un peu sérieux, pouvez-vous affirmer que la qualification superfétatoire de masseur devant kinésithérapeute fut contributive d'une quelconque évolution positive de notre profession, durant ces dernières décennies ?
Il est certain qu'il est plus facile de laisser en l'état ce titre qui nous tire vers le bas que d'initier une démarche pour tenter de faire modifier par le législateur le CSP.
Alors soyons honnêtes ou simplement cohérents, ce webzine ne s'intitule pas actumasseur-kiné et nos patients vont chez le kiné, pas chez le masseur-kiné.
Quand je dis que je suis kinésithérapeute je suppose que tout le monde, à commencer par mes confrères, comprennent que je traite les dysfonctionnements des corps en utilisant des moyens physiques non-invasifs, en préventif comme en curatif. Je ne suis pas masseur, mais je masse souvent car c'est une des formes d'application d'un des moyens physiques dont je dispose, le mouvement, au même titre que le chaud ou le froid dans le cadre de mon activité habituelle et rémunérée de kinésithérapeute (qui traite le mouvement par le mouvement)...
Au fait, le massage thérapeutique isolé n'est plus nomenclaturé depuis un bonne décennie !
Une occasion de méditer sur la complexité de la construction de notre identité professionnelle, une identité qui nous colle à la peau ?

Kinéblog

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