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Thoraciques

Mesure des courbures rachidiennes à l’aide d’une règle flexible

Rédigé par le Samedi 15 Avril 2017

Publication originelle en 2015



Population-cible :

Sujets jeunes et sains, des deux sexes.

Matériel :

Une règle souple et déformable de type Flexicurve.

Procédure :

Le sujet est invité à se tenir en position debout relâchée. L1 et S2 sont repérées, à partir des crêtes iliaques pour L1 (comptage des épineuses à partir de L4) et des EIPS pour S2. La règle souple est appliquée sur la peau puis sa forme est reproduite sur une feuille de papier.

Pour la cyphose thoracique, C7 et T12/L1 ont servi de marqueurs de départ et la procédure était identique.

Une ligne h a été tracée à partir des deux points extrêmes de la courbe. Une perpendiculaire L à la ligne h est tracée à la hauteur du point de la courbe le plus éloigné de la ligne h.

L’angle de courbure θ est déterminé par la formule θ = 4 arc tan 2 h / L

Valeurs :

Une lordose lombaire de l’ordre de 35°± 12° est retrouvée chez les sujets féminins, de 22°± 10° chez les sujets masculins. La cyphose thoracique est de l’ordre de 23°± 7°. Il existe une différence significative entre les sexes (p<0.001), qui ne se retrouve pas pour la cyphose thoracique (p=0.288).

Les douleurs lombales sont, dans cette étude, en rapport avec une lordose accentuée (p=0.006), alors que les douleurs thoraciques ne sont pas en rapport avec une cyphose accentuée (p=0.946).

Fiabilité :

Une revue systématique précédente [2] citée par les auteurs a conclut à une fiabilité bonne à excellente selon les études analysées.

Références bibliographiques :

[1] Mirbagheri SS et al. Evaluating Kyphosis and Lordosis in Students by Using a Flexible Ruler and Their Relationship with Severity and Frequency of Thoracic and Lumbar Pain. Asian Spine J. 2015 Jun;9(3):416-22. doi: 10.4184/asj.2015.9.3.416.

Article disponible en ligne
Articles en rapport avec le sujet

[2] Barrett E, McCreesh K, Lewis J Reliability and validity of non-radiographic methods of thoracic kyphosis measurement: a systematic review. Man Ther. 2014 Feb; 19(1):10-7.

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1.Posté par Jacky OTERO le 08/07/2015 06:19 (depuis mobile) | Alerter
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Alors là je suis très surpris : dans les deux cas (lombaire et thoracique) cela hé ressemble pas à ce que je retrouve au quotidien ! Exactement l''inverse je dirais.

Population différente ?

Si on retombe dans "mal de dos = trop cambré" !

2.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 08/07/2015 08:43 | Alerter
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Oui le lien entre lordose accentuée et lombalgie ne me semblait pas reconnu. C'est effectivement une population jeune, qui ne correspond pas au tout venant retrouvé en clinique. Les plaintes lombaires peuvent alors être liées à une impaction articulaire postérieure majorée chez les filles.

3.Posté par VincentD le 08/07/2015 13:10 | Alerter
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Bonjour, pour quelle raison l'impaction des articulaires postérieures est elle source de douleurs ?
Je pensais que le cartilage "non innervé" n'était pas à origine des douleurs ! Enfin je pensais... Serait ce alors la synoviale a l'origine de la plainte des patientes ?

4.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 08/07/2015 14:03 | Alerter
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La capsule des articulaires postérieures est innervée. Le périoste est innervé : il est possible de mettre en évidence des condensations osseuses sur S1 liées à l'impact de la pointe de l'articulaire inf de L5 lors d'une extension maintenue, chez des sujets plus âgés, ayant perdu une dimension verticale de leur disque lombaire.

5.Posté par Jérémy le 17/04/2017 12:59 | Alerter
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Je trouve pour ma part :

Que quantifier les courbures rachidiennes à des fins de suivi d'évolution de pathologie est pertinent.

Mais je ne crois pas en un modèle de diagnostic où une mesure rachidienne quantitative nous permettrai de conclure (sauf cas très particuliers) que si on trouve x alors le patient à y.

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