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Musculo-squelettique

Positionnement scapulaire : la comparaison avec le côté "sain" est-elle pertinente ?

Rédigé par le Mardi 21 Août 2012



Positionnement scapulaire : la comparaison avec le côté "sain" est-elle pertinente ?
Il est tentant, lorsqu’on subodore une altération de cinématique scapulaire (dyskinésie) chez un patient souffrant de l’épaule, de comparer le positionnement statique de la scapula concernée avec le côté opposé. Cette façon de procéder part du principe que, chez un sujet asymptomatique, ce positionnement serait bilatéralement équivalent.

L’objectif de cette étude était de décrire et comparer la cinématique 3D des épaules côté dominant et non dominant chez des sujets asymptomatiques. L’hypothèse de départ était qu’il n’existe pas de différence de positionnement scapulaire entre les deux côtés, supportant ainsi le fait que le côté sain puisse servir de référence lors de l’évaluation clinique d’un dysfonctionnement scapulaire.

14 sujets asymptomatiques ont participé à cette étude. Pour chaque sujet, la cinématique scapulaire en 3D a été acquise de manière simultanée sur les deux scapula à l’aide d’un système électromagnétique d’analyse du mouvement, lors des 3 séquences du Lateral Scapular Slide Test (LSST) de Kibler (bras à 0° au repos le long du corps, bras à 45° mains sur les hanches, et bras à 90° d’abduction en rotation interne). On trouvera une description du LSST dans (Odom, 2001) cité plus bas.

Les résultats ont montré une différence de positionnement de la scapula contre le thorax entre côté dominant (rotation externe et rotation haute [=sonnette latérale] plus importantes) et non dominant pour les 3 positions testées. En revanche, de 0 à 90° la cinématique scapulaire est quasi identique des deux côtés.
Ces résultats doivent être pris en considération lors de l’évaluation du positionnement scapulaire d’une épaule symptomatique par rapport au côté controlatéral. Cette évaluation devrait être complétée par une observation dynamique ou "semi-dynamique' de la cinématique scapulaire pour interpréter cliniquement les asymétries scapulaires et avoir des informations discriminantes sur la présence de symptômes liés à une dyskinésie scapulaire.

Résumé disponible en ligne
Morais NV, Pascoal AG. Scapular positioning assessment: Is side-to-side
comparison clinically acceptable? Man Ther. 2012 Jul 23


Remarque:
Le LSST, malgré sa facilité de mise en œuvre en pratique clinique et la renommée de son initiateur, souffre déjà d’un manque de fiabilité. Voir, par exemple :
Shadmehr A, Bagheri H, Ansari NN, Sarafraz H. The reliability measurements of
lateral scapular slide test at three different degrees of shoulder joint
abduction. Br J Sports Med. 2010 Mar;44(4):289-93

ou
Odom CJ, Taylor AB, Hurd CE, Denegar CR. Measurement of scapular asymetry and
assessment of shoulder dysfunction using the Lateral Scapular Slide Test: a
reliability and validity study. Phys Ther. 2001 Feb;81(2):799-809.

(On trouvera une description du LSST dans cet article disponible en ligne)

Mais certains lui trouvent tout de même un intérêt… rien n’est simple.
Curtis T, Roush JR. The Lateral Scapular Slide Test: A Reliability Study of
Males with and without Shoulder Pathology. N Am J Sports Phys Ther. 2006
Aug;1(3):140-6


Merci à Nicolas Savouroux pour l’alerte…

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23.Posté par Adrien Pallot le 16/09/2012 17:04 | Alerter
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Le painful arc test n'apparaît pas avoir une validité très importante pour diagnostiquer un conflit (sensibilité : 0,53, spécificité : 0,76, Ratio de vraisemblance + : 2,25 et - : 0,62) [1]. Et l'article de Yamakado [2] ne confirme pas l'intérêt diagnostique de l'infiltration pour connaître la structure atteinte puisqu'il ne retrouve que 70% d'injection au bon endroit, sans différence significative de diminution de la douleur entre injections au bon endroit et celles qui ne le sont pas. Je doute donc qu'une telle infiltration puisse aider à connaître la validité anatomique et/ou physiologique du painful arc test mais je suis d'accord sur son effet sur la douleur.


[1] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22773322

[2] http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12368787

22.Posté par Yves SEGHIN le 07/09/2012 16:03 | Alerter
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@ JL E : Point de mauvais esprit...
Il y a sans doute des études. Mais, rappelons-nous d'où nous venons... Arc douloureux + autres signes cliniques = hypothèse (unique ou multiple) = infiltration de lydocaïne dans la structure la plus susceptible de provoquer l'arc. Si suppression de l'arc après l'injection, on déduit que la structure infiltrée était bien la cause de l'arc. Tout a commencé, en pratique, comme cela. Certains cliniciens continuent à utiliser l'infiltration diagnostique et ce type d'infiltration a aussi permis de constater que certains patients étaient améliorés au-delà du temps de vie du produit... Pourquoi ? Le plus souvent il s'agissait de calcifications dans la bourse... Comment agit la lydocaïne ? On ne le sait toujours pas. Mais qu'importe.
Amicalement.
Yves

21.Posté par Adrien Pallot le 07/09/2012 15:28 | Alerter
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@ JL E : Point de mauvais esprit, plutôt une mise en avant filmographique des « il a dit/écrit » à propos d’auteurs reconnus et historiques, à qui parfois on peut prêter plus de dires qu’ils n’ont écrits.

Par ailleurs, concernant cet arc douloureux, quels sont les éléments de sa validité anatomique et /ou physiologique ?

La douleur entre 60° et 120° est-elle seulement la conséquence de l’accrochage des tendons de la coiffe sur la voûte sous-acromiale ?

La douleur au-delà de 120°, évoquant plutôt une pathologie acromio-claviculaire, peut-elle être expliquée par la mise en jeu plus importante de cette articulation après 100° d’élévation latérale (du fait du rapprochement progressif du centre instantané de rotation (de la sonnette externe) de la scapula en regard de l’articulation acromio-claviculaire) ?

Si quelqu’un pourrait m’éclairer…

20.Posté par Francis G le 02/09/2012 02:15 | Alerter
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@ Fred S :
Désolé pour ton prob d'ATM !!! Et en effet, peu de formation française s'attardent à l'ATM dans les problèmes de l'ATM. Il y a peu d'étude sur la thérapie manuelle dans le traitement des dysfonctions temporomandibulaire articulaire (luxation méniscale, douleur articulaire). Dans le cadre d'une luxation méniscale irréductible, tu peux utiliser :
1) Des techniques articulaires décrites dans une RCT de Carmeli et al., 2001 qui utilisent des techniques de mobilisations accessoires interne et, ou postérieure (très efficace!!). L'étude n'est pas disponible en ligne. Avec une faible expérience, après 1 mobilisation en glissement interne (grade III, oscillation, 1min) j'obtiens « en moyenne » une diminution de la douleur de 2 points sur l'EVA (parfois l'abolition), et une augmentation de l'ouverture de bouche de 1 à 6 mm. A essayer en auto-mobilisation ! Certains proposent un glissement interne en Mulligan (Mobilisation with movement) avec l'ouverture de bouche.
Si le gain ne se maintient pas sur 2 jours, il vaut voire du côté des parafonctions... en cervical, et éventuellement en neuroméningé (décrit par van Piekartz en autre) ?
Enfin, malgré le gain d'amplitude, souvent le ménisque reste luxé (ouverture de bouche en latérodéviation homolat, course condylienne diminuée et voire douloureuse) et limite la fin d'amplitude. Et là pourquoi pas associé
2) Un renforcement musculaire en rétropulsion mandibulaire pour faire reculer le ménisque et renforcer sa stabilisation par le temporal post. Là désolé pas d'étude en tête.

Et en effet deux revues systématiques contredisent la théorie occlusale dans la physiopathologie temporomandibulaire. La plus récente (Manfredi et a., 2012) confirme l'ancienne (Gesch et al., 2004) et conclue que « it is clear that the presence of TMD pain is not related with the existence of measurable occluso-postural abnormalities » (Manfredi et a., 2012). Une récente étude épidémio-étiologique connclue également que la preuve d'une relation occlusale causale est faible (Türp et al., 2012). Pour cette dernière étude, seul le bruxisme, la perte d'une dent postérieure ou une inversion d'articulé postérieure ont été retrouvé avec une certaine uniformité à travers les études (Türp et al., 2012). Cette faible relation occlusion-dysfonction temporomandibulaire semble être en lien avec le fait qu'il y a des preuves que les gouttières occlusales n'apportent pas d'amélioration sur la qualité de la vie et sur la dépression dans le traitement des DTM (Ebrahin et al, 2012).

Confraternellement.

Carmeli E, Sheklow SL, Bloomenfeld I. Comparative study of repositioning splint therapy and passive manual range of motion techniques for anterior displaced temporomandibular discs with unstable excursive reduction. Physiotherapy. 2001;87:26 –36.
Manfredini D, Castroflorio T, Perinetti G, Guarda-Nardini L. Dental occlusion, body posture and temporomandibular disorders: where we are now and where we are heading for. J Oral Rehabil. 2012 Jun;39(6):463-71. doi: 10.1111/j.1365-2842.2012.02291.x. Epub 2012 Mar 21.
Gesch D, Bernhardt O, Kirbschus A. Association of malocclusion and functional occlusion with temporomandibular disorders (TMD) in adults: a systematic review of population-based studies. Quintessence Int. 2004 Mar;35(3):211-21.
Türp JC, Schindler H. The dental occlusion as a suspected cause for TMDs : epidemiological and etiological considerations. J Oral Rehabil. 2012 Jul;39(7):502-12. doi: 10.1111/j.1365-2842.2012.02304.x. Epub 2012 Apr 9.
Ebrahim S, Montoya L, Busse JW, Carrasco-Labra A, Guyatt GH; for the Medically Unexplained Syndromes Research Group. The effectiveness of splint therapy in patients with temporomandibular disorders: A systematic review and meta-analysis. J Am Dent Assoc. 2012 Aug;143(8):847-857

19.Posté par Yves SEGHIN le 31/08/2012 19:44 | Alerter
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Cher Jean-Luc,
J'ai eu effectivement beaucoup de plaisir à accéder aux dernières évolutions de la médecine orthopédique avec Steven Deconinck, mais "les facettes articulaires" ne nous intéressaient qu'à cause d'un article apparemment remarquable mais biaisé par une grosse erreur.
Le problème de fond n'est pas dans toutes ces discussions et ce n'est pas la première fois... J'essaye, comme je peux, d'interpeller les francophones qui sont à la traîne en orthopédie non-chirurgicale. "A system of orthopaedic medicine" va bientôt sortir dans sa troisième édition et les francophones n'ont toujours pas de référence commune et, comme vous l'avez constaté, ils ne parlent même pas la même langue. Les ex pays de l'Est s'y mettent, l'Amérique du Sud aussi... Et les francophones ? Récemment encore je lisais un article qui comparait le MTP et le massage (si je me souviens bien) pour les "épiconylalgies" et je fus consterné de constater que la comparaison avait été faite en utilisant la technique pour le site 2 (MTP + Mills)... Mais bon Dieu quels biais !!! "Epicondylagie" ne veut pas dire "tennis elbow", ni "épicondylite de type 2"... Où allons-nous ? je pourrais aussi vous parler (mais Steven le ferait mieux que moi) d'une étude turque démontrant l'inutilité du MTP pour les tendinite du sus-épineux et illustrant l'article d'une photo où l'opérateur agit manifestement sur le sous-épineux. Il existe aussi une belle étude sur les erreurs techniques de nos confrères... Il serait intéressant de la voir sur ActuKine
Mais peut-être tout cela vient-il trop tôt. La mode est aux techniques myo-fasciale ou autre mobilisation nerveuse... Peut-être n'y peut-on rien pour l'instant sauf partager nos indignations, nos expériences, nos avancées. Une dernière pour la route : beaucoup d'attention, beaucoup de précision = meilleure efficacité... Une technique dorsale que je pensais bien connaître : http://www.youtube.com/watch?v=zwDdBMqfjr8&feature=plcp
Et vous ?
Amicalement
Yves

18.Posté par Yves SEGHIN le 31/08/2012 18:52 | Alerter
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Là franchement, je ne comprends plus.
Quel rapport entre la voiture DeLorean et notre orthopédiste (Codman) ?
Sur le site que vous signalez : "La DeLorean DMC-12 est l'unique modèle d'automobile construit par la DeLorean Motor Company entre 1981 et 1983."

Plus sérieusement à propos du "rythme omo-thoracique" ou "scapulaire" ou "scapulo-huméral" selon les préférence de vocabulaire de chacun :
" * L'élévation active peut également déclencher un "arc douloureux", habituellement compris entre 60 et 120°, et qui traduit l'accrochage de la lésion tendineuse de la coiffe dans le défilé sous-acromial.

- Cet accrochage apparaît à l'élévation et surtout à la redescente du bras, obligeant parfois le patient à retenir le bras pour passer la zone douloureuse.

- Au-delà de 120°, l'élévation active redevient facile et non douloureuse.

- Un arc douloureux au-delà de 120° oriente plutôt vers une pathologie de l'articulation acromio-claviculaire.
* Enfin, lors de ce mouvement d'élévation latérale active de l'épaule, l'étude du rythme scapulaire recherchera une rupture du rythme harmonieux décrit par Codman traduisant l'asynchronisme des articulations scapulo-thoracique et scapulo-humérale (inversion de rythme)."
Selon le très sérieux site médical : http://www.medix.free.fr/cours/loco_c_007.php

Il s'agit ici du Codman de http://en.wikipedia.org/wiki/Ernest_Amory_Codman

17.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 31/08/2012 18:51 | Alerter
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Parfait Yves,

Grande journée aujourd’hui... vous avez appris que "rythme omo thoracique", ça se dit "rythme scapulo huméral" en anglo-saxon comme en patois francophone, et moi j'ai appris que vous avez passé 3 jours en aout avec M. Deconinck à lire un article sur les facettes articulaires. Loin de nous opposer, nos différences nous enrichissent...

A bientôt sans doute pour d'autres échanges (un peu plus constructifs, peut-être, hein ?...)

Bien cordialement

16.Posté par JL E le 31/08/2012 18:49 | Alerter
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Ca, c'est du mauvais esprit envers Yves...C'est l'homme qui a vu l'homme qui a lu l'ours Codman qui signe en 1990.
Par contre, la démo du paradoxe de Codman dans Wikipédia est très bien écrite (pas signée, dommage..) et à lire. Merci.

15.Posté par Adrien Pallot le 31/08/2012 16:46 | Alerter
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Mon esprit critique me pousse à un questionnement :

Etant donné que la DeLorean n'a été construite qu'entre 1981 et 1983 [1], comment est-il possible qu'un texte de Codman de 1911 soit référencé en 1990 dans ce site alors qu'il est mort en 1940 [2] ?


[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/DeLorean_DMC-12

[2] http://en.wikipedia.org/wiki/Ernest_Amory_Codman


14.Posté par Yves SEGHIN le 31/08/2012 15:46 | Alerter
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"L’analyse du rythme scapulo-huméral, lors de l’élévation est un moment important, sur lequel insistait déjà Codman (Codman, 1990)" sur le site que je vous ai renseigné (assez bas, je le concède). Mais bien sûr, "rythme omo-thoracique" et "rythme scapulo-huméral" peut vous sembler difficilement conciliable. Cependant vous trouverez bien ce site à partir du mot-clef "rythme omo-thoracique"...
"il y a une différence entre mesurer une abduction en dynamique (lors d'un mouvement continu), et mesurer 3 positions successives 0, 45, et 90° d'abduction."
Oui... Et alors : le bras monte j'imagine... Donc, à moins que là aussi on ergote sur les mots : c'est de mouvement dont il s'agit au bout du compte.
Par ailleurs, vous ne me croirez sans doute pas, mais il ne m'intéresse pas de brasser de l'air... Je tente simplement de susciter un peu d'esprit critique dans un monde que je connais bien et qui a peu de chance de se faire reconnaître s'il n'est pas un peu plus sérieux... Un de mes amis (enseignant l'orthopédie dans plus de 25 pays) souvent sollicité pour "relire" des projets d'articles scientifiques (ou pour y apporter son avis) pourrait vous donner beaucoup d'exemple de curiosités telles que celles que je tente de souligner dans le résumé de votre article qu'on pourrait conclure ainsi : "Bon : bien construit, sans doute. La vocabulaire change. L'article présente des résultats... Et alors..."
Pour discuter de ce genre de choses avec mon ami (quadrilingue parfait) : Steven Deconinck
Nous avons passé trois jours à travailler ensemble au mois d'août et il m'a montré une étude très intéressante sur les facettes articulaires... Belle conclusion... Sauf que... Il pourra vous en parler si vous le désirez.
Très amicalement.

Yves

13.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 31/08/2012 13:40 | Alerter
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Bonjour Yves,

je ne trouve pas de trace de "rythme omo-thoracique" dans le document que vous proposez, sauriez vous m'aider ?

si vous faites une recherche sur Internet avec "rythme omo-thoracique", je pense que vous trouverez beaucoup de bonnes choses.

Ce serait bien plus drôle si vous la faisiez pour nous, cette recherche... tenez nous au courant.

Il est vrai qu'une ligne est une succession de points, mais tout le monde parle de ligne

Vous avez raison... d'un point de vue géométrique. Ici, au cas ou ça vous aurait échappé, il s'agit de cinématique avec la prise en compte d'un paramètre important, le temps. Expérimentalement il y a une différence entre mesurer une abduction en dynamique (lors d'un mouvement continu), et mesurer 3 positions successives 0, 45, et 90° d'abduction.

Et puisque vous semblez savoir plein de choses depuis longtemps, vous devez également savoir que le pragmatisme anglo-saxon, dont vous vous réclamez, n'autorise pas de systématiquement brasser de l'air, et n'exclut pas un minimum de rigueur dans la pensée et les propos. Reste à savoir si le pragmatisme anglo-saxon, lui, se réclame de vous...

Bien cordialement.

12.Posté par Yves SEGHIN le 31/08/2012 11:30 | Alerter
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A propos du "rythme omo-thoracique" voir http://www.maitrise-orthop.com/viewPage.do?id=1010
Codman, déjà au début du 20° siècle
Vieux concept bien connu

11.Posté par Yves SEGHIN le 31/08/2012 09:39 | Alerter
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Je n'ai évidemment pas le temps de faire une revue de la littérature en ce domaine, mais si vous faites une recherche sur Internet avec "rythme omo-thoracique", je pense que vous trouverez beaucoup de bonnes choses.
J'aimerais avoir votre point de vue après ce petit travail.

Yves

10.Posté par JJ le 31/08/2012 09:34 | Alerter
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Dans une démarche EBM, la phrase "nous savons depuis longtemps" devrait être évitée.
Il y a un d'un côté un constat clinique et des connaissances anatomiques, qui permettent d'émettre des hypothèses. Mais il y a surtout la confrontation de ces hypothèses à l'étude clinique, qui ne confirme pas toujours l'intuition du clinicien.

9.Posté par Yves SEGHIN le 31/08/2012 07:21 | Alerter
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Par delà tous ces échanges à prendre au second dégré... Plus sérieusement : nous savons depuis longtemps que la cinématique (le rythme omo-thoracique, la sonnette latérale) est perturbée du côté de l'épaule symptomatique... Cette étude, par delà le vocabulaire, apporte-t-elle quelque chose de nouveau et d'utile ?
Yves

8.Posté par Yves Seghin le 31/08/2012 01:24 | Alerter
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Merci pour ces précisions. Je ne savais pas que la langue scientifique française était constituée désormais par une traduction mot à mot de l'anglais. "rythme omo thoracique a toujours existé et convient très bien surtout pour un os qui n'a aucune articulation avec le thorax et qui, par essence, est "construit" (se construit) par et pour le mouvement. Cependant, le point de vue francophone en France semble changer : il s'agit désormais de '"succession de positions statiques". Il est vrai qu'une ligne est une succession de points, mais tout le monde parle de ligne... Le vocabulaire scientifique français semble donc évoluer ! Il faudra essayer de s'habituer. ;-) Dont acte et grande avancée pour l'EBM !
Bien à vous
Yves

7.Posté par Jean-Luc Nephtali le 31/08/2012 00:26 | Alerter
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Bonjour Yves,

et merci pour votre commentaire.
J'ai bien vérifié... scapular positioning se traduit bien par "positionnement scapulaire", désolé.
Par ailleurs, dans cette étude, il ne s'agit pas comme vous semblez le penser de mesures en "dynamique" lors de mouvements continus, mais de mesures en "semi-dynamique", c'est à dire une succession de mesures de positions statiques. Gageons que votre "conséquentialisme anglo-saxon" (?) puisse en prendre acte et vous permettre une meilleure compréhension de cette note.
Enfin, pourriez vous nous expliquer ce que vous appelez "rythme omo-thoracique", s'il vous plait, mon "platonisme francophone" (?) n'est pas encore à un niveau de réflexion suffisant pour intégrer ce concept.

Bien cordialement

6.Posté par Yves SEGHIN le 29/08/2012 23:40 | Alerter
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A propos de l'article sur l'épaule, je comprends difficilement son titre : Positionnement scapulaire : la comparaison avec le côté "sain" est-elle pertinente ?
Curieux alors qu'il s'agit d'une étude, semble-t-il, dynamique.
De plus, nous l'avons tous constaté, une omoplate "à priori" mal placée n'est aucunement prédictive d'un problème gléno-huméral.
La question fondamentale serait peut-être : qu'en est-il du rythme omo-thoracique du côté de l'épaule qui souffre (ou qui a souffert et a été traitée. Je pense à toutes les bursites).
Yves

5.Posté par Yves SEGHIN le 29/08/2012 23:35 | Alerter
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Faut pas toujours chercher midi à quatorze heures.
Blocage = inflammation = arthrite = quel stade ?
Selon la réponse : AINS ou infiltration ou MTP + prévention (la clope par exemple)
J'ai pas mal d'expérience dans le domaine et je peux dire que certains ont fait une religion des troubles de l'ATM... Tout viendrait d'un trouble de l'occlusion, donc de l'ATM et ils pourraient expliquer les causalités mécaniques des dents jusqu'au gros orteil. Joli, mais complètement délirant.
Toujours revenir au pragmatisme anglo-saxon (Cyriax) et en philosophie, au conséquentialisme anglo-saxon aussi qui est capable de changer d'idée si le réel résiste à l'Idée. Malheureusement les francophones sont encore très platoniciens et quand ils se tournent vers le pragmatisme anglo-saxon, ils croient bien trop vite l'avoir compris et avoir assimilé les techniques.

4.Posté par Fred S le 27/08/2012 00:20 | Alerter
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Merci pour ton travail sur la dog technique que tu affectionnes particulièrement.
Concernant les ATM j'ai eu un épisode sympathique de blocage qui m'a fait comprendre à quel point ces articulations étaient douloureuses lorsqu'elles s'y mettaient. Tout ça à cause des chewing gum que je mastique à longueur de journée. J'ai donc décidé de reprendre la clope, ça fait moins mal!

J'ai evidemment essayé tout ce que je pouvais connaitre sur la question, massage, traction, exercices contre resistances, auto-uppercut avec des résultats plus ou moins probants...Après 1 mois de purée et de compote et une technique improvisée enfin efficace, les choses se sont arangées.

J'ai cherché des formations qui isolent la thérapie des ATM sans rentrer dans les problématiques lunguales ou de déglutition et je n'ai rien trouvé...SI quelqu'un a une idée avant que ça me reprenne...

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