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Enseignement

Pour la première fois en France, des scholarships de 25000€ offert par une société de formation continue

Rédigé par le Mardi 8 Décembre 2015



La société Kpten a publié sur son blog la semaine dernière la donation de 25 000€/an pour permettre à des kinésithérapeutes français de financer un master clinique (en Australie) ou un doctorat clinique (aux USA) et entrer dans un parcours pour enseigner en formation continue en France.

La société Kpten a été créé en 2010 et a pour objectif de professionnaliser la formation continue en France et développer des spécialisations pour les kinésithérapeutes.

Pour atteindre le premier objectif, il est nécessaire d'aider des enseignants en formation continue post-graduée à entrer dans des structures universitaires majeures gérées le plus souvent par des physiothérapeutes renommés diplômés de 3é cycle universitaire.
Ces physiothérapeutes sont reconnus pour leurs publications dans le champ de la recherche clinique qui permettent d'améliorer la prise en charge des patients.

Depuis cette année, la plupart des formations Kpten sont complètes, ce qui permet de provisionner des financements pour aider la recherche et le développement.

Les formations IAOM-US qui ont démarré en France en novembre 2011 sont maintenant bien en place. Elles permettent une passerelle vers le doctorat clinique de l'Université de Texas Tech aux Etats-Unis.
Grâce aux inscriptions, Kpten va offrir une bourse d'étude de 6 000€/an pour payer les frais de scolarité d'un étudiant accepté dans le programme de l'Université de Texas Tech. Un accord entre le participant et son implication dans l'enseignement et ses publications sera signé dès 2016.

Les formations de Manual Concepts (Australie), démarrés également en 2011, se trouvent dans le même cas. Plus d'une quarantaine de kinésithérapeutes français ont validé le certificat de Manual Concepts. Grâce aux inscriptions, le candidat qui présentera le meilleur dossier et le meilleur niveau d'anglais se verra offrir une bourse d'étude de 19 000€ pour couvrir une grande partie des frais d'inscription du Master clinique en Thérapie manuelle de l'Université de Curtin (36000AUD) en Australie. Un accord entre le participant et son implication dans l'enseignement et ses publications sera signé dès 2016.

Grâce à ces bourses, Kpten reste convaincu que l'enseignement en formation continue nécessite la qualification d'enseignants maîtrisant la méthodologie de la recherche clinique et devant aussi publiés des travaux réalisés par eux-mêmes.

Trop de formateurs en France passent leur temps sur Pubmed et pensent maîtriser la méthodologie sans jamais avoir rien publiés de sérieux, et/ou réalisent des formations à droite et à gauche qu'ils recuisinent pour l'enseigner le week-end d'après (ce qui tire vers le bas).

Dans tous les pays développés, les formateurs suivent plusieurs fois les formations pour les enseigner et enseignent petit à petit sous un tutorat d'enseignants seniors. Ils doivent également posséder une qualification universitaire qui leur permet de développer des compétences en analyse critique de la littérature.
Enfin, ils doivent réaliser des travaux de recherche cliniques originaux et en publier les résultats régulièrement.

Ces scholarships (bourses d'études) vont s'étendre à d'autres formations organisées par Kpten dans les prochaines années. Restez connecté.

Pour les candidats intéressés merci d'adresser un email sur le formulaire suivant

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1.Posté par Laurent ROUSSEAU le 08/12/2015 11:04 | Alerter
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LaurentR
Bonjour Pierre

C'est enseignants seront ils également présents pour la formation initiales?
Dans combien de temps pourra t'on compter sur eux?
Merci

2.Posté par Poumarat Lucile le 08/12/2015 12:00 | Alerter
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CES au lieu de c'est
Bien amicalement
Lucile

3.Posté par Poumarat Lucile le 08/12/2015 12:01 | Alerter
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CES au lieu de c'est
Bien amicalement
Lucile

4.Posté par Laurent ROUSSEAU le 08/12/2015 12:06 | Alerter
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LaurentR
Bonjour Pierre

Ces enseignants seront ils également présents pour la formation initiales?
Dans combien de temps pourra t'on compter sur eux?
Merci

5.Posté par Seb le 08/12/2015 12:37 | Alerter
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Le doctorat de la Texas Tech se fait en 5 à 7ans...

6.Posté par Eugenio astudillo le 08/12/2015 13:04 (depuis mobile) | Alerter
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Hi pierre
Could u please Tell ME the procedure to fullfill the Master in Perth
As u Know i Finished manualconcepts 3 years ago, imta Assistant, Mcconnel., Du lille2
Etc
yours sincerely

7.Posté par JL Safin le 08/12/2015 15:23 | Alerter
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Bravo !

8.Posté par moitry le 08/12/2015 21:02 (depuis mobile) | Alerter
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Whaou
Super initiative !
Bravo

9.Posté par Fred S le 09/12/2015 23:19 | Alerter
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C'est une belle initiative que de redistribuer l'argent de la formation continue généré par un organisme de formation pour que deux étudiants / an puissent bénéficier desdites formations...c'est unique me semble-t-il. Merci d'avoir fait la promotion de cette initiative sur Actukiné. Il ne reste plus, aux autres organismes, qu'à faire ce type de don pour avoir le droit de faire leur promotion également.
La formation continue et la formation initiale devrait effectivement être assurées par des personnes qualifiées. La thérapie manuelle n'est cependant pas le seul champ d'activité en kinésithérapie et ne couvre qu'une petite partie de l'exercice des kinésithérapeutes qui continuent de travailler dans leur cabinet, en centre de rééducation ou à l’hôpital.
D'autres champs sont délaissés hélas par manque d'intérêt de la part des professionnels mais aussi peut être par manque d'offres de formations novatrices. Il existe encore de nombreuses pistes à explorer et heureusement qu'il n'existe pas qu'un seul modèle, ni un seul chemin.
PS : "Trop de formateurs en France passent leur temps sur Pubmed et pensent maîtriser la méthodologie sans jamais avoir rien publiés de sérieux, et/ou réalisent des formations à droite et à gauche qu'ils recuisinent pour l'enseigner le week-end d'après (ce qui tire vers le bas). "
Je suis certain que les personnes hyper-qualifiées qui dispensent les formations au sein de l'organisme dont la promotion est faite sur ce post, et qui respectent "la méthode" ne s'aventureraient pas à écrire ce genre de jugements à l'emporte pièce et caricaturaux. Car pour pouvoir écrire cela et se permettre de dénigrer les "formateurs en France" (on a échappé aux formateurs "français") encore faudrait-il réaliser une étude sociologique des formateurs, analyser le contenu de leurs formations, leur méthode de transmission, leurs grilles d'analyses, les résultats sur les participants à court terme et à long terme, en matière notamment de modification des pratiques...
Je suis même certain que de nombreux formateurs en France font même la promotion de l'organisme de formation cité dans ce post parce que ces formateurs, bien que ne sachant pas lire correctement une étude sur pubmed, parce que les français sont débiles ( y a qu'à voir comment ils votent) sont peut-être doués d'autres qualités comme le discernement ou l'absence de dogmatisme...

10.Posté par alexandre c le 11/12/2015 20:20 | Alerter
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Merci fred S. Je partage votre avis.

11.Posté par Pierre TRUDELLE le 12/12/2015 12:28 | Alerter
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@ Laurent Rousseau : Le niveau d'enseignement en formation initiale ou continue nécessite de posséder une diplôme universitaire de 2 ou 3 cycle au minimum dans tous les pays développés. Le diplôme de cadre de santé est insuffisant pour enseigner partout dans le monde sauf en France.
Pour la formation continue, on voit que ceux qui ont réagit sont ceux qui n'ont pas de qualification universitaire reconnue.

Il vous reste 3 jours pour appliquer et enseigner dans une fac britannique pour enseigner en formation initiale (qui est de 3 ans d'étude en là-bas). Pour être pris, il faudra présenter un doctorat et des compétences en analyse critique (et je ne parle pas du niveau d'anglais).
https://www1.bournemouth.ac.uk/lecturersenior-lecturer-physiotherapy-part-time-04-fte

@ Srour : on ne dénigre pas les formateurs français. On souhaiterait qu'il soit plus modeste et plus critique sur leur niveau et il n'y a pas besoin d'études sociologiques pour le démontrer car c'est tabou dans parler. Une partie ne peut rien faire pour évoluer car il n'y a rien qui les y incite (ni bourse d'étude en formation initiale, ni parcours de formation structuré pour le formation continue). En 2007, la SFP a proposé que le niveau moyen pour enseigner en kinésithérapie en formation initiale soit le niveau master. Qui s'est emparé de cela et qui s'est donné le moyen de se fixer cet objectif ? Les enseignants qui poursuivent leurs études universitaires le font sur leur compte et leur temps personnel. Est-ce la preuve d'un niveau de développement professionnel avancé ? Quand à l'évaluation sociologique, nous serions également les seuls à faire cela.
Les formations sont évaluées sur la grille de Kirkpatrick et le niveau de satisfaction des participants est le niveau le plus bas de l'échelle.

12.Posté par Guillaume Deville le 22/01/2016 13:49 | Alerter
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Je salue l'initiative ! Bravo !
Trouver un moyen de s'assurer de la qualité des enseignants et du contenu des formations est important. La validation d'un niveau universitaire est sans doute une façon intéressante. Maintenant, ce n'est pas en obtenant un Master en Biomécanique dans une fac de sport qu'on devient un meilleur enseignant auprès des cliniciens qui voient des patients tous les jours au cabinet. Il faudra sans doute garder à l'esprit la limitation que peut constituer le manque de pratique clinique de formateurs exclusivement universitaires qui pourraient proposer des contenus intéressants mais inapplicable en pratique réelle.
Souvenons-nous que la pratique fondée sur les preuves comporte plusieurs dimensions, et pas seulement les données actuelles de la science. L'expérience clinique de certains formateurs profite aux praticiens qui assistent à leurs cours même si le contenu n'est pas (encore) validé. Il serait intéressant de pousser (les aider aussi !) ces formateurs à valider le contenu de leur cours.
Malheureusement aujourd'hui, si notre pratique se limite à tout ce qui comporte une validation solide... nous laissons certains patients sans soin...
Je suis certain que ces dimensions vous pré-occupent également, mais il me tenait à coeur de les rappeler. Le niveau master n'est pas une garantie sans faille, mais constitue sans doute une base intéressante.
Je renouvelle mes félicitations. Et j'espère que la profession saura poursuivre et compléter ce genre d'initiatives pour améliorer la légitimité et la qualité de la kinésithérapie en France et surtout pour nos patients :)

13.Posté par Thomas le 23/01/2016 18:10 | Alerter
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Bonjour Guillaume,
je partage tes inquiétudes. Il est actuellement extrêmement difficile de mener de front des études universitaires, une pratique clinique et un enseignement... J'espère, parmi d'autres dans mon cas, la création d'une discipline universitaire permettant d'avoir des kinésithérapeute enseignant, pratiquant et cherchant... mais pour avoir suivi des interventions d'enseignants "exclusivement universitaires", ils ont souvent une humilité grande à reconnaitre les limites de leurs champs de compétences que j'aimerais retrouver aussi chez certains cliniciens exclusifs bien péremptoires dans certains cours que j'ai eu le malheur de suivre ;-)

Une remarque cependant sur cette phrase :
L'expérience clinique de certains formateurs profite aux praticiens qui assistent à leurs cours même si le contenu n'est pas (encore) validé. Il serait intéressant de pousser (les aider aussi !) ces formateurs à valider le contenu de leur cours.

Il ne peut et ne doit s'agir que d'évaluation, pas de validation. "Valider" un contenu de cours, c'est partir du principe que ce contenu fonctionne et ne pas se laisser la possibilité d'évoluer vers autres choses dans le cas contraire.

14.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 23/01/2016 22:32 | Alerter
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" mais pour avoir suivi des interventions d'enseignants "exclusivement universitaires", ils ont souvent une humilité grande à reconnaitre les limites de leurs champs de compétences que j'aimerais retrouver aussi chez certains cliniciens exclusifs bien péremptoires dans certains cours que j'ai eu le malheur de suivre ;-)"

Normal. Dire "je ne sais pas" est ce qu'on veut entendre du premier, ce que l'on ne veut pas entendre du second.

Mais cela n'explique pas bien pour quelle raison un universitaire devrait enseigner d'autres matières que les siennes à de futurs praticiens. Combien d'universitaires réclament que des praticiens de terrain viennent assurer leur enseignement ?
Même dans un domaine proche, il faut voir quel mépris est encore aujourd'hui affiché par les spécialistes universitaires envers les MG, qui ne peuvent être que des "ratés", alors qu'ils représentent le coeur du métier et la majorité des médecins.

15.Posté par Thomas le 24/01/2016 09:36 | Alerter
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Bonjour Jean Louis
J'ai envie d'entendre un clinicien me dire je ne sais pas quand il ne sais pas, ou dire "je pense que... mais ce n'est pas sûr".

En général, c'est en reponse à des questions que j'ai eu comme reponse que ça depassait le champs de compétence.

Ben oui, les MG ont manqué la spécialité, les kinésithérapeutes ont manqué medecine, les ostéopathe ont manqué kinésithérapie 😊

16.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 24/01/2016 14:25 | Alerter
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Pour un patient, un clinicien qui ne sait pas est un mauvais clinicien. Donc tous les jours, on ment au patient, on se ment, à cause de cette duplicité forcée. Forcément, ceux d’entre nous qui enseignent mentent aux étudiants ou aux stagiaires qu’ils forment, à des degrés divers.

Pour les vieux praticiens ça se passe plutôt bien, puisqu'ils ont passé le cap de la sélection : le NNT de la thérapie manuelle étant de en gros de 5, à force d’en «guérir» un sur 5, cela fini toujours par faire une belle cohorte de patients ne jurant que par eux.

Pour les jeunes praticiens, la situation est souvent intenable et je comprends très bien que certains, désormais de culture scientifique, soient absolument désorientés face aux approximations quotidiennes de la relation thérapeutique.

Certains n’attendent même pas de faire quelques années de clinicat avant de jeter l’éponge. Idéalement, ils devraient changer de métier, de domaine, mais les circonstances de la vie font que ce n’est pas toujours possible.

D’autres se réfugient dans les études universitaires et cela tombe bien, puisque nous avons besoin d’études fondamentales et d’enseignements sur nos domaines communs (recherche bibliographique, lecture critique d’article, biostatistiques, ...).

En dehors de ces domaines, sont-ils les mieux placés pour aider les cliniciens dans leur pratique quotidienne ?
Est-ce que l’humilité dont tu les pares résistera aux effets de manches du haut de leur chaire ?

17.Posté par Thomas le 24/01/2016 20:18 | Alerter
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Je ne sais pas Jean-Louis, je ne suis concerné que de loin... Je ne suis pas financé pour ma thèse, donc j'ai la chance (dans mon malheur) de faire de la recherche (et de l'enseignement) sur ce que je pratique au quotidien... J'espère surtout que l'avenir permettra d'avoir des chercheurs financés pour faire de la recherche et de l'enseignement et de la pratique en même temps, servant en plus de pont entre les cliniciens purs et les chercheurs purs...

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