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QROC statistique

Rédigé par le Vendredi 26 Octobre 2012



QROC statistique
Selon l’Express et bien d’autres journaux, l'agence de sécurité sanitaire (Anses) réfute ce lundi l'étude controversée du Pr Séralini sur un maïs transgénique, mais elle appelle à engager des travaux sur les effets à long terme de la consommation d'OGM associés à des pesticides.

Le communiqué de l’ANSES énonce :

«En effet, au-delà des critiques déjà émises par d’autres instances sur le plan méthodologique, et sur la base de l’expertise approfondie qu’elle a menée, l’Anses considère que la faiblesse centrale de l’étude réside dans le fait que les conclusions avancées par les auteurs sont insuffisamment soutenues par les données de cette publication. Celles-ci ne permettent pas d’établir scientifiquement un lien de cause à effet entre la consommation du maïs OGM et/ou de pesticide et les pathologies constatées, ni d’étayer les conclusions et les mécanismes d’action avancés par les auteurs.»

Lire le rapport de l’ANSES

Dans certains IFMK formant leurs étudiants à la biostatistique, une majorité d'entre eux peuvent répondre a ce QROC :

"Pourquoi l’étude de Séralini ne permet pas d’établir scientifiquement de lien de cause à effet entre la consommation d’OGM et/ou les pesticides et les pathologies constatées ?"

Manifestement, les journalistes n'y arrivent pas. Et vous ?

La réponse

Prendre connaissance de l'étude de Séralini

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1.Posté par Shahmaei le 27/10/2012 00:13 | Alerter
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Bonjour JLE,

Cette étude fait vraiment beaucoup de bruit !!
Je suis actuellement des cours en master d'ergonomie et à cette occasion j'ai pu discuter de cette étude avec un professeur de toxicologie bossant à l'INRS. J'ai lu le rapport que tu as mis en lien également. S'ils invalident l'étude et sas conclusions, ils en profitent pour promouvoir leur structure (faute de style)

1. Comment des biais d'une étude peuvent-ils parvenir à être silencieux jusqu'à la publication d'une étude. La publication scientifique a pourtant tout un système de rétrocontrôle qui permet d'authentifier un résultat et de valider ou pas une étude pour publication.
2. Il semblerait que la vulgarisation des études et de l'extrapolation de leur hypothèse est plus importante que la réponse à l'hypothèse elle-même.

Exemple : Etude de Stayer et Johnston 2001
Encore hier, un professeur soutenait qu'une étude sur des sujets avec simulateur de conduite + cell phone ( et autres simulateurs de conduite). Conclusion pour le professeur : conduire en parlant multiplie par deux le risque d'accident de la route...
Pour moi : ce serait accident en simulateur seulement ;)

3. A ça on peut ajouter, combien d'études négatives sont publiées. Très peu, pourtant cela garantirait l'intégrité de la science, pour sûr !!!
Un petit clin d'oeil à Maisonneuve qui fait de la veille scientifique en publication

Le GERAR veut participer à ce mouvement scientifique qui garantit son intégrité

Petite boutade en passant , à quand la première revue référencée avec des articles à études négatives et conflit d'intérêts !!!

2.Posté par Thomas le 27/10/2012 09:35 | Alerter
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Bonjour Nathanaël,
J'espère que ton master ce passe bien.
Ce que les auteurs de l'étude mette en avant, c'est que oui elle a des biais et des limites, mais que les études sensées démontrer l'innocuité sont faites sur les mêmes bases, sauf qu'elles duraient 2 mois au lieu de 2 ans ici. Donc si ln dit que cette cette étude ne prouve pas la nocivité les autres ne peuvent pas se prévaloir de montrer l'inocuite... Et ça je l'entends bien.
N'étant ni biologiste ni statisticien, je ne me sens pas compétent pour juger plus.

3.Posté par Shahmaei le 27/10/2012 11:32 | Alerter
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D'accord avec toi sur la valeur scientifique. Le problème étant que cette étude n'avait apparemment pas qu'un bit scientifique. C'est ce que je déplore...

Je t'ai pas trouvé sur APA santé. Pour ma part ça se passe bien en master, des fondamentaux à découvrir ou à revoir, ça ne fait que du bien.
Et l'ambiance université je ne connaissais pas, c'est cool.

On verra les exams comment ça va se passer

4.Posté par JLN le 27/10/2012 12:06 | Alerter
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Bonjour,

Quelques commentaires sur cette étude dans le magazine La Recherche de décembre :
- Sur le nombre de bestioles : les protocoles pour les études de toxicité sub-chronique (3 mois comme l'étude Monsanto), ne sont pas transposables aux études de toxicité chronique (2 ans) pour lesquelles il est recommandé un nombre plus élevé de sujets (je répète bêtement, hein, j'y connais rien...).
- Sur les conflits d'intérêt : ils ne sont pas que financiers, ils peuvent être aussi militants. Or Séralini est membre du CRIIGEN, comité de recherches indépendantes sur le génie génétique, dont le positionnement anti OGM est connu. Ce lien aurait dû être signalé dans la publication.

Celà dit, et ça c'est mon avis, Séralini a bien raison quand il demande qu'on décortique l'article Monsanto (Hammond, 2004) autant que le sien...

Par ailleurs, l'Express souligne la concomitance de la publication de l'article et la sortie du bouquin de Séralini, "Tous cobayes", ainsi que la sortie du dossier du Nouvel Obs...

5.Posté par JL E le 27/10/2012 12:32 | Alerter
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Ce qui a le don de m'énerver :

- Ce sont les Flaysakier et autres Messager qui répètent sur les ondes comme des perroquets que cette étude a des biais statistiques impardonnables sans aller plus loin (sûrement par méconnaissance),

- Les académies accoquinées depuis des lustres aux vendeurs de produits sanitaires et phytosanitaires qui n'ont comme justificatifs de ces biais que les statistiques descriptives ne prouvent rien (alors que n'importe quel débutant en bio-stats sait bien que ceci est dévolu aux statistiques inférentielles)

- Qu'un membre de l'académie des sciences (dont la spécialité est les biostats) ne trouve lui rien à redire à cette étude du point de vue biostat sous couvert d'un non-bidonnage des données, comme toujours (mais celà vaut aussi pour les gangsters pharmaceutiques)

- Qu'une Agence d'état en remette une couche, cette fois-ci au motif que cette étude ne prouve pas la causalité. Or ces menteurs, rétribués par nos impôts, savent bien qu'une étude isolée ne peut JAMAIS apporter la preuve de la causalité (cf les critères de Hill), mais simplement se prononcer en faveur d'une liaison statistique entre ingestion de ces produits et présence de tumeurs.

M'énervent rogntgu, m'énervent...!

6.Posté par Shahmaei le 27/10/2012 17:22 | Alerter
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un lien d'études négatives

http://www.jnrbm.com/

J'ai regardé les articles concernant notre domaine, ça casse pas des briques mais ça le mérite d'éxister

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