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Evidence Based Practice

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la TECAR thérapie (2/2)

Rédigé par le Jeudi 19 Mai 2016



POINT 5 : Analyse de la littérature scientifique fournie en MP par la firme Indiba :

© bryanjhall - Fotolia
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La brochure a été demandée mi-avril 2016 ; elle correspond à un document datant d’octobre 2012. Sur le site Human tecar la newsletter stoppe en 2012 aussi…

7 études sont détaillées dans la documentation aimablement envoyée par Indiba (on y retrouve les études citées dans le post précédent). Au passage, si l’on jette un œil à l’une des seules études qui comporte une bibliographie, on y trouve une liste de 20 études majoritairement en italien qui datent pour la plupart d’il y a une vingtaine d’année et surtout qui correspondent à l’utilisation de l’hyperthermie en cancérologie, ophtalmologie, etc. (donc sans rapport avec le champ musculosquelettique).

Étude 1 : Retrospective analysis of its application in a Sports High Performance Center (CAR Sant Cugat, Barcelona) during the period 2009-2011 de Vall, J.(1); Sendrós, S.(2); Sust, F.(3); Linde, X(.3) y Til, Ll.(4); (1) Faculty of Health and Life Sciences, UPF (Barcelona). (2) Medical Department of INDIBA S.A. (noter l’indépendance au passage) (3)(4) Physiotherapy department of CAR , Sant Cugat del Vallès (4) Head of Service
Analyse critique rapide : un poster ( ?) où l’on note l’absence de problématique et où les auteurs réalisent une enquête de satisfaction (pas de groupe contrôle) sur 60 patients à qui sont administrés 6 types de traitements simultanément…

Étude 2 : INDIBA®activ Therapy radio-frequency 448 kHz open study with 535 patients de González de Vega C; Martínez C; García A; Hasko M; Barba S; Horcajo MV; Buenaventura M. MEDYR Clinic, Madrid, Spain.
Analyse critique rapide : encore un poster où 535 patients sont traités en l’absence de groupe contrôle…

Étude 3 : Multi center, controlled, randomized study of the regenerative diathermy in rehabilitation de S. ramón 1, f. Vidiella 1, V. Poca 2 , f. Garcia-fructuoso 2, r. foraster 3, J. González-lagunas 4. Barcelona, Spain
Analyse critique rapide : 66 patients randomisés en un groupe placebo et un groupe tecar ; sous groupage en 3 pathologies (tendinopathie achilléenne bursite trochantérienne et syndrome temporo-mandibulaire) ; les mesures utilisent VAS, SF-36 et GROC. Au passage, notez bien « Conflict of interests: This study has been financed by INDIBA S.A. ». Heureusement, il n’est pas retrouvé de différence significative entre les groupes !

Étude 4 : Monopolar Capacitive Resistive radio-frequency 448 kHz in the femur fracture post-chirurgical treatment de A. TERRANOVA, G. VERMIGLIO, S. ARENA , A. CICCIÒ, S. DIDIO, M. VERMIGLIO
Analyse critique rapide : 30 patients avec fracture du fémur opérés sont divisés en un groupe où la rééducation est classique et un groupe où l’on ajoute à cette même rééducation des séances de tecar thérapie ; les mesures concernent la douleur et le volume de l’œdème. La douleur est à l’avantage du groupe tecar mais seulement jusqu’à j7. Pour l’œdème, il semble aussi y avoir un avantage dans les premiers jours puis le résultat est finalement identique. Les mesures sont difficiles à lire car assez mal présentées (l'auteur compare des mesures pour chacun des dix traitements) comme l’article d’ailleurs… Mais le plus important reste l’absence de randomisation à laquelle on pourrait ajouter celle de l’aveuglement…

Étude 5 : Cervicalgia, Lumbago, Sciatica: Application of Capacitive energy system de A. MOLINA , B. ESCHACHO, M.V. MOLINA , S. MARISCAL
Analyse critique rapide : 23 patients avec lumbago, lombosciatique, cervicalgie ou NCB en échec de traitement (ou n’en ayant pas eu) utilisent la tecar thérapie. Il est reporté une amélioration sur la douleur et sur certains signes de l’examen médical (ex : spurling test) ; là encore, la méthode utilisée est de faible qualité avec notamment une absence de groupe contrôle…

Étude 6 : Osteoarticular pain in geriatric patients: Treatment with Capacitive energy transfer system de J.R. BORDAS, D. MARTINE Z - Physiotherapy Unit “Fabra i Puig” Medical Centre, Barcelona
Analyse critique rapide : 214 patients avec douleurs articulaires, déficiences et rigidité musculaire ( ?) ont éprouvé une amélioration significative de 62 % sur leur douleur… tout ceci sans groupe contrôle…

Étude 7 : Therapeutic hyperthermia by Capacitive – Resistive Electric Transfer for degenerative neck pain de IN GLÉS, F. & VICENT ; E. UNI VEMP & Department of Physical Medicine and Rehabilitation University Hospital Clinic Valencia, Spain
Analyse critique rapide : 100 patients avec cervicalgie : 50 en tecar contre 50 en US (10 séances chacun) ; les mesures concernent la douleur, les paresthésies, les sensations vertigineuses, la mobilité cervicale ; la manière dont ces mesures sont recueillies n’est pas connue (aucun aveuglement n’est décrit et on sait juste que la douleur est mesurée par NRS). On permet aux patients d’avoir accès à d’autres traitements (dont par exemple des AINS) si ils le souhaitent mais on ne listent plus ces paramètres par la suite. Le traitement statistique est difficile à lire car l’auteur fait des comparaisons pour chacun des dix traitements… Globalement cependant, les deux traitements ne divergent pas significativement sur la majorité des différentes mesures…

POINT 6 : petit tour sur pubmed ?

Avouons-le tout de suite, pas grand-chose à se mettre sous la dent :

On retrouve cette étude assez isolée dont les résultats montrent en in vitro que l’application tecar sur des cellules souches adipeuses de donneurs sains amène une prolifération cellulaire supérieure à un contrôle...

On trouve aussi une étude expliquant que la température cutanée augmente pendant et un peu après l’application de la tecar thérapie mais sans lien à un quelconque état de santé

On a vu aussi une revue en hollandais, un traitement canin suivi par échographie, une amélioration de la fonction érectile Et l’amélioration clinique de patients lombalgiques (série de cas) en alliant laser et tecar

CONCLUSION

A ce jour, il existe une insuffisance de preuves montrant que la TECAR thérapie possède une quelconque efficacité clinique.

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1.Posté par Matthieu L le 19/05/2016 13:30 | Alerter
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Merci Yannick pour ce travail. Je m'interrogeais récemment sur tout ça et avait quelques doutes quant aux arguments avancés par le constructeurs (faisceau de preuve, arguments d'autorités, machines très classe toute belle, lunette de protection colorée et sigle attention danger à afficher, cérémonial bien rodé... tout ce qu'il faut pour un bel effet contextuel).

2.Posté par Seb le 19/05/2016 17:37 | Alerter
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En gros La seule étude plus ou moins bien construite ne montre pas d'efficacité supérieure au placebo (étude 3)?

3.Posté par Yannick Barde-Cabusson le 19/05/2016 18:04 | Alerter
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Exactement Seb. L'étude 3 possède la meilleure (= la moins pire) méthode et ne montre pas d'effet supérieur suivant si l'appareil est allumé ou éteint... mais il existe peut être des études qui n'ont pas été porté à ma connaissance car je n'ai pas fait le travail d'une revue systématique.

4.Posté par Seb le 19/05/2016 19:44 | Alerter
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C'est fâcheux pour du materiel qui coûte plusieurs milliers d'euros...

5.Posté par Marc Massiot le 21/05/2016 12:07 | Alerter
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Bonjour, merci pour cette présentation. J'ai toutefois une remarque importante.
Parler de science nécessite une recherche constante d'objectivité. Or la présentation ci-dessus est à charge. Vous partez d'un a priori négatif sur cette technologie et vos remarques tendent à démontrer votre croyance. C'est dommage car l'ouverture de ce post est intéressant et mérite approfondissement.
Vous dites que la plupart des études datent de plus de 20 ans, or 5 parmi les 20 sont dans ce cas. 10 concernent les applications musculo-squelettiques. D'autre part il est plutôt important d'avoir quelques données sur les implications de cette technologie en cancérologie. Sinon vous pourriez légitimement vous poser la question des effets sur les tissus de ce point de vue. Il y a donc bien un rapport avec les utilisations du kinésithérapeute.
Même si je conviens que les études contrôlées randomisées sont d'un meilleur niveau de preuve, les études ouvertes comme l'étude 2 avec 535 patients ont une valeur scientifique reconnue par la HAS. Ce sont des données qu'il faut prendre comme telles. Ce poster présenté aux JFK 2011 était passé par le comité de scientifique des JFK à juste titre. Les journaux scientifiques réservent une place à ce type d'études parce qu'elles sont porteuses d'informations sur les pathologies qui répondent le mieux par exemple. Elles permettent dans un second temps de mieux cibler une population pour une étude contrôlée randomisée. Les points de suspension n'ont jamais fait une analyse critique.
Concernant l'étude 3, votre commentaire montre bien vous ne connaissez pas les modes de financement des études scientifiques dans le monde médical. Heureusement que ce sont les labos qui financent les études des nouvelles molécules ou des nouvelles technologies qu'ils mettent sur le marché ! cela s'appelle le promoteur de l'étude. L'étude est ensuite confiée à un investigateur (labo de recherche ou une équipe médicale ou paramédicale reconnue) qui réalise la recherche et qui met son nom sur cette recherche et sur les résultats (c'est comme ça partout dans le monde). Les résultats sont ensuite publiés. Si une équipe de recherche donne des résultats faux, elle sera mise au ban de sa communauté et ne pourra plus publier.
Sur cette étude 3, votre conclusion est erronée, il existe une différence significative sur 'impression subjective du patient par rapport au placebo et la conclusion de l'étude est la suivante "L’impression d’amélioration est puissante pour le TA (tendon d'Achille) et la
BT (bursite trochantérienne), sans différences d’EVA, ni pour SF -36. L’impression du patient semble être la méthode la plus fiable pour évaluer cette technique, très utile pour le traitement à court terme du TA , utile pour la BT et non effective pour le STM (syndrome temporo-mandulaire)."
Dans vos commentaires de l'étude 4, avec groupe contrôle, de la même manière, vous cherchez à diminuer l'impact des résultats. Quand vous êtes le patient, diminuer significativement la douleur et l'oedème de manière significative dans les premiers 7 jours post-opératoires, c'est important, sans compter l'impact sur les amplitudes articulaires qui ne sont pas mesurées ici. Mais vous semblez considérer que c'est négligeable.
Etude 5 et 6 même remarque sur votre analyse critique. Et voici un extrait du texte de l'étude 6 "Les résultats obtenus ont révélé une amélioration considérable dans 62% des cas, à savoir, une amélioration qui s’est maintenue en tant que condition stable dans le temps".
Etude 7 : analyse n'est pas confirme au contenu, voici des extraits des résultats et de la conclusion : "Les deux traitements améliorent la douleur provoquée lors de toutes les séances; cependant, le CRET agit plus rapidement en améliorant la douleur lors d’un plus grand nombre de visites et ce dès le début de manière statistiquement significative (p < 0,005), alors qu’avec l’ultrason aucune signification statistique n’est atteinte avant les visites 6 et 10 (fin).
et en conclusion "Il a été prouvé que la méthode d’hyperthermie d’IN DIBA® via transfert électrique capacitive-résistive (CRET ) est une méthode efficace et sûre pour traiter les cervicalgies dégénératives par rapport à l’ultrason (le traitement habituel pour ce problème), et il montre
une efficacité analgésique plus rapide".
Concernant votre conclusion, je laisse à nos lecteurs le soin de faire la leur.

Quand une technologie entre sur le marché avec succès, il est nécessaire d'avoir une approche critique mais ouverte sur la question, sans quoi derrière la science se cache aussi la pseudo-science qui devient un frein à la Connaissance (l'histoire de la Science est chargée dans ce domaine). Le succès remporté auprès des confrères utilisateurs est aussi un élément à prendre en compte. Les recommandations sur la pratique clinique et les conférences de consensus de la HAS s'appuient sur ces pratiques. Enfin les confrères ne sont pas tous des idiots et leurs résultats cliniques sont à prendre en compte pour orienter de nouvelles recherches.
Dans le même temps nous aimerions tous avoir plus de recherches et en particulier plus d'études contrôlées randomisées, nous sommes bien d'accord sur ce point. Ce n'est pas une raison pour ne pas avancer.
Pour être transparent sur ma position, il n'est un secret pour personne que j'ai introduit cette technologie en France après avoir analysé les données scientifiques (les aspects positifs comme les insuffisances) et l'avoir testée positivement en pratique clinique sur des patients venant de toute la France et d'Europe. C'est ainsi que l'équipe médicale de l'INSEP l'a introduit dans ses traitements ainsi que la commission médicale du Comité Olympique et Sportif Français, le staff médical de l'équipe de France de Hand-Ball et bien d'autres.

6.Posté par Yannick BARDE-CABUSSON le 21/05/2016 15:57 | Alerter
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Bonjour Mr Massiot, et tout d’abord merci de prendre part au débat.

Je vais être franc : votre commentaire m’embête. Il m’enquiquine car vous pinaillez. Et vous ne pinaillez pas "scientifiquement", vous pinaillez parce que les preuves soutenant une quelconque efficacité de votre appareil dans le champ musculo-squelettique sont très très minces.

Je pourrais répondre point par point à votre commentaire très long dans un nouveau commentaire lui aussi très long. Je ne vais pas le faire, par pour me défiler mais parce que vous allez m'emmenez sur une pente glissante où le débat sera celui d'une joute sur des détails et pas sur le fond.

Le fond, quel est-il ? Simplement que les études que vous mettez en avant souffrent quasi toute d’une validité interne, d’une cohérence externe et d’une pertinence clinique plus que médiocre.

Je souhaite seulement contre-pinailler sur une de vos remarques concernant l’étude 3 (la moins dénuée d’intérêt puisque le seul ECR !) :
je me pose une question : si je suis acheteur de votre appareil, comment me satisfaire d’un dispositif qui n’améliore ni la douleur ni la fonction de trois pathologies fréquemment rencontrée en cabinet ?
Avec une amélioration sur des cellules traversée par un courant en in vitro et contre un groupe sans courant ?
Avec l’amélioration de la fonction érectile si j’ai une maladie de La Peyronie ?
J’investirais dans votre appareil parce que certains patients ont eu une impression globale de changement statistiquement significative (quelle taille d’effet d'ailleurs svp ???) alors que leur douleur et leur fonction est restée la même ?

Soyons sérieux et arrêtons de pinailler : gardez vos certitudes et votre "générosité", je garde ma "petite" analyse critique ;)

7.Posté par Jean-Luc NEPHTALI le 21/05/2016 21:54 | Alerter
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C'est ainsi que l'équipe médicale de l'INSEP l'a introduit dans ses traitements ainsi que la commission médicale du Comité Olympique et Sportif Français, le staff médical de l'équipe de France de Hand-Ball et bien d'autres


Oui, et donc ? Avec quels résultats ?

Il est bien dommage de conclure votre commentaire de la sorte, Monsieur Massiot. Votre intervention aurait pu être constructive mais vous l'avez décrédibilisée sur le champ.
L'argumentation du style "vu à la télé" ou "vu dans les équipes de foot", relève au mieux d'une stratégie marketing plutôt crassouillette, au pire du foutage de gueule et de l'insulte à l'intelligence des professionnels auxquels vous vous adressez.

J'étais présent dans l'assistance, lors de la communication faite aux JFK 2013. Votre orateur, mis en difficulté par Jean Mougel, le modérateur de la communication, et par Pascal Gouilly, vous n'avez pas hésité à intervenir à sa place pour défendre votre produit. C'est fort regrettable pour l'indépendance de vos contributeurs...

8.Posté par Marc Massiot le 23/05/2016 10:39 | Alerter
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Bonjour,
M. Barbe-Cabusson, vous vous êtes exprimé, moi aussi. C'est très bien ainsi. Sachez que je promeus à chaque occasion la nécessité de faire des études contrôlées randomisées. La grande difficulté est d'obtenir des financements pour les réaliser.
M. Nephtali, même si je ne comprends pas votre ton polémiste, je vous répondrai sur le champ professionnel. Concernant votre "vu à la télé", nous ne sommes pas dans le téléachat, j'ai bien précisé qu'il s'agit des équipes médicales, Kinésithérapeutes et de Médecins du Sport de ces organismes et je suis profondément désolé du peu de considération que vous leur portez; peut-être n'avez-vous pas eu l'occasion de travailler avec eux, dommage, c'est passionnant.
Pour le dernier point, je suis heureux que vous l'évoquiez si le point n'était pas clair pour certains. M. Mougel a demandé à l'intervenant si il y avait conflit d'intérêt. C'est tout à fait légitime et d'ailleurs, il est classique, dans les congrès médicaux qu'avant chaque intervenant, une diapo déclare les conflits d'intérêt de l'intervenant (comme dans les articles, c'est tout à fait sain, une suggestion pour les prochaines JFK).
Il faut préciser que ce n'est pas parce que vous êtes en lien avec tel ou tel labo ou organisme de formation que vous présentez des résultats incorrects. Par exemple, si vous êtes formateur d'une méthode ou d'une technique kinésithérapique, vous êtes payé pour vos interventions. Lorsque que vous présentez des résultats de recherche sur cette méthode, il y a conflit d’intérêt puisque c'est une manière de promouvoir cette méthode et que vous y avez intérêt. Mais ça ne vous empêche pas de présenter des travaux tout à fait sérieux. Par contre les personnes qui vous écoutent sont d'autant plus attentives au traitement des données qu'ils savent que vous êtes impliqué.
Dans le cas que vous évoquez aux JFK 2013, en réponse à la question de M. Mougel sur le conflit d'intérêt, étant dans la salle et co-auteur, j'ai souhaité, par honnêteté intellectuelle, prendre la parole et déclarer que j'avais un lien avec la société qui commercialise la technologie en question. Il me semblait que c'était louable. J'ai d'ailleurs échangé sur ce point avec Pascal Gouilly de manière tout à fait ouverte et cordiale après l'intervention.
Nous avions constaté des bons résultats cliniques sur des pathologies comme les périostites ou les enthésopathies et nous voulions, dans une démarche scientifique, savoir si nous avions effectivement un effet intra-osseux et si oui, s'il était plus adapté d'utiliser le mode capacitif ou le mode résistif. Nous avons donc mis en place une étude pilote avec une radiologue spécialiste de l'IRM en musculo-squelettique et nous avons fait des tests à l'IRM avant-après traitement pour mesurer l'impact sur la circulation intra-osseuse. Puis nous avons présenté nos résultats.
Je tiens d'ailleurs à signaler que nous avons fait cette étude sans aucun financement, nous y avons passé quelques nuits et dimanches pour préparer la méthodo, réaliser les mesures, collecter les résultats et les traiter, puis les communiquer. Juste pour comprendre comment agit cette technologie, par intérêt scientifique, pour notre métier et nos patients. Je ne vois pas quoique ce soit de répréhensible à cela, bien au contraire. Et les censeurs qui veulent nous jeter la pierre pourraient peut-être s'y mettre aussi. Ils s'apercevraient que rien n'est simple et que c'est beaucoup de travail.
J'ai présenté des résultats scientifiques dans plusieurs pays du monde en Australie, à Hong-Kong, au Japon,... devant des publics de Médecins, de Physio, les participants connaissent les règles du jeu et nous invectivent pas. Ils vous écoutent, échangent des arguments pour se forger un avis.
Merci pour ces échanges.

9.Posté par Salerno le 29/05/2016 13:17 (depuis mobile) | Alerter
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Que de bruit pour rien!ou fric quand tu nous tient non?

10.Posté par Labeguerie christophe le 03/06/2016 11:05 | Alerter
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Bref après ce débat passionnant, en tant que kiné je pense assez sérieux,cet appareil aussi onéreux soit-il , apporte t -il des résultats incontestables et majeurs pour les patients qui ne seraient pas obtenus sans lui?Cette dépense est elle justifiée?

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