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Domaines Spécifiques

Une classification de la lombalgie basée sur les mécanismes susceptibles de la provoquer

Rédigé par le Mardi 11 Septembre 2012



Une classification de la lombalgie basée sur les mécanismes susceptibles de la provoquer
Encore une tentative de cerner les symptômes lombalgiques. 464 lombalgiques ou lombo-sciatalgiques ont été évalués par des praticiens selon un protocole standardisé. Trois groupes ont été extraits.

Sensibilité comme spécificité de ces trois groupes d’observation sont quasiment tout le temps au delà de 90%, lorsque leurs résultats sont confrontés à un avis d’expert.
La classification semble assez claire et tenir la route. Il doit y avoir d'autres titres de paragraphe possibles...

Les lombalgiques «cérébraux» :

  • Douleur disproportionnée, non mécanique, imprévisible lors de sa provocation,
  • Douleur disproportionnée par rapport à la nature et l'étendue de la blessure ou de la pathologie,
  • Forte association avec des facteurs psychosociaux traduisant une inadaptation à la douleur (ex. émotions négatives, les mauvaises auto-efficacité, croyances et comportements inadaptés)
  • Zones douloureuses diffuses / sans relation avec l’anatomie / hyper-sensibilité à la palpation.
 

Les lombalgiques «neurodynamiques» :

  • La douleur fait référence à une distribution métamérique ou cutanée»,
  • Il y a des antécédents de lésion neurale,
  • La douleur peut être provoquée ou amoindrie par des tests mécaniques destiner à déplacer, comprimer, stresser les nerfs.
 

Les lombalgiques «où tout se passe comme dans les livres» :

  • La douleur est circonscrite à la zone de lésion ou des troubles
  • Les douleurs sont nettes, avec des facteurs mécaniques ou anatomiques distinctement capables de les aggraver ou de les soulager.
  • Les douleurs sont habituellement intermittentes et liées avec le mouvement ou les tests de provocations mécaniques. Ce peut être un mal plus constant ou une douleur pulsatile au repos (?)
  • La douleur n’est pas associée avec d’autres dysesthésies, n’est pas insomniante. Elle n’est pas décrite comme vive, à type de brûlure, de choc, de décharges électriques.
 

Références bibliographiques

Smart KM, Blake C, Staines A, Thacker M, Doody C. Mechanisms-based classifications of musculoskeletal pain: part 1 of 3: symptoms and signs of central sensitisation in patients with low back (± leg) pain. Man Ther. 2012 Aug;17(4):336-44. Epub 2012 Apr 23.

Résumé disponible en ligne

Articles en rapport avec le sujet

Smart KM, Blake C, Staines A, Thacker M, Doody C. Mechanisms-based classifications of musculoskeletal pain: part 2 of 3: symptoms and signs of peripheral neuropathic pain in patients with low back (± leg) pain. Man Ther. 2012 Aug;17(4):345-51. Epub 2012 Mar 31.

Résumé disponible en ligne

Articles en rapport avec le sujet

Smart KM, Blake C, Staines A, Thacker M, Doody C. Mechanisms-based classifications of musculoskeletal pain: part 3 of 3: symptoms and signs of nociceptive pain in patients with low back (± leg) pain. Man Ther. 2012 Aug;17(4):352-7.

Résumé disponible en ligne

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1.Posté par Kamil le 13/09/2012 13:59 | Alerter
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Vous savez ce qui manque un peu chez actukiné? un peu de casuistique pour illustrer les articles. C'est peut-être pas dans la 'ligne éditoriale' mais bon on sent quand même un certain ton quand certaines techniques ou méthodes sont approuvés ou désapprouvés par celui qui place et commente les articles donc pourquoi pas aller plus loin et clairement donner son propre avis, si possible avec un exemple concret avec un client par exemple? Je pense que d'un point de vue didactique, surtout pour les étudiants ou les stagiaires ça peut faire une grande différence!
Par exemple cet article, si on replace dans son contexte cette soi-disant nouvelle classification, en quoi est-elle différente de celle qui classe selon:
-aspecific LBP (local intern 'derangement', local dysfunction, etc)
-specific LBP (hnp/sciatica, neurogenic claudicatio, etc)
-chronic aspecific LBP (yellow flags, cerebral sensitization/psychosocial, etc)

..et surtout, en quoi cela se traduit-il dans la pratique, dans toutes les etapes, depuis le premier contact avant la visite jusqu'à l'eventuel renvoi vers un autre proffessionel de santé?

Sinon c'est un peu sécos et à part papoter de trucs abstraits entre gens qui ont tous raison ça ne favorise pas l'échange, désolé de dire les choses ainsi mais bon l'EBP ça s'illustre le mieux avec des exemples, non.

J’espère que vous m'en voudrez pas trop d'avoir dit tout haut ce que je pensais tout bas depuis un bout de temps, croyez-moi je n'aimerais pas votre boulot je ne me serais pas fatigué à écrire ce message, vous restez encore le seul site francophone de kiné que je consulte tous les jours, merci pour votre compréhension.

2.Posté par JL E le 13/09/2012 19:25 | Alerter
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Bonjour Kamil

Je n'ai aucune raison de vous en vouloir et je lis toujours avec attention vos commentaires.

Sur la casuistique, celà pourrait être un plus, mais j'ai peur que celà tourne aux "histoires de chasse" que l'on se raconte entre confrères, avec un peu la tendance qui consiste à s'appuyer sur du "vécu" de la même façon que sur une ECR...

Nous n'avons jamais trop exploré les case reports par contre dans AK. Une piste qui permettrait peut être de canaliser positivement les discussions.

Sur les redites, je ne sais jamais où m'arrêter. Tous les lecteurs n'ont pas le même niveau de connaissance et il y a sûrement une majorité de MK n'ayant jamais entendu parlé de classification en sous-groupes de lombalgiques.......

3.Posté par Kamil le 13/09/2012 21:42 | Alerter
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Bonsoir Jean-Louis,

Ouf, j'avais vraiment peur de froisser quelqu'un mais bon j'aime tellement votre site que je ne pouvais pas garder ça pour moi.

Je vous rejoins sur le danger du triomphalisme aveugle que la casuistique peut causer, je suis en revanche assez optimiste sur les capacités des rédacteurs du site à pouvoir appuyer chaque étape d'un exemple clinique à l'aide d'un cadre conceptuel et scientifique, j'ose parier sur ce point vu le focus volontairement scientifique du site.

Je réitère donc mes doléances: plus d'exemples pratiques svp, plus de concret, plus d'explications par l'exemple! Bon si ça va vraiment trop à l'encontre de la ligne éditoriale, donnez au moins des liens vers des articles ou des livres d'experts citant des cas relatifs aux sujets abordés.

Ou les deux, encore mieux :-)

Merci pour votre réponse en tous cas, et bonne fin de soirée.

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