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Vers la disparition de la presse féminine de nos salles d’attente ?

Rédigé par RH le Mardi 18 Janvier 2011

En effet sous peine d’incohérence, il faudra choisir entre certaines revues qui font l’apologie de la minceur et des régimes ET le copieux rapport de L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire ici



Pour faciliter la lecture, des encadrés (en gras !) donnent les points clefs à la fin de chaque chapitre.

Vers la disparition de la presse féminine de nos salles d’attente ?
Elle a publié en novembre 2010, ce rapport de 158 pages (dont près de la moitié d’annexes !). Les chiffres produits sont considérables et à considérer !

Par exemple : « selon l’étude INCA de 2007 réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la population vivant en France métropolitaine (1455 enfants de 3-17 ans et 2624 adultes de 18-79 ans) 23,6 % des adultes déclarent suivre ou avoir suivi un régime amaigrissant l’année précédant l’enquête.

Quel que soit l’âge, les régimes amaigrissants se révèlent systématiquement plus fréquents au sein de la population féminine. 60% des femmes et 44% des hommes souhaitent peser moins. Plus de 30% des femmes ayant un IMC « normal » et 15 % des femmes minces (IMC < 22) ont suivi un régime amaigrissant pendant l’enquête ou avaient suivi un régime amaigrissant pendant l’année. Chez les adolescentes de 11 à 14 ans, 47 % souhaitent peser moins ». Document ici

Cette « Évaluation des risques liés aux pratiques alimentaires d’amaigrissement » dévoile les risques nutritionnels et physiopathologiques d’une trentaine de régimes, ainsi que les risques spécifiques liés aux populations particulières (femme enceinte, sportif, sportive, personne âgée, adolescent). Les experts s’attaquent aussi à la sacro sainte norme de l’IMC, à l’obsédante norme sociétale (et parfois familiale et/ ou médicale) de la minceur.
Le chapitre sur les effets délétères des régimes amaigrissants sur le comportement et le psychisme (5 pages) ne peut pas être ignoré par un professionnel de santé.
« Le rapport conclut que la recherche de la perte de poids sans indication médicale formelle comporte des risques qu’il convient de communiquer aux populations concernées. Sa prise en charge nécessite donc un accompagnement par un professionnel -médecin ou un diététicien. Le rapport interpelle également sur l’importance de l’activité physique lors de la mise en œuvre de régime amaigrissant »
Le coup de grâce : « 80 % des sujets reprennent du poids un an après la fin de leur régime »

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