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Voir avec sa langue

Rédigé par P T le Lundi 1 Février 2010



Le titre parle de lui-même. C'est en anglais mais il faut bien comprendre que le cerveau interprète les signaux que nous lui envoyons. Alors une caméra peut transmettre des informations sur la langue et le cerveau voit.

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1.Posté par Kinéplanète le 02/02/2010 09:57 | Alerter
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C'est vraiment génial.
La langue comme entrée de signaux électriques dans le corps.
Peut-on comparer ça au monde informatique, avec les protocoles de transferts de données firewire ou USB 2? En fait: une façon de faire passer un signal électrique vers des récepteurs adaptés.
Ce que je ne comprends pas c'est comment la langue , projetant ses infos gustatives au niveau des lobes temporaux, peut détourner ces signaux éléctriques vers les aires visuelles des lobes occipitaux...

Apple sortira sûrement bientôt l'i-tongue, un petit boitier multimédia permettant de voir et d'entendre plein de trucs fabuleux les yeux fermés avec une étrange sucette dans la bouche...

2.Posté par jean luc SAFIN le 02/02/2010 10:19 | Alerter
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le TDU (tongue display unit) est l'invention de Paul Bach y Rita; ça remonte à 20 ans: ces travaux sont poursuivis en France par E.Sampaio et Nicolas Wuillerme (Grenoble) et ont abouti aujourd'hui à la fabrication du Brain Port qui est utilisé dans la réhabilitation des aréflexies vestibulaires bilatérales et autres utilisations.
Le principe n'est pas d'envoyer des signaux électriques mais de se souvenir que la langue est le plus tactile des tissus du corps (cf homonculus de Penfield) et qu'il existe des propriétés de vicariance (flexibilité des choix, suppléance) entre les différents référentiels sensoriels: les afférences tactilo-kinesthésiques peuvent remplacer les visuelles (en rappelant qu'il n'existe pas de vrais neurones visuels mais des somesthésiques recyclés). Tous les récepteurs sensoriels fonctionnent de cette façon et cela ouvre de grandes portes aux rééducations à condition de concevoir que l'élaboration de la posture et du mouvement par le SNC précède son exécution, pas que la structure gouverne la fonction comme certains nous en rabâchent encore les oreilles.
Et au fait, tout ça est accessible aux kinés ! J'en suis un.

3.Posté par Augustin Roland-Gosselin le 02/02/2010 15:14 | Alerter
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Voilà ce qui nous manque le plus, le support neuro physio pour comprendre. Merci Jean-Luc et à ceux qui ont mis cette article sur ce site. Mais comment utiliser ces circuits `neuro`dans notre pratique quotidienne de kiné? Car leur ``puissance``est parfois sans comparaison avec de nombreuses ``manip`` mais leur intégration (pour s en servir efficacement) reste une question d`individu et ...de bilan bien sur. D`ou la ``finesse`` du travail du kiné et des chercheurs qui les utilise (cf un interview de Jeannerod sur ce sujet: http://traces.revues.org/index181.html). Et pour vous tenir au courant, sans faire de pub abusive, sachez que Jean-Luc Safin fait une excellente formation pratique et avec un très bon support théorique. Une des première formation que je rencontre qui combine connaissances neurologiques scientifiques de toutes les entrées proprioceptives (et d'un très bon niveau) et pratique (d`une efficacité remarquable dans certains domaines). La curiosité n'est pas vilain défaut ici, ça reste bien daller voir ce qu'il fait, car encore une fois le bilan, qui reste trop souvent notre faiblesse, s`en trouve nettement amélioré. Et il faut bien l`avouer les résultats sont parfois très surprenants. Je ne peux que vous conseiller daller ``jeter un oeil`` (une autre entrée proprioceptive, dont le poids est tout simplement oublié la plupart du temps mais dont les répercutions sur de simples cervicalgies par exemple sont parfois primordiales). Reste une chose capitale, une étude approfondie de ces travaux et de cette technique (l`Orthopractie et non l`orthopraxie) ne sont pas encore publiés....à quand ?

4.Posté par Nicolas S. le 02/02/2010 22:57 | Alerter
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C'est enorme

5.Posté par JL E le 02/02/2010 23:17 | Alerter
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Félicitations Pierre, tu as mis le doigt sur une nouvelle façon de brailler.

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