« Si une seule séance suffit, Nicolas va encore faire des économies... | Page d'accueil | Il se fait passer pour un kiné »

19.06.2008

Bien joué, Monsieur Bertrand

aaa.jpgTriste de voir à quel point cet assureur de formation a réussi sa mission : faire perdre les uns et les autres pour faire face aux impératifs de cette société : dégager l’Assurance-Maladie du « petit risque » et trouver une main d’œuvre abondante pour faire face au vieillissement et aux besoins de l’hôpital.

Un passage obligé par la kinésithérapie avec accueil des « ni-nis » déjà formés créait une profession de santé de première intention à bac + 5 avec numerus clausus. Trop cher. Aujourd’hui, la loi impose aux bacheliers 3 ans d’études pour être titré en ostéopathie (mais ils sont libres de faire plus s’ils veulent payer) contre 9 à 10 ans par la filière MK. Des ostéopathes s’invitent bénévolement à l’Hôpital. Ils sont les bienvenus : ils partageront avec les kinésithérapeutes les inconvénients de la paie à bac + 3, s’ils ne s’entre-tuent pas avant. Diviser pour régner est toujours une règle d’or pour les gouvernants.

Commentaires

Complètement de ton avis JLE. Tout ça est orchestré depuis maintenant plus de 5 ans par les ministères de la santé successifs. Même attitude sur le massage BE.
Un système de santé parallèle qui ne coûte pas un radis à la collectivité est idéal pour un Etat souhaitant faire des économies publiques.
Promotion de masse, lobying actif, boulversement des consciences progressif... La réforme en marche quoi!
Et ce n'est que le début d'un éclatement progressif d'un système de santé organisé et centralisé autour de l'assurance maladie. Débat très politique où chacun se placera selon ses convictions...
Pour ma part je pense que nous commençons seulement à vivre ce que le mot "libéral" signifie en santé. Je n'y vois pas que des avantages, bien au contraire...

Ecrit par : kinéplanète | 19.06.2008

Rien à ajouter, cette analyse partagée par beaucoup depuis longtemps dont moi fait froid dans le dos surtout pour les malades , mais aussi pour les professionnels qui considèrent que la SANTE n'est pas un marché comme un autre .

Cordialement

Ecrit par : jojolapin | 19.06.2008

On est en train d’appliquer au système de santé les mêmes principes qu’au marché : dérèglementation, libre concurrence, suppression des monopoles...

Sans entrer dans un débat d’opinion politique, considérons la posture des kinésithérapeutes dans cette histoire : serons-nous compétitifs, face à la multiplicité des intervenants dans un champ de compétence qui nous était jusque là réservé ?

A mon avis, si nous ne pouvons pas justifier scientifiquement nos interventions, si nous ne sommes pas rigoureux dans notre pratique, nous allons nous faire piétiner par des gens bien plus pointus dans ces domaines.
Que nous restera-t-il alors ? Masser la cellulite au LPG, faire tourner des Huber, faire vibrer des plateformes ? Où serons-nous encore trop empiriques, trop amateurs même pour ça ?

Et l'intérêt des patients dans tout ça ? On s'en moque bien depuis longtemps... Au fait, va-t-on encore parler de patients, ou désormais de "clients" ?

Ecrit par : Arnaud | 19.06.2008

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