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17.07.2008
C-Spine Rule
Moins de 65 ans ? Vous pouvez tourner la tête à droite et à gauche au delà de 45° ? Vous arrivez à marcher tout seul ? Vous venez d’avoir un traumatisme cervical ? et vous voulez des radiographies ? pour ce traumatisme cervical ? quelle drôle d’idée ! Vous ne savez pas que cela n’a aucun intérêt ? Vous voulez grever le budget de l’assurance-maladie ? Vous faire irradier pour rien ? Ah ! vous êtes français ? Tout s’explique alors….
00:58 Ecrit par JLE dans Revues | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



Commentaires
Au delà du budget de l'assurance maladie dont chaque patient malade reçoit aujourd'hui un récapitulatif de ce qu'il l'a amputé comme pour culpabiliser tous ces grands malades du sida et du cancer pour qu'ils comprennent combien ils coûtent à la société et qu'ils feraient mieux de vite crever... Au delà de ces considérations financières que nous nous rappelons chaque fois que nous allons chez un médecin et que nous avons en plus l'égoïsme de consommer quelques médicaments sur la liste de ceux qui sont encore remboursés...Au delà de ces considérations c'est surtout comme le souligne cette étude l'encombrement aux urgences qui s'en trouverait allegé et l'exposition inutile du patient aux rayons qu'il serait possible d'éviter. A mais j'oubliais le patient on s'en fout un peu l'important c'est qu'il coûte le moins cher à l'assurance maladie et qu'il reprenne vite le boulot...
Cela fait déjà quelques années que l'on ne demande plus aux urgences, à juste titre, de radios pour les traumas crâniens et pour les suspicions de fracture de côte, il faudra désormais rajouter le cas des traumas cervicaux répondant aux critères de cette étude
Ecrit par : F.Srour | 29.07.2008
Le C-Spine Rule est en vigueur depuis des années au Canada et les Canadiens ne sont pas moins bien soignés que les Français. Il faut arrêter avec ces discours sur "les économies sur le dos des patients" qui permettent aux praticiens de se dédouaner et aux patients de se déresponsabiliser. Nous, toi , moi, sommes responsables et coupables.
Ecrit par : JLE | 29.07.2008
Et les règles d'Ottawa pour la cheville. C'est pareil cela évite une radio de face et profil (on estime à 6000 le nombre d'entorse de la cheville par jour).
Ecrit par : Pierre | 29.07.2008
Il n'est pas question de dédouaner les praticiens ni de déresponsabiliser les patients! Mais nous faire porter la responsabilité des dérives passées de l'assurance maladie et sa gestion calamiteuse du fait de mauvais choix politiques, faut quand même pas pousser!
Relis mon post et tu verras que je suis tout à fait pour l'application de ces règles de bonnes pratiques mais il faut arrêter de faire passer le critère économique AVANT le critère médicale.
Si la Loi de financement de la Sécurité Sociale 2008 a dotée la HAS de prérogatives "médico-économiques", il y a bien les deux mots et l'un ne doit pas prendre le pas sur l'autre.
Quand à l'auto-flagellation c'est pas pour moi, surtout quand notre profession paye le prix des mauvais comportements des autres. La plupart des économies possibles ne se feront que lorsque les PRESCRIPTEURS auront integré ces règles. Nous nous n'y pouvons rien si l'on continue à faire des radios quand il n'en faut pas, si on continue à prescrire des soins qui sont inutiles...Nous sommes encore à l'heure actuelle des prescrits, et notre marge de manoeuvre réside dans l'application de soins de qualité utilisant quand cela est possible des recommandations, notre marge de manoeuvre réside dans la quantification du nombre de séances adapté lorsque l'on reçoit un patient muni d'une prescription non quantitative (et là il n'y pas beaucoup de règles)
Je lisais dans La Revue que les Suisses que l'on cite souvent en exemple pour leur référentiel compétences, pour leur cursus LMD ou pour leur pratique se référant à l'EBM se sont pris un sacré coup sur la tête quand leurs gouvernants ont décidé de fermer le robinet de soins de physiothérapie et que les medecins prescripteurs ont cautionné...pourtant ce sont de bons élèves... Notre marge de manoeuvre n'est donc pas si grande dans la gestion économique du système de santé et lorsque l'on réussi à monter un dossier d'optimisation d'orientation des patients en SSR, que la HAS produit des recommandations, personne n'effectue une évaluation des economies engendrées...forcément quand ça va dans le bon sens faudrait surtout pas le dire...
Ecrit par : F.Srour | 02.08.2008
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