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Exercice professionnel

Comprendre l'activité des érecteurs du rachis dans les lombalgies spécifiques

Rédigé par Actu Kiné le Vendredi 14 Septembre 2018



Les auteurs de l'étude, département de rehabilitation et de prévention de l'université de Aachen, Allemagne, tentent de mettre en lumière une corrélation entre l'activité musculaire des érecteurs du rachis et le degré d'invalidité lié à la lombalgie spécifique dans les activités de la vie quotidienne.

Méthode
30 patients souffrante de lombalgie spécifique : sténose lombaire avec déficience neurologique et claudication, dégénérescence discale lombaire accompagnée de déficience neurologique et claudication, hernies discales et souffrance du nerf sciatique avérée.
20 personnes en bonne santé constituent le groupe contrôle.

Intervention :
Tous les participants sont invités à se mettre en situation dans cinq taches caractéristiques des activités quotidiennes : assis-debout, rester debout 30 secondes, se pencher en avant et tenir la position 30 s, marcher pendant 6 minutes et monter les escaliers. Des capteurs posés le long du rachis enregistrent l'activité des muscles para vertébraux.

Critère de jugement :
Les enregistrements électromyographiques sont comparés entre eux. Conjointement, les participants remplisse le ZURICH CLAUDICATION QUESTIONNAIRE, qui évalue trois dimensions : la douleur, la claudication, et la satisfaction post opératoire. Cette dernière dimension n'est pas remplie puisqu'il n'y a pas d'intervention chirurgicale.

Résultats :
L'activité musculaire diffère entre les patients lombalgiques et les sujets sains, statistiquement significatif sur quatre des cinq tâches mais dans des directions différentes suivant les tâches.
C'est la position debout 30 secondes qui enregistre une hyper-activité très prononcée des PV lombalgiques par rapport au sujet sain p< 0,001.
On retrouve cette hyper activité dans la montée des marches.

A l'inverse, dans la position penché statiquement vers l'avant (40° d'inclinaison pendant 30 s), il y a une nette hypoactivité chez les lombalgiques par rapport au sujet sain p< 0,001.

Deuxième constat, il y une corrélation entre le questionnaire et le degré d'anormalité de l'enregistrement électromyographique en hyper ou en hypo. Il y a donc bien un effet dose.

Conclusion les lombalgiques spécifiques marchent sur la tête !

The relationship between functionality and erector spinae activity in patients with specific low back pain during dynamic and static movements

ZURICH CLAUDICATION QUESTIONNAIRE


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