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Musculo-squelettique

Différentiation clinique de l’endurance des extenseurs cervicaux profonds & superficiels

Rédigé par le Lundi 27 Mars 2017



Une perte d’endurance des muscles cervicaux superficiels et profonds a été retrouvée chez les patients souffrant de cervicalgie chronique. Elle serait plus marquée sur les muscles posturaux, plus profonds.

Un test d’endurance en procubitus est proposé pour différentier l’endurance des extenseurs cervicaux superficiels et profonds.

Une étude iranienne a cherché à savoir si cette différentiation clinique était valide.

Méthodes :

Les auteurs ont évalué la relation entre les résultats des tests cliniques, l’EVA, les déficits et les mesures échographiques des muscles extenseurs du cou, chez 30 sujets sains et 30 patients souffrant de cervicalgie chronique.

Indicateurs :

L’épaisseur, la section transversale, la morphologie comparée des extenseurs cervicaux (splenius capitis, semi-épineux de la tête, du cou, multifide) ont été mises en perspective  de l’endurance, de l’EVA et du Neck Disability Index (NDI). Elles ont été comparées à des valeurs retrouvées dans la littérature.

Procédure du test d’endurance :

Le patient est en procubitus, tête en dehors de table, les membres supérieurs le long du corps. Il est sanglé à la hauteur de T6. Le front repose sur un tabouret.

Une sangle Velcro circulaire est posée sur le crâne, à la hauteur des oreilles. Un pointeur laser est fixé sur la sangle à la hauteur du regard.

Une charge externe (2 kg pour les sujets féminins, 4 kg pour les sujets masculins) est posée sur la partie postérieure du crâne.

Chaque participant est invité à maintenir un double menton.

Le test débute lors du retrait du tabouret. Il se termine lorsque la tête dévie de la position de départ de plus de 5° pendant au moins 5 secondes, voire moins de 5 secondes si la déviation survient plus de 5 fois.

Le déplacement angulaire est calculé à partir du déplacement linéaire du faisceau laser sur le sol, grâce à une conversion trigonométrique. Cela permet de déterminer en temps réel les seuils requis de déplacements angulaires de la tête.

Valeurs retenues :

La déviation en dehors de ces valeurs angulaires en flexion globale du cou ou en extension est considérée comme traduisant une altération globale des extenseurs ou une altération localisée aux extenseurs profonds.

600 secondes était le temps de tenue limite maximal fixé dans l’étude. Le test était interrompu en présence de douleur ou d’inconfort majeur.

Le temps de maintien maximal en position de double menton est considéré comme indiquant l’endurance globale des extenseurs. La survenue d’une extension lors du test est considérée comme la limite de l’endurance des extenseurs profonds.

Commentaire AK :

Le test semble partir du principe que les extenseurs cervicaux soient responsables de l’extension axiale active, leur perte d’endurance se traduisant par une extension globale du rachis cervical.

Et là s'arrêtent mes capacités de compréhension. Ce ne sont pas les fléchisseurs profonds du cou qui sont responsables du double menton et de la flexion crânio-cervicale ? Je comprend bien que la tête puisse tomber en flexion complète quand les extenseurs sont HS, mais de là à considérer qu'une extension globale traduise particulièrement la perte d'endurance des spinaux profonds ???

A vous lire, on réfléchit mieux à plusieurs....
 

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1.Posté par CHRISTOPHE CADOT-BURILLET le 28/03/2017 13:09 | Alerter
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Pour ma part, je ne vois pas de problème de compréhension du test, il converge avec celui en décubitus dorsal et le ballon gonflable,
si faiblesse des extenseurs profonds, on a soit une compensation avec extension de tête, soit une tête qui tombe...

2.Posté par JL E le 28/03/2017 13:59 | Alerter
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Sauf que le double menton est, pour le test en décubitus, assuré par des fléchisseurs et qu'il n'y a pas d'intérêt d'avoir ici de position de départ en double menton.
J'ai l'impression qu'ils ont encore dans l'idée que l'extension axiale soit assurée par les spinaux cervicaux profonds, ce qui est idiot.

3.Posté par CHRISTOPHE CADOT-BURILLET le 28/03/2017 14:56 | Alerter
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ne crois tu pas que si ne maintiens une posture menton rentré tu risques fort de mesurer l'endurance du trapèze sup?

4.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 28/03/2017 15:22 | Alerter
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Je ne sais pas, mais :

- Pour les fléchisseurs, il s'agit de voir si des remparts convexitaires sont capables d'enrouler le rachis (ou de délordoser ce qui revient au même) en chaîne série. Comme là
ou si les fléchisseurs superficiels suppléent la faiblesse des profonds en translation antérieure et chaîne parallèle.

- Pour les extenseurs,

On a la même idée là, mais encore une fois, pourquoi imaginer qu'une faiblesse des extenseurs profonds induit une augmentation de la lordose ?

Sinon, on tombe dans ce test à 4 pattes qui analyse plus précisément les capacités des extenseurs profonds dont le semi-épineux, mais il s'agit d'une autre configuration...

5.Posté par CHRISTOPHE CADOT-BURILLET le 28/03/2017 18:55 | Alerter
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" mais encore une fois, pourquoi imaginer qu'une faiblesse des extenseurs profonds induit une augmentation de la lordose ?"
je ne sais pas si on est sur la même longueur d'ondes, mais mes cervicalgiques chroniques que je soupçonne d'êtreb[ insuffisants sur leur maintien musculaire profond, sont préférentiellement en délordose cervicale !!! ]b

6.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 29/03/2017 08:02 | Alerter
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Ton soupçon pourrait s'expliquer par la prépondérance des fléchisseurs sur les extenseurs profonds, ou par une attitude limitant une convergence douloureuse. Mais ce n'est qu'un soupçon et l'attitude correspond à une radiographie de profil prise lors d'un épisode douloureux, pas nécessairement ce qui est habituel. Pour répondre factuellement à notre question, il faut aller fouiller sur les facteurs accompagnant la délordose cervicale. Dès que j'ai un moment...

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