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France

Journal Officiel des Kinésithérapeutes

Rédigé par le Jeudi 10 Janvier 2019

L’hypnothérapie à distance : pas gagné



Hypnothérapeutes

 
15806. − 8 janvier 2019. − M. Stéphane Viry attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur l’opposition à la création d’une certification professionnelle en hypnothérapie. Les hypnothérapeutes, à l’instar des sophrologues ou des praticiens en programmation neuro-linguistique (PNL), permettent à de nombreux Français de se sentir mieux en luttant par exemple contre les e ets du stress en milieu scolaire (phobies), professionnel ( burn-out ) ou dans la vie personnelle (addictions au tabac, troubles alimentaires). Ces professionnels souhaitent la création d’une certification professionnelle en hypnothérapie a n de garantir le sérieux de leur activité et d’éviter son exercice par des personnes non qualifiées. Or le Gouvernement semble ne pas reconnaître cette activité et s’oppose à ladite certification. Pire, dans sa réponse à la question de Mme le sénateur Françoise Férat, en date du 13 décembre 2018, le ministère indique, en même temps, que les formations ne sont pas assez longues pour être créditées du champ médical mais reconnaît la place de l’hypnose dans la prise en charge soignante, à l’appui du rapport de l’Inserm de juin 2015. Il lui demande si le Gouvernement envisage de clarifier l’exercice de la profession d’hypnothérapeute.


 

Rémunération des actes de télémédecine des professions paramédicales

15808. − 8 janvier 2019. − M. Fabrice Brun attire l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur les difficultés de développement de la télémédecine. Dix ans après les premiers textes réglementaires issus de la loi HPST et qui devaient en théorie favoriser la pratique de la télémédecine, cette dernière ne représente que 0,5 % des consultations médicales. Ce chi re est largement en deçà des objectifs des pouvoirs publics qui avaient pour ambition d’atteindre 1,3 million d’actes à horizon 2021. La téléconsultation et la télé-expertise médicales nécessitent un investissement initial pour : les travaux d’adaptation et d’aménagement des locaux, la mise en place des infrastructures réseaux, l’achat du matériel informatique et des logiciels, la formation, sans oublier les coûts de fonctionnement (maintenance, ressources humaines). À ce jour, la rémunération des professions paramédicales n’est pas prévue au même titre que la rémunération des médecins. Concernant la télé-expertise, aucune rémunération n’est prévue pour les professionnels paramédicaux, la télé-expertise étant un acte de médecin à médecin (un médecin sollicite à distance l’avis d’un ou de plusieurs confrères, en raison de leurs compétences particulières, sur la base d’informations médicales liées à la prise en charge d’un patient).

Concernant la téléconsultation, d’une part les négociations conventionnelles ont pratiquement abouti pour les infirmiers, dans ce cadre il est prévu la création d’un acte d’accompagnement du patient lors des téléconsultations et d’autre part, aucune négociation n’est en cours à sa connaissance pour les kinésithérapeutes.

La seule avancée en la matière 40 réside dans la signature le 6 décembre 2018 de l’avenant 15 à la convention nationale pharmaceutique qui précise les conditions dans lesquelles les pharmaciens peuvent contribuer à la réalisation d’actes de téléconsultation à partir de leur officine. C’est pourquoi il lui demande, d’une part, de détailler le contenu de ce dernier avenant et d’autre part, de lui indiquer les mesures envisagées par le Gouvernement pour développer la télémédecine, notamment à travers la mise en en œuvre de nouvelles négociations conventionnelles avec l’ensemble des professionnels de santé particulièrement les professions paramédicales.

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