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Musculo-squelettique

La Chicago Technique

Rédigé par JL E le Dimanche 25 Juillet 2010

Bibliographie



Une technique ostéopathique lombo-sacrée remise au goût du jour par les physiothérapeutes, c’est pas commun…

Le problème, avec les physios, c’est que tout doit être démontré, prouvé, décortiqué. Eh ben, çà tombe bien : son emploi judicieux dans la lombalgie apparaît miraculeux.

Donc, si vous êtes sensible aux apparitions miraculeuses, vous pourrez compulser la bibliographie indiquée en infra, en accès libre.

Descriptif de la technique originelle

Pour la manipulation d’un iliaque antérieur droit, le patient est en décubitus, le praticien est debout à la hauteur de la hanche gauche du patient. Le patient est installé par le praticien en arc de cercle, le bassin étant rapproché du praticien, la tête et les pieds en étant éloignés. Les jambes sont croisées, le pied droit est posé sur le pied gauche.

Le patient est invité à croiser ses doigts en arrière de la nuque. Le praticien, faisant face au patient, installe la partie haute du corps en rotation gauche, à l’aide d’une prise bilatérale sur les scapulas. L’épaule gauche repose sur la table.

La main crâniale est glissée dans les espaces entre les coudes et le thorax ; elle vient prendre appui sur la table, de façon à maintenir un certain degré d’inclinaison latérale. Elle induit et maintien une rotation thoraco-lombale gauche.

La main caudale vient prendre un appui large sur l’EIAS droite. Le coude est tendu, le praticien se plaçant le plus à l’aplomb possible de l’EIAS. Une poussée brève et sèche est impulsée au niveau de l’EIAS, en direction dorsale et caudale.

Bibliographie

Vous devez prendre connaissance du descriptif de l’étude de Childs sur le sujet.

Keyser K. The Chicago Technique – A history. Volume X, issue 3, juin 2006. The North American Institute Of Orthopædic Manual Therapy. www.naiomt.com

Voir l’article

Michael T Cibulka. The Treatment of the Sacroiliac Joint Component to Low Back Pain: A Case Report. Phys Ther 1992 72: 917-922

Joel E. Bialosky, Mark D. Bishop, Michael E. Robinson, Giorgio Zeppieri, Jr, and Steven Z. George. Spinal Manipulative Therapy Has an Immediate Effect on Thermal Pain Sensitivity in People With Low Back Pain: A Randomized Controlled Trial. Phys Ther 2009 89: 1292-1303

Joel E. Bialosky, Mark D. Bishop, Michael E. Robinson, Steven Z. George. The Relationship of the Audible Pop to Hypoalgesia Associated With High-Velocity, Low-Amplitude Thrust Manipulation: A Secondary Analysis of an Experimental Study in Pain-Free Participants. Journal of Manipulative and Physiological Therapeutics Volume 33, Issue 2, pages 117-124 (February 2010)

Childs JD, Fritz JM, Flynn TW, et al. A clinical prediction rule to identify patients with low back pain most likely to benefit from spinal manipulation: a validation study. Ann Intern Med. 2004;141:920–928

Bialosky JE, Bishop MD, Robinson ME, Barabas JA, George SZ. The influence of expectation on spinal manipulation induced hypoalgesia: an experimental study in normal subjects. BMC Musculoskelet Disord. 2008;9:19.

Kent P, Mjøsund HL, Petersen DH. Does targeting manual therapy and/or exercise improve patient outcomes in nonspecific low back pain? A systematic review. BMC Med. 2010 Apr 8;8:22.

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1.Posté par Kamil F. le 30/07/2010 17:50 | Alerter
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Je connais et utilise cette technique mais sans croisement de pieds, intéressant, merci.

Du coup j'ai ressorti un vieux bouquin ou je l'ai retrouvée:
p. 247 de: "Manipulation of the Spine, Thorax and Pelvis"
de Peter Gibbons & Philip Tehan.

Ils en sont à la 2eme édition, maintenant:

http://www.amazon.co.uk/Manipulation-Spine-Thorax-Pelvis-DVD/dp/0702031305/ref=sr_1_7?ie=UTF8&s=books&qid=1280504921&sr=8-7

2.Posté par JL E le 30/07/2010 18:35 | Alerter
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C'est mieux sans croiser les pieds ? J'ai appris qu'il fallait croiser dans un sens, ou dans l'autre, selon les auteurs. Pourquoi pas sans ? Je suis étonné de la validité de cette technique. Pourtant, il n'est pas possible de se choisir un étage précis, comme dans la technique lombale à califourchon.
En plus, même sans être accro aux bruits articulaires, elle n'est pas très "sonore". Du coup le patient émet des doutes : il est possible que la vertèbre ne soit pas remise en place ;-)

3.Posté par Kamil F. le 30/07/2010 19:51 | Alerter
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'chaipa, j'essayerai cette variante avec les pieds croisés. Je suis pas tres convaincu par la manip en tous cas, meme dans la version que j'utilise.
- ça reste en effet une manip "régionale" pour tout les segments (etages, en FR?) lumbo-pelviques, et si, elle est bien sonore - pour moi en tous cas et dans la variante que j'utilise.

Perso, j'informe tjrs mes patients de l'inutilité d'un bruit pour juger de l'efficacité d'une manip', je préfère leur laisser sentir eux-même la différence avant/après.

4.Posté par JL E le 30/07/2010 22:49 | Alerter
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""et si, elle est bien sonore - pour moi en tous cas et dans la variante que j'utilise."
A condition de forcer sur le segment rachidien et de fixer le bassin ? Celà s'apparente à démarrer une tondeuse récalcitrante, un peu, non ?

5.Posté par Kamil F. le 30/07/2010 23:21 | Alerter
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La fixation est avec la main crâniale, tout pareil - sauf que les pieds ne sont pas croisés. mais c'est vrai que jusqu'ici c'est moins sonore que d'autres techniques.

6.Posté par ITMO le 02/08/2010 10:35 | Alerter
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Quelles sont les indications physiopathologiques de cette technique?
Quelle articulation précise manipulez vous? La première phrase de votre article laisse penser que cette technique peut être utilisée dans le cadre de pathologies lombo-sacrées alors que la première phrase de la description restreint l'utilisation à une dysfonction iliaque antérieure.
Cette technique peut être utilisée dans les deux cas mais elle est très imprécise ce qui augmente les risques de non efficacité sur la dysfonction (ou d'efficacité insuffisante) et surtout le risque de conséquences néfastes (réactivation d'une discopathie lombaire du fait de la mise en impaction de la partie gauche de L5-S1 par exemple...).
Le caractère "sonore" ne présente aucun intérêt s'il ne correspond pas à la physiopathologie de la dysfonction articulaire que nous traitons.
Ce "crac" est généré par la décoaptation des facettes zygapophysaires thoraco-lombaires (mais à quel étage?) initiée par la rotation du rachis thoraco-lombaire et majorée soudainement par l'appui de l'aile iliaque vers la table. Ce "crac" peut être également imputable à l'articulation sacro-iliaque.

Qu'est ce qui peut "craquer" dans cette technique globale?
Le plus sûrement, pour le sujet pris en photo (nos patients ne présentent que très rarement ce morphostatisme...), une des articulations de la charnière thoraco-lombaire (instabilité fréquente), plus rarement une dysfonction zygapophysaire L4--L5 ou L5-S1 du fait de l'appui iliaque sur lequel se heurte la rotation vertébrale imprimée (et en ce cas, l'étirement des muscles contractés, fibrosés, situés du côté gauche vertébral, côté de la dysfonction sur cette photo, n'est pas traité par cette technique, la réactivation de la dysfonction est donc tout à fait probable). Plus certainement encore, chez cette patiente jeune, une dysfonction iliaque en antériorité, à condition que cette technique soit concordante avec la forme de l'articulation sacro-iliaque gauche (qui, pour mémoire, peut être, en arc de cercle, horizontale, exceptionnellement verticale...).
Pour de nombreuses autres raisons, non développées ici, cette technique globale, très ancienne, ne présente aucun des intérêts qui doivent être recherchés par tout thérapeute manuel (citons en particulier la possibilité d'expliquer précisément les actions induites par cette technique dans le cadre de la pathologie mécanique traitée).
Le diagnostic est primordial et la physiopathologie de la dysfonction doit être comprise avant d'effectuer le choix d'une technique dont la finalité est de corriger le maximum de caractères pathologiques (impaction chondrale, contractures musculaires, fibrose capsulo-ligamentaire, décompression discale...) de cette dysfonction.
Cette technique comporte de nombreuses contre indications d'utilisation (en particulier elle n'est pas applicable lors d'une inflammation discale dégénérative à prédominance gauche, lorsque le patient présente une raideur segmentaire lombaire...).
Pour terminer cette réponse, mais le sujet permettrait encore beaucoup de commentaires, le fait de croiser les pieds est dicté par la dysfonction sacro-iliaque (je laisse les différents lecteurs identifier le croisement en fonction de la physiopathologie) mais n'est pas utile pour une dysfonction lombaire.
Le terme de dysfonction est très vaste en thérapie manuelle car il correspond aux lésions ostéopathiques (blocages...) mais également aux conséquences de chondropathie, arthrose, et bien évidemment à toutes les conséquences induites par la dégénérescence discale.

Cette technique ne convient pas à la pratique d'une thérapie manuelle raisonnée.

Amicalement.

7.Posté par py le 05/08/2010 18:44 | Alerter
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Je comprend toujours pas comment on détermine de façon pertinente si un iliaque est antérieur ou postérieur.

8.Posté par JL E le 20/08/2010 13:55 | Alerter
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Je ne sais pas non plus comment déterminer un iliaque antérieur de façon fiable, ni si celà a une quelconque importance thérapeutique de le savoir.

J'ai appris que l'iliaque postérieur se situait du côté du membre inférieur le plus long. Je suppose que lorsque l'on glisse une talonnette sous le pied droit, l'iliaque droit se place en rotation postérieure.

J'ai longtemps considéré que la technique Chicago était une mauvaise technique, peu précise, dépassée, mais il se trouve que beaucoup d'articles l'évoquent et la valident. Doit-on passer celà sous silence ?

A contrario, beaucoup de technologies apparemment très sophistiquées sont responsables d'une inflation de la durée des stages et de la grosseur des manuels. La plupart d'entre elles n'ont jamais fait l'objet d'une quelconque validation, y compris par les enseignants qui gagnent leur vie avec.
Est-ce que leur conviction et leur assurance valent preuves ?

9.Posté par raslesp le 20/08/2010 19:47 | Alerter
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"J'ai appris que l'iliaque postérieur se situait du côté du membre inférieur le plus long."
J'ai appris l'inverse!

10.Posté par JL E le 20/08/2010 20:57 | Alerter
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Oui, moi aussi, lors d'un test en décubitus. Mais debout ? Lire sur le sujet : The relationship between pelvic torsion and anatomical leg length inequality: a review of the literature
Journal of Chiropractic Medicine, Volume 8, Issue 3, September 2009, Pages 107-118 (pas en accès libre, dsl)

11.Posté par Fred S le 20/08/2010 21:05 | Alerter
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Alors la vérité si elle existe et si elle est unique, doit se situer entre les deux...Deux de mes confrères au cabinet sont en 3ème et 4ème année d'étude d'ostéo dans deux écoles différentes (d'ailleurs tous les collègues qui passent travailler avec moi sont étudiants en ostéo, c'est curieux?!). Je suis toujours étonné par l'absence de référence que l'on met à leur disposition, quant à la démarche diagnostic et à la mise en oeuvre des techniques thérapeutiques, Il y a effectivement beaucoup de formules du style "l'iliaque antérieur est toujours du côté du membre le plus long" (ou de l'autre selon les écoles), beaucoup de descriptions de techniques dont ils ne se serviront certainement jamais pour la moitié d'entre elles mais très peu d'écrits pour étayer les propos des enseignants et très peu de références récentes dans leurs fascicules polycopiés ou dans leurs gros bouquins dont les auteurs sont souvent les dits enseignants (ce qui ne facilite pas forcément l'ouverture d'esprit...). je n'ai jamais rencontré un de mes confrères étudiants en ostéo avec un bouquin de McGill ou Bogduk sous le bras. D'ailleursn quand je leur en propose la lecture, je retrouve invariablement le livre au fond d'un tiroir sans qu'il n'est été ouvert...
Le mois dernier un de mes collègues a reçu une lettre lui disant que ses études seraient prolongées d'un semestre. Evidemment ce semestre qui n'était pas prévu au départ de ses études est facturé en plus et est indispensable à l'obtention du titre d'ostéopathe. Alors quand il me dit ça en râlant je lui réponds que c'est parce que la recherche avance et que le dernier semestre servira certainement à remettre en question le paquet de théories fumeuses qu'on lui aura appris pendant 5 ans...

12.Posté par raslesp le 21/08/2010 09:30 | Alerter
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Merci JLE:dommage que cet article ne soit pas en accès libre!
Fred on en revient toujours au même point et je suis assez d'accord avec JLE :"Je ne sais pas non plus comment déterminer un iliaque antérieur de façon fiable, ni si celà a une quelconque importance thérapeutique de le savoir."
S'engager dans une démarche d'évaluation de ses outils "diagnostiques",de son raisonnement et de ses effets thérapeutiques peut être très dangereux:remettre en cause la sacro-sainte ostéopathie et tous ses concepts fumeux!

13.Posté par JL E le 21/08/2010 15:45 | Alerter
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Je te le met en pdf téléchargeable cette semaine. Voir en infra du texte.

14.Posté par raslesp le 21/08/2010 21:47 | Alerter
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Merci beaucoup. :-)

15.Posté par itmo le 27/08/2010 19:57 | Alerter
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Merci à JL E pour la tenue de ce forum toujours instructif et source de nombreuses réflexions sur sa propre pratique professionnelle.
Merci pour la présentation de cette Chicago Technique qui est une manipulation classiquement utilisée en ostéopathie traditionnelle. Il me paraît toutefois difficile d'affirmer qu'une technique soit dépassée, pour ne pas dire obsolète, mais le "raisonnement " (?) qui conduit à son utilisation peut souvent être ainsi qualifié... Comme toutes les techniques de manipulation et de physiothérapie, cette manipulation impose que le thérapeute connaisse (donc que l'enseignement ait été donné) les effets mécaniques pouvant être induits et s'assure que ces effets répondent à la correction de la physiopathologie présentée par le patient.

Une tentative d'explication et une justification des propos tenus le 2 août à propos de cette "Chicago Technique" a été transmise à Pierre Trudelle car d'une part, je ne connais pas les coordonnées de JL E , et d'autre part, un forum ne se prête pas à une argumentation de plus de 8 pages. Il ne s'agit pas d'une volonté d'inflation dans des propos, et des techniques, ostéopathiques ("de thérapie manuelle", c'est nettement mieux "qu'ostéopathiques" pour se démarquer) mais d'une volonté d'analyse biomécanique, la plus complète possible, de l'action des techniques de manipulation (entres autres) et des moyens d'effectuer un diagnostic.

De même un forum ne se prête pas à un cours raisonné, argumenté, de thérapie manuelle permettant d'identifier une des dysfonctions sacro-iliaques dite en "iliaque antérieur" pouvant présenter plusieurs physiopathologies possibles et autant de manifestations cliniques différentes (dont les jambes courtes, jambes longues*...), ceci en ne tenant aucun compte de l'aberration des multiples axes de mouvements sacro-iliaques décrits par l'ostéopathie traditionnelle...
La connaissance préalable (formation, acquis personnel...) de l'ensemble des manifestations cliniques de toutes les dysfonctions pouvant intéresser la région examinée, permet au thérapeute de ne pas se sentir perdu par un trop plein d'informations ou par une absence de renseignements. L'adage "on ne trouve que ce que l'on cherche et on ne cherche que ce que l'on connait" est dans cette profession de thérapeute manuel, parfaitement vérifié. Il ne sert à rien de posséder les meilleures "mains thérapeutiques" si leur utilisation est aléatoire.

Quel intérêt présente l'établissement d'un diagnostic ? Il permet de définir la thérapie manuelle adaptée, la moins iatrogène possible. Il permet d'expliquer au patient les raisons de sa souffrance, de lui enseigner (prévention gestuelle, gymnastique personnelle de correction...) les moyens de prévenir une nouvelle dysfonction. Même ainsi, le résultat peut ne pas être à la hauteur des espérances! Que peut-on raisonnablement espérer lorsque le traitement est institué à l'aveuglette?

* A propos de jambes longues, jambes courtes. JL E a raison, le test en décubitus peut "montrer" une jambe courte en décubitus alors qu'elle est longue en position debout. Ceci s'explique parfaitement par les tensions ligamentaires et musculaires parv l'action de cardan adaptateur de certaines articulations sacro-iliaques (notion de formes des surfaces articulaires...) et ceci doit être enseigné, ainsi que les moyens de le mettre en évidence.

Imaginons un patient qui présente physiologiquement une jambe longue à droite. L'iliaque droit est postérieur (adaptation du cardan sacro-iliaque pour "raccourcir" cette jambe longue).
Il ne souffre pas et sa mobilité est "normale". Sur cette position physiologique en iliaque postérieur , une dysfonction peut survenir soit en iliaque postérieur (accentuation algique des signes cliniques de l'iliaque postérieur et limitation de certains mouvements sacro-iliaques) soit en iliaque antérieur (diminution des signes de l'iliaque postérieur physiologique avec algie localisée différemment et limitation de mouvements sacro-iliaques différents). Il est certain que si le thérapeute "corrige" l'iliaque postérieur physiologique si évident cliniquement, alors que le patient présente une dysfonction en iliaque antérieur, le patient ne trouvera pas que la thérapie manuelle soit très efficace... Dans le cas d'une dysfonction en iliaque antérieur, la jambe longue initiale est encore plus allongée et la différence sera plus importante encore lors du test en décubitus. Dans le cas d'une dysfonction en iliaque postérieur, la jambe longue initiale est moins longue du fait de la dysfonction et il se peut que l'égalité soit atteinte voire exceptionnellement (lors de différence initiale peu importante) que cette jambe,physiologiquement plus longue, soit la plus courte lors du test en décubitus.

Amicalement.
Raslep
Par expérience personnelle, il est très dangereux de remettre en cause les dogmes ostéopathiques et la victoire en ce cas repose sur la capacité d'apporter des explications rationnelles justifiant sa prise de position.

16.Posté par Véronique le 03/05/2017 22:52 | Alerter
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Bonjour,

Avez vous une idée pour formuler une question de recherche par rapport au quadrant inférieur (probleme lombaire, sacro-iliaque, coxo-femoral,..) ? La formuler en y intégrant la population, l’intervention ou l’exposition ou l’évaluation, la comparaison (si présente) et les issues (PICO – PECO). Merci

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