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Pédiatrie

La thérapie manuelle au secours des enfants instables, en détresse, ou pleurant excessivement

Rédigé par le Dimanche 18 Février 2018

Une revue systématique et des méta-analyses



Dix-neuf études ont été incluses : sept essais contrôlés randomisés, sept séries de cas, trois études de cohorte, une étude d'évaluation de service et une étude qualitative.

Les interventions

Les interventions de thérapie manuelle ont été dispensées en soins primaires par des professionnels légalement enregistrés ou réglementés. Cela comprenait des ostéopathes, des chiropraticiens, des physiothérapeutes et toute autre discipline utilisant le contact manuel comme principale composante thérapeutique.

En fait, à part une étude pilote basée sur le massage, les chiropraticiens et ostéopathes sont les plus représentés.

L'intervention ou la thérapie devait impliquer un contact physique et / ou manuel avec le patient à des fins thérapeutiques, administré sans l'utilisation d'aides / produits / procédures mécaniques, automatisés, électroniques, informatiques ou pharmacologiques.

Les interventions mixtes ou multidisciplinaires ont été exclues, la réponse à l’impact de la thérapie manuelle aurait été peu claire ou indéterminable.

Les études où le professionnel a formé un non-professionnel pour dispenser la thérapie ou où les parents ont administré le traitement étaient exclues.

Résultats

Les auteurs ont trouvé des preuves modérées de l'efficacité de la thérapie manuelle sur la réduction des pleurs soit une diminution de -1,27 heures/ jour IC95%[-2,19 à -0,36], mais ne concluent pas sur le sommeil, les relations parent-enfant et considère qu’elle est sans effet sur l’amélioration globale de l’enfant.

Le risque d'événements indésirables signalés était faible: sept événements non graves pour 1000 nourrissons exposés à la thérapie manuelle (n = 1308) et 110 pour 1000 chez ceux non exposés.

Conclusion des auteurs :

Quelques petits bénéfices ont été trouvés, mais leur signification pour les parents reste floue, tout comme les mécanismes d'action. Au moins, si ça fait pas de bien, ça ne fait pas de mal.

Commentaires AK

Faut bien débuter un jour l’analyse de ces pratiques, mais on est loin d’avoir une opinion tranchée.
S’ils pleurent moins, c’est déjà ça; maintenant, ils ont peut être tellement pleuré chez l’ostéo qu’ils sont fatigués en rentrant chez eux.
Faudrait voir si on est pas encore plus efficaces là dessus avec nos soins pour bronchiolite.
Parce que, s'il s'agit simplement de faire peur aux gosses, une bonne grosse paluche qui les écrase en rythme pendant un quart d'heure, c'est peut être encore plus inquiétant que la vue d'un visage inconnu, à l'envers, qui ferme les yeux et fronce les sourcils sans rien dire.

Références bibliographiques : 

Carnes D, Plunkett A, Ellwood J, Miles C. Manual therapy for unsettled, distressed and excessively crying infants: a systematic review and meta-analyses. BMJ Open. 2018 Jan 24;8(1):e019040. doi: 10.1136/bmjopen-2017-019040.

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