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Exercice professionnel

Les athlètes dorment mal avant la compétition !

Rédigé par Olivier Daudier le Lundi 8 Avril 2019



Le temps et la qualité du sommeil sont en lien directe avec la quantité d’activité physique réalisée par une personne, c’est ce que met en avant une revue systématique de Lang et al en 2016 [1]. De même, les mécanismes du sommeil sont associés à de nombreuses variables psychologiques ayant un impact sur l’adaptation du sportif à son activité. Pendant la nuit, les métabolismes anaboliques sont régulés positivement, la mémoire procédurale est renforcée, la réponse immunitaire est augmentée. Bref, le sommeil apporte bon nombre de bénéfices à la performance sportive, et à bien autres domaines de la vie quotidienne.

Le hic, c’est que l’on sait que la population générale et les athlètes manques parfois de sommeil, c’est ce que nous apprennent Cook et al en 2011 (Non, ce n’est pas Chad Cook, mais Christian. J Cook) [3]. Mais alors, à quel points les athlètes sont touchés par ce phénomène ?

La « National Sleep Foundation », basée aux USA, a édité des recommandations, visant la population générale en 2015. Les décisions qui y sont inscrites sont le fruit de consensus d’experts provenant de pas moins de 12 sociétés savantes (american association of anatomists, pediatrics, geriatrics, chest physicians, etc.) Les temps de sommeil recommandés par tranche d’âge sont exposés dans le graphique ci-après.

On y apprend qu’un jeune adulte a besoin au minimum de 7h de sommeil chaque nuit. C’est sur cette valeur plancher que l’étude de Robert et al [2] se base. Cette revue systématique assortie d’une méta-analyse nous montre, à travers l’analyse de 54 articles, que les sportifs de haut niveau ont un temps de sommeil insuffisant au quotidien. En plus, la veille de la compétition, sous l’effet de la pression psychologique et sociale, d’un éventuel jet-lag et d’un entraînement parfois très matinal, ce temps de sommeil, déjà insuffisant, est réduit d’environs 1h ! Pour finir, Nédelec et al [4], en 2018, dans une étude de l’INSEP à Paris précisait que la demande en sommeil était probablement accrue dans les sports de force ou de contact.

En bref, au dodo !


Source
[1] Lang, C., Kalak, N., Brand, S., Holsboer-Trachsler, E., Pühse, U., & Gerber, M. (2016). The relationship between physical activity and sleep from mid adolescence to early adulthood. A systematic review of methodological approaches and meta-analysis. Sleep Medicine Reviews, 28, 32–45. doi:10.1016/j.smrv.2015.07.004
[2] Roberts, S. S. H., Teo, W.-P., & Warmington, S. A. (2018). Effects of training and competition on the sleep of elite athletes: a systematic review and meta-analysis. British Journal of Sports Medicine, bjsports–2018–099322. doi:10.1136/bjsports-2018-099322
[3] Cook, C. J., Crewther, B. T., Kilduff, L. P., Drawer, S., & Gaviglio, C. M. (2011). Skill execution and sleep deprivation: effects of acute caffeine or creatine supplementation - a randomized placebo-controlled trial. Journal of the International Society of Sports Nutrition, 8(1), 2. doi:10.1186/1550-2783-8-2 
[4] Nedelec, M., Aloulou, A., Duforez, F., Meyer, T., & Dupont, G. (2018). The Variability of Sleep Among Elite Athletes. Sports Medicine - Open, 4(1). doi:10.1186/s40798-018-0151-2

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