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Exercice professionnel

On va être trop nombreux !

Rédigé par le Jeudi 26 Juillet 2018



Une étude démographique de la Drees vient de paraître sur le sujet.

Selon elle :

«Dans l’hypothèse où les comportements seraient constants et les politiques en vigueur maintenues, le nombre de masseurs-kinésithérapeutes devrait augmenter de 57 % entre 2016 et 2040 pour s’élever à 133 000 en 2040. Cette hausse, nettement supérieure à celle de la population française, entraînerait une forte augmentation de la densité, de 44 %. L’offre de soins progresserait même plus vite que les besoins : la densité standardisée par la consommation de soins de la population augmenterait de 20 %. Quel que soit le scénario envisagé, la démographie de la profession resterait très dynamique.

La croissance des effectifs repose en grande partie sur l’hypothèse du maintien des quotas d’entrée en institut de formation de masso-kinésithérapie (quotas qui ont été fortement relevés depuis 2005). Celle du maintien de flux importants de professionnels diplômés à l’étranger est également centrale : en 2016, ce sont en effet un tiers des nouveaux inscrits qui ont obtenu leur diplôme à l’étranger.

L’exercice libéral devrait continuer de se développer au détriment du salariat. La féminisation de la profession et le vieillissement des libéraux conduiraient à une évolution des équivalents temps plein plus modérée que celle des effectifs».


Référence bibliographique

Christelle Millien (DREES), 2018, « D’ici à 2040, les effectifs de masseurs-kinésithérapeutes augmenteraient de 57 % soit bien plus que les besoins de soins », Études et Résultats, n°1075, Drees, juillet.

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1.Posté par Raphaël GRELLET le 26/07/2018 13:10 | Alerter
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Bah ouais surtout que comme les jeunes ils vont être super forts, plus que nous, ils vont soigner plus de patients plus vite en les autonomisant encore plus... Et pour peu qu'il y ait des assistants numériques au diagnostic, ça va poser de réels problèmes.

Merci la législation européenne, en passant, de ne pas nous permettre de réguler notre démographie médicale. J'aurais dû voter Asselineau.

2.Posté par Henri LAMBERT le 26/07/2018 13:34 | Alerter
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Quel rapport entre législation européenne et régulation nationale ?

3.Posté par Thibault JOUVE le 26/07/2018 13:40 | Alerter
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Quitte à faire l'avocat du diable : je trouve ça bien.
Je ne sais pas la situation dans les grandes métropoles mais en campagne il manque des Kinés à peu près partout.
Et puis entre le vieillissement de la pop et l'ambu on a une projection à +30% de besoins. Les 27% d'écarts seront vite compensés par le fait que les jeunes bossent plus 40h que 60h par semaines.
Et au pire un poil de concurrence ne nous ferait pas de mal.
On s'endort un peu sur nos lauriers...!

4.Posté par Raphaël GRELLET le 27/07/2018 08:45 | Alerter
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@henri parce que le droit européen est supérieur au droit national ; et qu'en l'occurrence l'ordre est obligé d'accepter les diplômes des autres pays de la communauté européenne. Certes, il y a souvent des stages qui sont demandés pour les équivalences, mais dans l'immense majorité des cas c'est toujours validé. Du coup dans ce cadre, le numerus clausus n'a pas vraiment de sens...

Effectivement actuellement ça tombe bien parce qu'on en manque ; mais c'est une question de principe...

5.Posté par Kiné femme le 31/07/2018 22:04 | Alerter
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Plus que 9 ans à tirer...Ouf !
Me suis échinée depuis 1983 à bosser comme une malade en prenant un patient à la fois pour continuer à être saignée par l'Urssaf, la Carpimko et les impôts. Tout ça pour avoir 1200 euros de retraite dans quelques années. Alors bon courage aux futurs kinés...

6.Posté par Prieur Maggy le 01/08/2018 10:37 | Alerter
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Pour répondre à Raphaël GRELLET.
Moi j'aimerais savoir combien de diplomes étrangés (qui demande une équivalence française ) on été obtenus par des jeunes Français qui se sont expatriés pour faire leur études.....A cause du cout des études en France, à cause de la séléction par numérus clausus, et à cause du passage par la première année de médecine.....

7.Posté par CHRISTOPHE CADOT-BURILLET le 01/08/2018 15:31 | Alerter
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je suis à peu près sûr que les français qui partent se former à l'étranger sont en très grande majorité des recalés du numerus national, avec un tiers de diplôme étranger (et près d'un sur deux il y a qqs années), le ration reste très élevé et pose effectivement la question du numérus, mais notre démographie galopante ne doit pas cacher deux réalités très actuelles et tout aussi préoccupantes : d'abord la démographie autrement plus effrénée des professionnels à compétence comparable (osteos, chiros, étios et qqs autres spécialistes des troubles fonctionnels) et la seconde est bien entendu la raréfaction des prescripteurs (MG) qui nous précipite davantage vers la concurrence des professions non prescrites et précitées . Bref l'avenir ne me semble pas rose, mais les jeunes kinés n'apparaissent pas autant inquiets que moi même (qui suis sur la fin de carrière) ....

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