ActuKine.com - Actualité de la Kinésithérapie et de la Physiothérapie
              
Exercice professionnel

Plus de kinésithérapie pour moins d'opioïdes

Rédigé par Actu Kiné le Mardi 18 Décembre 2018



Le potentiel de la kinésithérapie pour faire diminuer la prise des opioïdes continuent de croître.
Cette fois-ci c'est par par le biais d'une étude dans le JAMA Network Open, qui conclut que, pour les patients souffrant de douleurs au dos, aux genoux, au cou ou à l'épaule, un physiothérapeute dès le début peut réduire les chances qu’ils prennent des opioïdes par la suite.

Cette étude est menée sur une échantillon conséquent, 88985 patients souffrant de douleurs à l'épaule, au cou, au genou ou au bas du dos. Les résultats de cette étude transversale montre qu'une intervention précoce d'un kinésithérapeute permet de réduire de 10% en moyenne la consommation d'opioïdes.

Plus précisément :
Influence sur le risque de consommation au stade aigue :
La kinésithérapie précoce est associée à une réduction du risque de consommation d’opioïdes pour les quatre affections: baisse de 16% pour les patients souffrant de douleurs du genou, de 15% pour les personnes souffrant de douleur de l’épaule, de 8% pour les douleurs du cou et de 7% pour les douleurs lombaires. (LBP).

Influence sur la dose utilisée :
Parmi les patients à qui on a prescrit (et utilisé) des opioïdes, une kinésithérapie précoce semblait être associée à une réduction du nombre de prises.
Les patients souffrant de douleurs au genou ont enregistré une baisse de 10,3% du nombre d'équivalents en milligrammes de morphine orale pris par rapport au groupe témoin;
les personnes souffrant de douleur à l'épaule ont vu une réduction moyenne de 9,7% ; et le sous-groupe LBP a enregistré une baisse moyenne de 7%.
Selon les auteurs de l'étude, le sous-groupe des douleurs au cou a présenté une légère baisse de 3,8%, ce qui est insuffisant pour être statistiquement significatif.

Influence sur la prise chronique d'opioïde.
Une thérapie physique précoce pour la douleur au genou et la lombalgie était associée à une réduction significative du risque d'utilisation chronique d'opioïdes - de 66% pour la douleur au genou et de 33% pour la lombalgie - par rapport aux patients n'ayant pas reçu de thérapie physique précoce. L'utilisation chronique d'opioïdes chez les patients souffrant de douleurs au cou et à l'épaule ne différait pas entre les groupes d'étude.

Steven George, PT, PhD, l'un des chercheurs ayant participé à l'étude, a déclaré à que l'étude fournit "des encouragements et un soutien" à des directives appelant à des traitements non opioïdes, y compris la kinésithérapie , à considérer comme une approche de première ligne pour la gestion de la douleur chronique.

Qu'appelle t'on intervention précoce : les delais varient selon les conditions, allant de 13 jours en moyenne après la visite indicielle pour la douleur au cou à 40 jours pour la douleur à l'épaule.
Le nombre médian de séances de kinésithérapie variait de 5 pour la douleur au genou et lombalgie à 8 pour la douleur au cou.

On trouve également dans l'équipe de conception de l'étude un PT PHD plus connu en France de par ses interventions : Chad E. Cook

With Long-term Opioid Use Among Opioid-Naive Patients With Musculoskeletal Pain
Eric Sun, Jasmin Moshfegh, Chris A. Rishel, Chad E. Cook, Adam P. Goode, Steven Z. George , JAMA Netw Open. 2018;1(8):e185909. doi:10.1001/jamanetworkopen.2018.5909

Notez
Cette information a été ouverte par un clic sur son titre 1167 fois

Nouveau commentaire :

Merci d'apporter des commentaires constructifs et adaptés et de ne pas porter de propos diffamatoires ou portant atteinte à l'honneur à la profession

Exercice professionnel | Musculo-squelettique | Cardio-respiratoire | Neurologie & Neurosciences | Douleur | Posture et Equilibre | Evidence Based Practice | Domaines Spécifiques | A propos | Vidéos | Technologie de base




S'inscrire à la lettre hebdomadaire