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Musculo-squelettique

Rééducation du cerveau et douleur chronique

Rédigé par le Mercredi 6 Février 2013

Une revue systématique avec méta-analyse.



Rééducation du cerveau et douleur chronique
A l'aube de l'année 2013, nous savons que le cerveau et sa réorganisation joue un rôle majeur dans la douleur chronique.

Certains traitements se sont intéressés à cette réorganisation corticale en tentant de la modifier ou "reprogrammer" et d'agir ainsi sur la douleur.

C'est le cas du GMI (Graded Motor Imagery)) ou Imagerie Motrice Progressive pour les allergiques.

Pour mieux comprendre, le GMI avait fait l'objet d'une note Actukiné avec une revue relativement complète du sujet .

Il comprend grosso modo 3 composantes, utilisées de façon progressive:
-la reconnaissance droite/gauche d'un membre
-des mouvements imaginés
-de la thérapie miroir

Son utilisation et sa posologie font l'objet d'un livre.

Une revue systématique parue au mois de janvier 2013 dans "The Journal Of Pain " vient s'ajouter à cela. Le GMI en lui même et ses composants de façon isolés ont été analysés.

6 essais contrôlés randomisés ont été retenus avec cependant une qualité méthodologique plutôt basse.

Les résultats suggèrent que l'utilisation du GMI et de la thérapie miroir seule sont efficaces. Des études de meilleures qualités sont nécessaires.
De plus, le GMI ne s'est intéressé pour l'instant qu'à une certaine population de douloureux chroniques (syndrome douloureux régional complexe particulièrement) et son utilisation en cabinet de ville reste à trouver sa place.

Pour lire l'article complet en accès libre, c'est par ici.

Référence
K. Jane Bowering, Neil E. O’Connell, Abby Tabor, Mark J. Catley, Hayley B. Leake, G. Lorimer Moseley, Tasha R. Stanton. The Effects of Graded Motor Imagery and Its Components on Chronic Pain: A Systematic Review and Meta-Analysis. The Journal of Pain, Vol 14, No 1 (January), 2013: pp 3-13

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22.Posté par Yannick BARDE-CABUSSON le 23/12/2016 08:09 | Alerter
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Bonjour Sarah,
Vous devez avoir le logiciel Recognise sous forme d'appli. Il y a 3 phases dans le GMI : la première correspond à de l'imagerie motrice implicite où votre patient doit reconnaitre le plus vite possible si l'image de la partie présentée correspond à une XX droite ou gauche. Si vous voulez travailler spécifiquement sur l'épaule il vous faudra l'appli correspondante (recognise shoulder). Ensuite la phase 2 est de l'imagerie motrice (explicite) : vous pouvez vous servir des images précédentes et demander au patient d'imaginer se mettre dans cette position (sinon montrez lui un mouvement et il devra se l'imaginer) ; il n'y a besoin d'aucun matos pour ça. Enfin la dernière phase du programme est la thérapie miroir (allez voir ici pour plus d'info : http://www.therapiemiroir.com/)
Bon travail !

21.Posté par Sarah le 22/12/2016 14:12 | Alerter
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Bonjour, j'ai une question sur la procédure de l'imagerie motrice graduée
J'ai un client avec un diagnostique de SDRC au niveau de l'épaule principalement (amplitude de mouvement complète de la main). Ainsi je veux débuter une thérapie d'imagerie motrice graduée. Dans le première phase de l'imagerie motrice (identification de la latéralité) je comprends qu'il y a des cartes d'épaules à identifier (Flash Cards). Par contre, pour les phases 2, 3 et 4 avec miroir, est-ce qu'il y a un CD avec des mouvements de l'épaule à imaginer et imiter ? Jai seulement un logiciel qui montre des mouvement de mains et de pieds. Y-a-t-il un logiciel avec des mouvement du bras complètement ?
Merci de m'informer,

20.Posté par Pierre MOITRY le 25/02/2013 13:31 | Alerter
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Bonjour,
Je lis hier un article dans un journal grand public où un spécialiste de la douleur de l'hopital lariboisiere évoque les traitements actuels et les parspectives d'avenir.
J'entends régulièrement parler de M. Moseley sur le site d'actukiné, et je m'attendais à ce que l'article en question en parle.
Hélas, ce spécialsite de la douleur ne fait nulle part des traitements "kiné" de la douleur. D'où ma question : Moseley et coll sont les seuls à penser comme cela (16 references de Moseley sur 45 dans l'article présenté sur cette page), ou alors notre retard est énorme ?

19.Posté par Thomas le 08/02/2013 03:49 | Alerter
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Seb parlait des flash cards avec demande de reproduire la position sur la carte, pas la latéralité qui elle est bien implicite

18.Posté par Nicolas Savouroux le 07/02/2013 22:04 | Alerter
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Avec les flash cards, la reconnaissance droite/gauche correspond à de l'imagerie implicite. Pour reconnaitre la latéralité, le patient va faire inconsciemment le mouvement vu sur l'image "dans sa tête".

17.Posté par sebbb le 07/02/2013 21:06 | Alerter
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Pas de soucis.

16.Posté par Thomas le 07/02/2013 19:57 | Alerter
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nope, c'est moi qui ait écrit une connerie, après vérification la reproduction d'une position est bien une solution d'un mouvement explicite dans cet article... désolé...
Recovery of motor imagery ability in stroke patients. de Vries et al. 2011

15.Posté par sebbb le 07/02/2013 17:52 | Alerter
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Leur définition n'est peut être pas la même.A vérifier.

14.Posté par Thomas le 07/02/2013 16:46 | Alerter
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de Vries et Mudler plaçait ça dans l'imagerie implicite dans l'évaluation post-AVC,
comme si tu demandes à un patient de s'imaginer prendre une tasse , ça reste implicite car il n'y a pas de consigne explicite sur le mouvement fait, mais un mouvement imaginé implicitement en reproduction...

13.Posté par sebbb le 07/02/2013 16:08 | Alerter
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Thomas si tu demandes au patient d'imaginer placer sa main comme sur la photo que tu as placé devant lui c'est de l'explicite,non?

12.Posté par Thomas le 07/02/2013 12:58 | Alerter
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Marc, mon expertise est plus sur l'IM en neurologie centrale (post AVC, parkinson, SEP...), mais les flashs-cards permettent un travail sur l'IM implicite, pas explicite, non ?

11.Posté par Marc LECOINTE le 07/02/2013 11:14 | Alerter
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C'est à dire que l'utilisation de mouvements imaginés sans aucun cadre va faire intervenir un certain nombre de facteurs émotionnels, cognitifs, mnésiques etc. Le risque de provoquer une protection douloureuse est important. L'utilisation d'images neutres comme les flash cards, ou le programme recognise limite ce risque. C'est donc une utilisation particulière, graduée des images motrices, ou mouvements imaginés.
C'est en tout cas dans cet esprit que je travaille, mais je me trompe peut-être.

10.Posté par Nicolas Savouroux le 07/02/2013 10:50 | Alerter
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"Ce n'est pas une "simple" utilisation de mouvements imaginés comme on l'entend habituellement."
C'est à dire?

9.Posté par Marc LECOINTE le 07/02/2013 09:49 | Alerter
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"Cela signifie quelque chose pour moi que pour éviter de déclencher un
neurotag douleur qui est provoqué par des mouvements imaginés, nous
avons besoin d'un stimulus qui est moins menaçant que ces mouvements
imaginés. Ce principe est l'axe central de la réadaptation physique - si une
activité est douloureuse nous le déconstruisons légèrement - nous la faisons
plus lentement ou moins longtemps. Nous la décomposons en ses
composants. Nous réduisons la charge ou la fréquence ou la durée. Des
images motrices graduées sont une extension de ces principes au substrat
neural du mouvement et de la fonction. J'ai mentionné la distinction entre
des images motrices implicites et explicites. En déplaçant d'explicite à
implicite je pense que nous désengageons le cortex moteur primaire.
Je crois que le déclenchement du cortex moteur primaire a deux excellents
effets. D'abord, il promeut l'inhibition (voir la section 2.1). Cet effet
hypothétique est analogue aux expressions utilisées dans la communauté
clinique comme ' rétablissant la latéralité ' et 'débavurant'. Le deuxième
excellent effet est qu'il découple le lien hypothètique entre le cortex moteur
primaire et le neurotag douleur. Cela dissocie mouvement et douleur. Il
semble que si nous faisons ça suffisament, nous pouvons alors réengager le
cortex moteur primaire par des images motrices explicites dans une voie
qui ne provoque pas de douleur. Pavlov serait bien heureux avec cette
approche et j'imagine, son interprétation."

Il s'agit donc d'une utilisation très précise de mouvements imaginés dans le "Graded motor imagery" permettant un "diagnostic" précis conduisant à solliciter les schémas moteurs de façon inconsciente (implicite) puis consciente (explicite). Ce n'est pas une "simple" utilisation de mouvements imaginés comme on l'entend habituellement.
Je me suis mal fait comprendre.

8.Posté par Marc LECOINTE le 07/02/2013 09:40 | Alerter
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second stade correspond au mouvements imaginés (c'est à dire l'imagerie motrice explicite).

A partir des images disponibles sur le site Noigroup. Quant au livre:
"3.4 IMAGES MOTRICES IMPLICITES - PENSÉES SUR LA
NEUROLOGIE SOUS-JACENTE
Un aspect des images motrices implicites qui justifie une mention
spéciale concerne sa neurologie sous-jacente. Le mouvement met en
jeu beaucoup de zones cérébrales. La zone du cerveau qui semble la
plus impliquée dans le mouvement intentionnel est appelée le Cortex
Primaire Moteur - il est situé juste à travers une crevasse (appelé une
scissure) de S1 (le Cortex Sensoriel Primaire, vous vous souvenez?) et
est appelé, commodément, M1. Des images motrices explicites (ou
mouvements imaginés) impliquent l'activation de cellules cérébrales
dans M1 d'une façon semblable à ce qui est impliqué dans un
movement réalisé à ce moment (4,5). Cependant, des images motrices
implicites (ou des discriminations gauche/droite) ne le font pas (35)."

PS: traduction tout ce qu'il y a de perso.

7.Posté par Yannickbarde le 07/02/2013 09:19 | Alerter
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La traduction de l'abstract de cette RS se trouve ici :
http://www.sfphysio.fr/Traduction-PEDro/m/Traduction-PEDro/Les-effets-de-l-Imagerie-Motrice-Progressive-Graded-Motor-Imagery-et-ses-implications-sur-la-douleur-chronique-une-revue_a328.html

6.Posté par Nicolas Savouroux le 06/02/2013 19:19 | Alerter
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Bonjour Thomas,
je ne sais pas si c'est toujours la même équipe qui évalue cette technique. Si c'est le cas ça me semble normal compte tenu de la nouveauté du concept.
Ces concepts modernes sur la douleur chronique et les neurosciences datent de la fin des années 90/début 2000. On en est encore au balbutiement, donc c'est les pionniers qui sont encore sur le front.
Mais il me semble que c'est quand même en train de changer, le réseau du NoiGroup grandit. Ils ont fait leur conférence l'an dernier à Adélaide, 800 congressistes quand même...

5.Posté par Thomas le 06/02/2013 12:47 | Alerter
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Bonjour Nicolas,
merci du lien.
Un avis critique sur la question, c'est qu'il semble que se soit toujours la même équipe qui évalue cette technique, ceci pouvant créer un biais, non ?

4.Posté par sebbb le 06/02/2013 12:28 | Alerter
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Pour les nuls en anglais comme moi,il existe quelques documents en français dont un bouquin intéressant :

http://www.canal-insep.fr/congresint...-du-genou/1062

http://www.livres-medicaux.com/image...education.html

http://revue.medhyg.ch/article.php3?sid=33289

3.Posté par Nicolas Savouroux le 06/02/2013 11:00 | Alerter
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"Pas de mouvements imaginés, mais l'utilisation d'images (implicites/explicites) qui vont permettre de travailler à différents niveaux des schémas moteurs. La reconnaissance droite/gauche est intégrée à tous ces niveaux."

Non, je ne crois pas Marc.
Dans le livre GMI hanbook, chapitre 5.4, il est écrit que le premier stade du GMI est la discernement droite/gauche (c'est à dire à l'imagerie motrice implicite) et le second stade correspond au mouvements imaginés (c'est à dire l'imagerie motrice explicite).

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