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Cervicales

Technique de glissement neural cervico-thoracique

Rédigé par le Samedi 25 Mars 2017

Note originale publiée en octobre 2015



Technique de glissement. Illustration d’après une photo provenant de l’article
Technique de glissement. Illustration d’après une photo provenant de l’article
Il serait préférable de réaliser des techniques de glissements neuro-dynamiques plutôt que des techniques de mise en tension pour les souffrances cervico-thoraciques.

Population-cible :

Sujets asymptomatiques.

Procédure :

Patient assis sur la table, jambes étendues. Il lui est demander de fléchir un genou et de le tenir des deux mains pour stabiliser la région lombaire. Le kinésithérapeute, latéral au patient, lui guide la tête à l’aide d’une prise frontale et d’une prise occipitale, et lui fait réaliser un mouvement de translation dans le plan sagittal. Le patient est invité à étendre la cheville du membre inférieur étendu lors de la translation antérieure de la tête, à la fléchir lors de la translation postérieure de la tête.

L’avant-bras  du praticien est en contact avec la région thoracique moyenne et supérieure du patient. Il limite son déport postérieur lors de la translation postérieure de la tête, encourage la flexion cervico-thoracique lors de la translation antérieure de la tête.

La séance dure de l’ordre de 7 minutes, avec 30 secondes de repos à mi-séance.

Dans cette technique, selon les auteurs, le névraxe glisse parce que :

- lors du mouvement initial la moelle épinière cervicale est étirée, la thoracique raccourcie, les nerfs du membre inférieur étirés
- lors du mouvement final la moelle épinière cervicale est raccourcie, la thoracique étirée, les nerfs du membre inférieur raccourcis

Évaluations :

Les seuils de douleur à la pression des masséter, temporal, muscles sub-occipitaux, articulations postérieures cervicales en C5-C6, trapèze supérieur, comme sites habituellement impliqués dans les cervicalgies, le tibial antérieur comme site à distance.

Posologie :

Une séance.

Validité :

Comparativement à une technique de mise en tension en décubitus (élévation jambe tendue avec flexion de cheville et du cou en enroulement), un plus grand nombre de points douloureux apparaissent amoindris par la technique de glissement. Les deux techniques neuro-dynamiques ont un avantage antalgique par rapport au fait de ne rien faire, chez des sujets asymptomatiques.

Références bibliographiques :

Beltran-Alacreu H et al. Comparison of Hypoalgesic Effects of Neural Stretching vs Neural Gliding: A Randomized Controlled Trial. J Manipulative Physiol Ther. 2015 Oct 16. pii: S0161-4754(15)00156-6. doi: 10.1016/j.jmpt.2015.09.002. Article en pré-publication.

Résumé disponible en ligne

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21.Posté par Pascal POMMEROL le 01/12/2015 08:55 | Alerter
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c'est une etude bien mal concu et surtout qui compare deux mouvements bien differents (un coucher et assis) avec des contractions musculaires différentes sans preuve sur l'efficacité de la flexion dorsale et flexion plantaire de la cheville sur la dynamique cercicothoracique et donc l'interprétation me laisse pantois .Comment peut on dire que c'est le neuroglissement qui est mieux que la neurotension avec une étude de mouvement de la sorte . C'est une démarche commerciale pour vendre le neuroglissement et la neuro gymnastique. c'est dramatique

20.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 18/11/2015 11:34 | Alerter
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En fait, il existe une différence avec la technique de mise en tension, qui laisserait penser que les techniques de glissements seraient préférables aux techniques d'étirement neural. Ca me va assez.
Bien d'accord pour l'épuisement de la course grâce à la flexion de hanche extension de genou. Après, cliniquement, si la course est plus confortable en flexion ou en extension de cheville, cela peu signifier une part neurale plus fibulaire que tibiale, mais je n'ai pas retrouvé dans le bouquin de Butler ce type de long-sitting slump-test.

19.Posté par Yannick Barde-Cabusson le 17/11/2015 20:50 | Alerter
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@ Jean Louis : en flexion de hanche + extension du genou de toute façon tu dois "verrouiller" pas mal ton mouvement de moelle (pour rappel en BSLR tu as une descente de 4.6mm en IRM et environ la moitié pour un SLR : cf Rade et al., 2014). Il est vrai aussi que cliniquement, tu peux avoir de grandes différences de comportement de symptômes avec une excursion neurale faible. S'ajoute à cela la question justement soulever par Abel (et oui les tests au MI ne sont, comme au MS, pas aussi spécifiques que leur nom l'indique). Du coup, cette technique est peu employée en glissement dans la littérature (en fait c'est la première fois que je la vois mais j'ai sans doute des lacunes) ; on utilise plus souvent une flexion cervicale associée à une flexion du genou en alternance à une extension de genou avec extension cervicale. Bref, il manque encore beaucoup d'étude en biomécanique neurale (ça fera plaisir à mon petit Jean Luc !) pour prétendre comprendre comment tout ceci fonctionne précisément. Et dans le cas de notre étude, peut être que l'emploi de cette technique fait qu'on retrouve peu de différence avec la technique de mise en tension.

18.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 17/11/2015 18:41 | Alerter
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" In this technique, the nerves glide because, in the initial movement, we stretched the cervical spine cord, shortened the dorsal spinal cord, and stretched the nerves in the posterior leg while, in the final movement, we shortened the cervical cord, stretched the dorsal spine cord, and shortened the nerves in the posterior leg."

Dans un 1° temps, ils laissent du mou en thoracique et tendent aux extrémités caudale et crâniale.
Dans un 2° temps, ils tendent en thoracique et laissent du mou aux extrémités caudale et crâniale.

Ca existe çà ?

17.Posté par Abel le 17/11/2015 17:56 | Alerter
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Mais l'extension de la cheville n étire t il pas aussi le sciatique via le fibulaire ?

16.Posté par seb le 17/11/2015 16:45 | Alerter
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Si je ne m'abuse la flexion cervicale entraine un glissement cranial de la moelle en dorsal et lombaire. La photo de gauche avec une FD de cheville montre un glissement caudal ,la position, du rachis cervical moyen et bas (en extension) et du rachis thoracique (en relative extension) permet ce glissement caudal.
la photo de droite :la flexion thoracique et cervical moyenne et basse entrainent un glissement cranial favorisé par la position en FP de la cheville.Par contre à mon sens laissez aller la colonne thoracique en flexion donne de la mise en tension de la moelle à ce niveau et donc limite le glissement cranial recherché.

15.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 17/11/2015 16:00 | Alerter
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Il s'agit de faire glisser la moelle épinière en cervico-thoracique.

14.Posté par Marc LECOINTE le 17/11/2015 15:53 | Alerter
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La preuve ...

https://www.youtube.com/watch?v=HkXkUjffCYw

13.Posté par Marc LECOINTE le 17/11/2015 15:51 | Alerter
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Sciatic nerve glide floss 3

Mais bon, je ne suis pas universitaire ...

12.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 17/11/2015 15:39 | Alerter
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Merde, je me plante : Le double menton cervical, c'est caudal ?

11.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 17/11/2015 15:38 | Alerter
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Le double menton cervical, c'est crânial ?

10.Posté par Yannick BARDE-CABUSSON le 17/11/2015 15:36 | Alerter
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Caudal à gauche et crânial à droite ;)

9.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 17/11/2015 15:27 | Alerter
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Oui, en sens crânial à gauche et caudal à droite. Pas de pb pour les positions respectives du cou et du thorax ; c'est le pied qui me chiffonne...

8.Posté par Yannick BARDE-CABUSSON le 17/11/2015 15:05 | Alerter
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Non Jean Louis : les deux photos représentent l'illustration du glide : à gauche position de départ et à droite d'arrivée...

7.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 17/11/2015 15:00 | Alerter
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Prends le schéma à gauche. Il s'agit d'une technique de glissement, mais le névraxe est tracté vers le crânial par la position de tête, vers le caudal par la position de pied ???

A droite, il ne s'agit pas de glissement crânial mais d'une volonté de glissement caudal en augmentant la longueur relative du canal rachidien thoracique. Pourquoi étendre la cheville ?

6.Posté par Yannick BARDE-CABUSSON le 17/11/2015 14:39 | Alerter
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Ben en extension de cheville tu relâches la tension sur le sciatique ce qui doit permettre à la moelle de "glisser davantage" vers le haut quand tu protractes les cervicales... non ? J'imagine que c'est l'enroulement en cyphose qui te poses problème ?

5.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 17/11/2015 14:01 | Alerter
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Par contre, plus sérieusement, tu as compris pour quelle raison les auteurs demandent une flexion de cheville lors de l'étirement cervical et du raccourcissement thoracique, une extension lors de la cinèse inverse ?

4.Posté par Yannick BARDE-CABUSSON le 17/11/2015 13:37 | Alerter
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Je savais qu'il y avait un double sens à "au fait de ne rien faire" ;) !

3.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 17/11/2015 13:11 | Alerter
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Tu veux dire que quand le matin, pas réveillé, j'oublie d'allumer mon Berrardo et je m'en rends compte qu'au bout d'un quart d'heure d'étalage de gel, je soigne quand même les gens ? Eh, je ne sais pas toi, mais moi je pense qu'on fait un beau métier...!

2.Posté par Yannick BARDE-CABUSSON le 17/11/2015 13:06 | Alerter
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Bonjour Symeon,
Les auteurs ont évalué le seuil de perception douloureux à la pression par algomètre ; c'est ce seuil qui change en fonction des groupes auxquels vont appartenir les sujets asymptomatiques. Ce genre d'étude permet ensuite de lancer des travaux chez des sujets symptomatiques. Les deux groupes gliding et stretching ont été comparé à un placebo (et pas au fait de ne rien faire mon petit Jean Louis ;)!) ; le choix du placebo retenu était un US débranché (choix retenu par les auteurs à cause de cette étude : Michener, L. A., Kardouni, J. R., Albers, A. D. L., & Ely, J. M. (2013). Development of a sham comparator for thoracic spinal manipulative therapy for use with shoulder disorders. Manual therapy, 18(1), 60-64.)
Bye

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