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Épaule

Travail actif de l'ébauche d'élévation active contre forte résistance à l'aide des adducteurs d'épaule

Rédigé par le Dimanche 17 Juin 2018

Mise à jour de la note du 21/12/2010



La dégénérescence graisseuse du supra-épineux a un effet négatif remarquable sur le devenir de l’épaule, avec des odds-ratio (OR) à 9.3, comparativement à d’autres facteurs, comme les ruptures étendues ou la faiblesse musculaire pré-opératoire (OR = 4.0), le nombre de muscles touchés (OR = 6.0), le diabète, la possibilité d’une compensation financière au travail (OR = 8.7), l’avancée en âge (OR = 2.8).

La notion de traumatisme antérieur, la durée des symptômes avant chirurgie sont sans effets significatifs sur les suites [1]
 
Pourquoi ne pas considérer que la dégénérescence graisseuse du supra-épineux, comme celle du  multifide cervical ou lombaire, pourrait être la conséquence d'une sidération d'origine centrale du muscle profond d'une articulation estimée par le cerveau fragile et à mettre au repos  ?

Pourquoi ne pas démontrer aux centres supérieurs qu'il y a plus de SIM (safe-in-me) que de DIM (danger-in-me) dans l'emploi contre forte résistance de l'épaule douloureuse ?

Procédure

Le patient assis est invité à réaliser un appui bilatéral sur les accoudoirs d’un fauteuil.

Pour majorer l’appui des coudes, la glène doit regarder vers le caudal et s’horizontaliser pour exercer une pression sur la tête humérale.
La scapula se place activement en sonnette médiale, ce qui réalise une abduction relative, isométrique, en position basse.
Les doigts ou une serviette contactant le creux axillaire peuvent majorer cette sollicitation.

Validité du travail des abaisseurs

Il semble possible d’éduquer des étudiants kinésithérapeutes au recentrage de l’épaule, un gain millimétrique étant objectivé à la radiographie après six séances d’éducation [2]. Elle n’est retrouvée que chez un sujet sain sur deux, uniquement ceux réalisant une sonnette médiale de la scapula lors du mouvement [3].

Une étude [4] a comparé le recentrage actif de la tête humérale à une rééducation standard chez 69 patients souffrant d’impingement et suivis durant un an.

Les traitements ont été réalisés pendant 6 semaines, au cours de 15 séances et les patients étaient invités à réaliser quotidiennement des exercices à la maison. Il n’y avait pas de différence au score de Constant à 3 mois entre les groupes, mais la partie du score s’intéressant à la douleur apparaissait plus favorable au traitement expérimental (12,2 points ± 2,8 versus 9,9 ± 2,9 soit une différence cliniquement significative de points 2,1 IC95%[0,7 - 3,5] (p à 0,004).

Références bibliographiques

[1] Raman J, Walton D, MacDermid JC, Athwal GS. Predictors of outcomes after rotator cuff repair-A meta-analysis. J Hand Ther. 2017 Feb 22. pii: S0894-1130(16)30189-2. doi: 10.1016/j.jht.2016.11.002. Article sous presse

[2] Afonso C., Vaillant J. Apprentissage du recentrage actif de la tête humérale. Etude radiologique de l’espace sous-acromial. Annales de Kinésithérapie tome 27 n°1. 2000

[3] Barbier C., Caillat-Miousse J-L. étude radiologique préliminaire de l’influence de « l’abaissement actif » de la tête humérale, sur la variation de l’espace sous-acromial. Annales de Kinésithérapie tome 27 n°1. 2000

[4] Beaudreuil J, Lasbleiz S, Richette P, et al. Assessment of dynamic humeral centering in shoulder pain with impingement syndrome: a randomised clinical trial. Ann Rheum Dis. 2011 Sep;70(9):1613-8.


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25.Posté par Jean Luc MAURIN le 21/06/2018 18:11 | Alerter
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Tout ceci repose sur le dogme de l'espace sous acromiale trop étroit. Dogme largement entretenue par les chirurgiens pour opérer.

24.Posté par P T le 24/01/2011 11:08 | Alerter
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Bonjour Ronan,
A noter que ce travail est en téléchargement sur kinedoc
http://kinedoc.org/Kinedoc-war/detailDocument.do?id=17060

Bon souvenir Ronan, surtout de l'examinateur du DU, ;)

23.Posté par ronan paul le 23/01/2011 12:23 | Alerter
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Pour information, nous avions réalisé à l'université de Valenciennes grâce au système SAGA3 un enregistrement en temps réel des déplacements centimetrique et angulaires au niveau de l'épaule dans deux situations bien distinctes:

- une abduction bilat sans poids et à vitesse lente
- une abduction bilat avec charge et à vitesse rapide

Les rythmes et les dépacements angulaires et centimètriques sont différents selon le mouvement éffectué. Nous avions en particuliers observé une sonnette médiale gléno-humérale et un abaissement couplé à un déplacement ext de l'acromion dans la situation rapide avec une charge de 5kg.

PAUL.R, CLOUP.P, PIERRON.G. Etude cinématique de l'abduction de l'épaule dans le plan scapulaire.Influence de la vitesse et de la charge additionnelle. Ann kinésither 1995; 22/1 : 2-10.

22.Posté par abir lahouel le 19/01/2011 12:26 | Alerter
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bjr,
je suis une étudiante originaire TUNIS,é j ai besoin d une nouvelle technique dans la rééducation des abaisseurs ou une autre thème !!!aidez-moi svp

21.Posté par Marc Thierry le 18/01/2011 12:38 | Alerter
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contactez moi à sfre.marc@gmail.com, je vous enverrez des références

20.Posté par ADRIEN VILAIN le 17/01/2011 16:58 | Alerter
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Bonjour,
je suis étudient en 3ème année au CEERRF et je réalise mon travail écrit sur les différentes techniques de recentrage articulaire (abaisseur, deltoïde, CGE) après rupture de la coiffe .
je suis a la recherche de références sur le sujet (de préférence traduit en français)
Merci d'avance.

19.Posté par patrice duplan le 17/01/2011 01:36 | Alerter
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Bonjour JLN
l'article de Inman de 1944 parle de plaquage de la scapula en debut d'élévation ce qui pourrait être assimilé à un rythme scapulo huméral inversé mais ce n'est évidement pas le cas.
Pour l'instant il semble exister un consensus pour le déplacement de la scapula chez le sujet sain que l'on retrouve dans tous les articles upward rotation , tilt post, external or internal rotation (mouvement accessoire) .

Ludewig, Reynolds.The Association of Scapular Kinematics and Glenohumeral Joint Pathologies. Journal of orthopaedic & sports physical therapy | volume 39 | number 2 | february 2009
Quoiqu'il en soit , il serait préjudiciable de bouleverser une cinématique scapulaire non conforme pour un patient asymptomatique qui de toute façon ne viendrait pas taper à nos portes...





18.Posté par Fred S le 15/01/2011 19:01 | Alerter
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Prends un sujet asymptomatique (je viens d’essayer sur un de mes fils), demande lui une élévation latérale des deux membres sup, puis tu lui demandes la même élévation mais réalisée de façon rapide. N'y a t-il pas au démarrage du mvt rapide une sonnette médiale avant la sonnette latérale;
pour les sujets sportifs je crois que je me souvenais de l'étude de Tate qui parlait de fatigue musculaire mais je vais quand même vérifier pourquoi j'avais cette idée de sujets très musclés.
Quoiqu'il en soit la notion de proportion SH/ST est primordial bien qu'il soit compliqué à mettre en évidence lors d'un examen clinique classique, il y a d'autres éléments validés à vérifier qu'on décrira par ailleurs, il faut quand même garder quelques cartouches pour l'article non?

17.Posté par JLN le 15/01/2011 16:04 | Alerter
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Salut Fred (et bonjour tout le monde...),

Pour être exhaustif, il aurait peut-être fallu trouver quelques centaines ou milliers de sujets qui auraient accepté de se faire embrocher l'omoplate gratuitement... N'empêche que c'est un travail souvent cité et que les valeurs reprises dans d'autres études sur le sujet (j'en profite pour corriger , c'est 24° de rotation latérale de la scapula et pas 34, bouh...). La technique est largement reprise avec une méthode moins invasive (capteurs collés sur la scapula) et des résultats à peu près similaires.
A ma connaissance, le rythme scapulo-huméral (RSH), c’est un rapport (rotation scapulo-humérale/rotation scapulo-thoracique). Il est grossièrement de 2:1, et est décrit comme non linéaire, ie il varie au court de l'élévation du bras. Il peut varier en présence d’un conflit (1). Il peut également varier en fonction de l'application d'une charge extérieure (2, 3, 4) ou en fonction d'une pré fatigue des rotateurs externes de l'épaule (5). L'allure des courbes présentées est dans tous les cas la même : la tendance est à l'augmentation de la "sonnette latérale" au cours de l'élévation du bras sans passage préalable en "sonnette médiale", sportifs (6) ou pas. En tous cas, je n'ai rien vu de tel dans ce que j'ai lu (et je lis pas mal…), ni dans ce que j’observe (si toutefois on peut se fier uniquement à sa perception compte tenu du déplacement des repère osseux qui glissent sous la peau, pas si simples à identifier sur le court laps de temps que durent les premiers 20 ou 30° d’élévation du bras…). Je t'accorde qu'il peut exister des exceptions... dont il ne faudrait pourtant pas faire des généralités.
Qu’il y ait une "sonnette médiale" lors de l’exercice de "chair press" que présente JLE, soit. Qu’il faille éduquer un patient présentant une rupture de coiffe l’empêchant de lever le bras, à l'aide de cet exercice, certainement… mais je ne sais pas si on peut qualifier ça de "RSH 2" ou de "RSH inversé".

1. McClure PW, Michener LA, Karduna AR. Shoulder function and 3-dimensional
scapular kinematics in people with and without shoulder impingement syndrome.
Phys Ther. 2006 Aug;86(8):1075-90

2. McQuade KJ, Smidt GL. Dynamic scapulohumeral rhythm: the effects of external
resistance during elevation of the arm in the scapular plane. J Orthop Sports
Phys Ther. 1998 Feb;27(2):125-33

3. Pascoal AG, van der Helm FF, Pezarat Correia P, Carita I. Effects of different
arm external loads on the scapulo-humeral rhythm. Clin Biomech (Bristol, Avon).
2000;15 Suppl 1:S21-4

4. Forte FC, de Castro MP, de Toledo JM, Ribeiro DC, Loss JF. Scapular kinematics
and scapulohumeral rhythm during resisted shoulder abduction--implications for
clinical practice. Phys Ther Sport. 2009 Aug;10(3):105-11

5. Ebaugh DD, McClure PW, Karduna AR. Scapulothoracic and glenohumeral kinematics
following an external rotation fatigue protocol. J Orthop Sports Phys Ther. 2006
Aug;36(8):557-71

6. Tate AR, McClure P, Kareha S, Irwin D, Barbe MF. A clinical method for
identifying scapular dyskinesis, part 2: validity. J Athl Train. 2009
Mar-Apr;44(2):165-73

16.Posté par Fred S le 14/01/2011 00:13 | Alerter
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JLN je suis d'accord avec la description du rythme que tu nous rapportes, mais elle n'est pas exhaustive, car il existe d'autres rythmes chez des sujets asymptomatiques notamment lorsqu'ils sont très musclés, ce qui est relativement courant chez les sportifs.
C'est important de le savoir car les kinésithérapeutes qui travaillent aux côtés de ces sportifs ne doivent pas imaginer qu'un rythme différent de celui décrit par Mc clure, Ludewig ou d'autres soit forcément synonyme de signe prédictif de pathologie.
Quant aux explications elle ne peuvent être que de l'ordre des hypothèses, ce qui n'empêche pas qu'elle soient basées sur une analyse biomécanique des forces en fonction de l'ouverture de l'angle scapulo-huméral et ce quelque soit l'origine huméral ou scapulaire du début du mouvement.

15.Posté par Fred S le 13/01/2011 23:55 | Alerter
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Ces deux rythmes existent, ils seront décrits dans un dossier spécial sur la scapula dans un numéro de "kinésithérapie La revue". Surveillez vos BAL!
Si le rythme dit "inversé" c'est à dire débutant par une sonnette médiale, est bilatéral (notamment chez le sujets musclés) il ne me semble pas légitime de vouloir modifier cette adaptation

Si ce rythme se retrouve sur une épaule douloureuse (en dehors de la capsulite), il s'agit probablement d'un moyen pour le patient de débuter son élévation en évitant un conflit, en ouvrant l'angle scapulo-humérale sans que le levier du membre supérieur génère des contraintes de cisaillement sur l'articulation et la coiffe. Dans ce cas, le but sera de retrouver un rythme physiologique identique au côté contro-latéral. En réalité dès que la douleur disparaît, que l'articulation retrouve souplesse et centrage dynamique, alors le rythme redevient naturellement physiologique.

Si le rythme inversé est un moyen pour un patient présentant une rupture massive de coiffe, de conserver une élévation antérieure fonctionnelle, alors il ne faut surtout rien modifier.

Il faut également tenir compte de la vitesse à laquelle l’élévation antérieure et latérale sont réalisées. Un démarrage rapide du mouvement modifie le recrutement musculaire et les sonnettes

14.Posté par JL N le 13/01/2011 23:43 | Alerter
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En ce qui concerne la cinématique de la scapula lors de l'élévation du bras, l'étude qui fait référence semble être celle de McClure (1). Il s'agissait d'une étude in vivo à l'aide d'un système éléctromagnétique d'analyse du mouvement. Les capteurs étaient fixés sur des tiges métalliques insérées dans les scapula des sujets (volontaires...). On ne peut pas faire plus précis.... et plus invasif. D'après leur travail, durant l'élévation du bras dans le plan de la scapula (jusqu'à 140°), il existe une "sonnette latérale" de 50°, une bascule postérieure autour d'une axe médio-latéral de 30°, et une rotation externe autour d'un axe vertical, de 34° (je fais grâce des écarts-types...). Durant les premiers 30° d'élévation du bras, la scapula bouge très peu. Il parait difficile de conclure sur un hypothétique rôle préalable de tel ou tel groupe musculaire qui placerait la scapula en sonnette médiale pour favoriser quoique ce soit... ou alors il faudrait avoir des arguments sérieux. Mais bon, tant que ce qu'on avance n'est pas vérifié par l'expérience, on a le droit de supposer ce qu'on veut...

Concernant l'activité musculaire, l'étude toujours citée, quoiqu'ancienne (1944), est celle de Inman (2), mais il en existe beaucoup d'autres. Les études différencient le délai d'activation, l'amplitude du signal EMG par rapport à une contraction max, ... Tous les muscles de la région de l'épaule sont sollicités. En parcourant quelques ouvrages de synthèse (3), il semble admis que les muscles de la coiffe agissent avec le deltoïde pour stabiliser la tête humérale dans la glène, le tout avec la mise en oeuvre des muscles scapulo thoraciques (grand dentelé et trapèze inf surtout, mais aussi les autres faisceaux du trapèze et les rhomboïdes) pour mobiliser et/ou stabiliser la scapula par rapport au thorax. Les grands dorsaux, ronds et pectoraux ne sont pas cités comme participants directement à l'élévation du bras, même si ils ne sont pas totalement silencieux. Une étude récente sur le sujet si ça intéresse les curieux (4).

(1) McClure PW, Michener LA, Sennett BJ, Karduna AR. Direct 3-dimensional measurement of scapular kinematics during dynamic movements in vivo. J Shoulder Elbow Surg. 2001;10(3):269-77

(2) Inman VT, Saunders M, Abbott LC. Observations on the function of the shoulder joint. J Bone Joint Surg Am 1944;26:1-30

(3) Ludewig PM and Borstad JD. 2005. The Shoulder Complex. In Joint Structure and Function. A Comprehensive Analysis. 4th ed. Edited by Levangie PK and Norkin CC, eds. 2005. Philadelphia, Pennsylvania, USA: F. A. Davis Company. 233-271

(4) Wickham J, Pizzari T, Stansfeld K, Burnside A, Watson L. Quantifying 'normal' shoulder muscle activity during abduction. J Electromyogr Kinesiol. 2010 Apr;20(2):212-22.

13.Posté par JL E le 13/01/2011 20:21 | Alerter
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Une recherche bibliographique doit pouvoir apporter la réponse aux questions :
1°- Quels muscles travaillent lors de l'élévation active de l'épaule
2°- Existe-t'il une sonnette médiale en préalable de la sonnette latérale d'élévation ?

12.Posté par Benjamin BOLLA le 12/01/2011 23:12 | Alerter
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Je cite le Dufour de Biomécanique :
"Au démarrage de l'abduction, certains sujets (notamment les sujets musclés) débutent par un déplacement de la scapula en sonnette médiale. Ce mouvement reviens à ouvrir l'angle scapulo(huméral, ce qui n'est donc pas illogique. Tout se passe comme si ces sujets se dispensaient, dans un premier temps, de bander leurs muscles abducteurs, se contentant d'une sorte de phase d'armé préopératoire, ouvrant l'angle [ deltoïde moyen qui face au poids du mb sup tire sur son insertion scapulaire --> meilleur vis-à-vis glène - tête ] avant de lancer la synergie " sonnette latérale - abduction". Cet armé a pour conséquence d'améliorer le moment du deltoïde dès le démarrage de la sonnette latérale qui suit"

De plus, d'après SOHIER, ce rythme scapulo-huméral est bon. En effet, la sonnette médiale de départ entraîne une modification des composantes de cisaillement et de compression de la tête en faveur de la compression ce qui diminue la tendance au décentrage supérieur comme cela se passe à partir d'une élévation du bras à 90°.

Qu'en pensez-vous ?

11.Posté par Jean-Louis Estrade le 12/01/2011 20:59 | Alerter
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Classiquement, l'abduction scapulo-humérale s'accompagne d'une sonnette latérale et non médiale, comme ici. Cet exercice donne l'occasion au patient de réaliser une abduction passive (?) sans douleur, en position basse, tout en tonifiant les abaisseurs, muscles susceptibles de prendre le relais de l'infra-épineux déficient dans son rôle de solidarisation de la tête humérale lors de l'élévation de l'humérus par le deltoïde. Ou pas ?

10.Posté par Benjamin BOLLA le 12/01/2011 19:55 | Alerter
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Bonjour, je souhaiterais comprendre certaines choses.

En fait, le patient réalise une abduction de la gléno-humérale en chaine fermée c'est bien ca ?

Si c'est le cas, cela recréé le rythme scapulo-huméral fondamental de l'ABDuction à savoir:
- sonnette médiale de la scapula (donc ABD par ouverture de l'angle scapulo-huméral)
- ABDuction par élévation du bras
- fin du mouvement en continuant l'élévation et sonette latérale et inflexion du tronc

Si notre but est de faire retrouver un rythme scapulo huméral normal, cet exercice ne serait-il pas pertinent ?

9.Posté par patrice duplan le 26/12/2010 15:38 | Alerter
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Merci JLE pour ce protocole que j'avais aussi appliqué avec succès sur certains patients ..cependant il est important de bien définir les indications pour ce type de protocole.
Quel était l'état de la coiffe de ce patient?
aujourd'hui nous ne pouvons pas limiter notre approche de l'épaule par des dogmes et des recettes.
Nous nous devons de bien identifier l' étiologie des dysfonctionnements et appliquer une thérapie manuelle adaptée. C'est la plus grande difficulté de cette rééducation.
Malgré le nombre important d'articles internationnaux , nous ne sommes pas sur encore de ce que nous pouvons entreprendre pour nos patients.
Au dernier congres de KIBLER (lien http://www.jospt.org/issues/articleID.2371,type.2/article_detail.asp) des questions restent en suspens et montrent bien le travail que la recherche doit fournir afin de bien comprendre cette articulation notamment pour le rôle de la scapula
Pour revenir sur les lésions massives de la CDR évoqués plus haut , il est important de connaitre l'état de la CDR si il en reste.
Derniérement une étude de Solenn GAIN (congres monaco sfre)sur les épaules pseudo paralytiques a montré "pour quelles lésions nous pouvons espérer des résultats en thérapie manuelle pour retrouver une fonction correcte?...
Le cahier des charges biomécaniques de l'épaule est tellement important en quantité et en qualité que notre tache est ardue mais aussi très passionnante.


8.Posté par JLN le 23/12/2010 01:07 | Alerter
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Bonsoir Emilie,

il faudrait préciser ce que vous entendez par "la littérature montre que...". Si la littérature en question repose sur un patronyme en 2 prénoms et un concept en 3 lettres, malgré tout le respect que l'on doit à ceux qui approfondissent et s'investissent dans un domaine particulier de la physiothérapie, ça ne va pas être suffisant pour montrer quoi que ce soit...
Le fait est, cependant, que les "abaisseurs" tels qu'on les entend ici (grand pectoral, grand dorsal) ne sont pas très évoqués dans le rôle d'abaissement de la tête humérale dans les protocoles de rééducation proposés hors de France... http://cid-f8021f8203ab4ccf.office.live.com/self.aspx/Arthroscopic%20Rotator%20Cuff%20Repair%20Protocol/Arthroscopic%20Rotator%20Cuff%20Repair%20Protocols%20-%20Reinold%20Wilk%20Andrews.pdf
C'est pas une raison pour leur trouver des effets délétères... Ils devraient bien pouvoir être utiles dans toutes les situations dans lesquelles on se trouve en appui, sur les mains, ou sur les coudes...

En ce qui concerne le "centrage" de la tête humérale lors de l'élévation du bras, je crois bien qu'il a été montré qu'il est assuré surtout par les rotateurs, infra épineux, sub scapulaire, et petit rond. On doit pouvoir trouver des références de tout ça dans les bons livres de biomécanique et cinésiologie. Moi j'aime bien "Kinesiology - the Mechanics & Pathomechanics of Human Movement" de Carol A Oatis, Lippincott Williams & Wilkins (2010). Un peu cher... Faites vous offir ça par votre IFMK...
http://www.amazon.fr/Kinesiology-Mechanics-Pathomechanics-Oatis/dp/1451108982/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=english-books&qid=1293062688&sr=8-1

7.Posté par Thierry Stévenot le 23/12/2010 00:11 | Alerter
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Je crois que pour lever le bras il est surtout nécessaire d'avoir des "abaisseurs" souples et détendus. les seuls abaisseurs qui permettent d'élever le bras sont le subscapulaire, le petit rond et l'infra-épineux!
Quand à la manoeuvre de recentrage gléno-huméral actif dont Fred S parle, elle n'a pas été testée "un peu par hasard", mais suite à une réflexion ... venue en écoutant une communication orale de Thierry Marc sur la rééducation des épaules instables, lors de jounées de l'INK 2006.
C'est avec plaisir que nous en reparlerons le 4 février à Marseille!
L'appareil innovant dont Fred parle, permet de travailler en traction et en poussée, ce qui sollicite la coiffe , le long biceps et le long triceps , sans rotation mais en recentrage de la T.H. et les résultats sont très bons. Les abaisseurs y sont sollicités lors de la traction. Mais en cco , ils ne seront jamais autre chose qu'adducteurs et rotateurs médiaux!
une publication est en cours de préparation...

6.Posté par Emilie G le 22/12/2010 19:17 | Alerter
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Etudiante à l'ILFMK, je travaille actuellement sur le sujet dans le cadre de mon mémoire et plus précisement sur la réeducation des abaisseurs après suture de la coiffe.
Difficile de se faire une opinion quand la littérature montre que ces derniers ont un effet néfaste sur le décentrage de la tête humérale, alors qu'il est enseigné dans toutes les écoles?

Je suis à la recherche de biblio anglaise traitant du sujet, et si M. Th Marc accepterait que je lui en envoie une copie afin qu'il m'en fasse une critique.

Merci d'avance.

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