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Exercice professionnel

Une première : circonstances de déclenchement de la lombalgie aïgue : étude transversale

Rédigé par le Mardi 10 Février 2015



The George Institute for Global Health publie dans la revue "Arthritis Care & Research" une étude remarquable sur les circonstances d'apparition de la lombalgie aiguë. En effet, les facteurs de risques à long terme ont été très largement explorés mais les enquêtes sur les risques transitoires survenant immédiatement avant le mal de dos manquaient.
999 sujets ont été recrutés entre Octobre 2011 et Novembre 2012.
L'étude révèle des données surprenantes :
Les lombalgies apparaissent majoritairement le matin (40% entre 8 heure et 11 heure), période relative à une hydratation maximum du disque.
Une série de facteurs circonstanciels est observée par ordre d'importance :
1- Distraction pendant une tâche manuelle (risque multiplié par 25)
2- Les tâches manuelles impliquant des postures inconfortables
3- Les tâches manuelles impliquant des objets éloignés du corps
4- Les tâches manuelles impliquant la manutention de personnes d' animaux
5- Les tâches manuelles impliquant des objets instables ou asymétriques
6- Les tâches manuelles impliquant de lourdes charges
7- L'activité physique sportive modérée ou vigoureuse
8- La Fatigue (risque multiplié par 3)
Par contre aucun risque relatif à la consommation d'alcool ou à l'activité sexuelle (chacun en tirera les conclusions qui s'imposent).
L'étude révèle avant tout la présence de facteurs transitoires et d'exposition brèves, la distraction de l'opérateur pendant une tache manuelle constitue l'exemple le plus frappant et arrive loin devant la manutention de charge lourde identifiée depuis bien longtemps comme facteur de risque.
Ces données apportent de nouvelles perspectives sur la prévention du mal de dos.
Le résumé est à cette adresse : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/acr.22533/abstract
La référence de l'article :
Steffens, D. et al., 2014. What triggers an episode of acute low back pain? A case-crossover study. Arthritis Care & Research, p.n/a–n/a.
The George Institute for Global Health est une organisation internationale chargée d'améliorer la santé en produisant et diffusant des articles scientifiques de toute nature. Une partie de ces recherches concernent la "physiothérapie", (Rob Herbert que certains ont eu la chance de pouvoir côtoyer en France est l'un de ses chercheurs). L'Institut dispose d'un réseau mondial d'experts médicaux et de santé qui travaillent ensemble pour se attaquer aux principales causes de décès et d'invalidité dans le monde entier. Fondée en Australie et affilié à l'Université de Sydney, l'Institut d'aujourd'hui possède également des bureaux en Chine, en Inde et au Royaume-Uni, et est également affilié à l'Université de Pékin Centre sciences de la santé, de l'Université de Hyderabad et l'Université d'Oxford.
Le lien vers l'institut :
http://www.georgeinstitute.org/media-releases/world-first-study-shows-back-strains-and-sprains-most-likely-in-the-morning

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1.Posté par JL Safin le 15/02/2015 10:11 | Alerter
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Les items cités évoquent l'implication première de Circonstances/processus faisant perdre au cerveau sa capacité à faire du maintien postural et segmentaire de manière prédictive (APAs/FFAs), ce qui nous ramène à la question/la nécessité de faire des explorations sensorielles du système de contrôle passé la phase aigüe chez les LBP.

C'est un point qui n'a pourtant pas été beaucoup évoqué à Lille, alors que que nombreux sont ceux qui plaident pour un passage du modèle bioméca à un modèle neurophysio.

2.Posté par Jean-Louis ESTRADE le 15/02/2015 14:05 | Alerter
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Il y a une différence entre la recherche fondamentale et la recherche clinique. Je ne suis pas sûr que nous puissions extrapoler ; nous peinons déjà à sortir du modèle biomécanique (j'ai une sciatique parce que le piriforme croise le nerf), il y a des modèles neuro-physiologiques, il faut des validations cliniques. C'est le sens voulu par beaucoup d'intervenants des JFK, qui vont plutôt dans le bon sens, il me semble.

3.Posté par JL Safin le 15/02/2015 18:32 | Alerter
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Tu as raison, bien sûr que ça va dans le bon sens et tu as été un de ceux qui l'ont illustré avec beaucoup d'objectivité. Si cette évolution transpirait chez nombre orateurs, leur difficulté à trouver mots et attitudes permettant d'illustrer ce nouveau discours transpirait aussi. Mais ceux qui vont peiner le plus pour sortir du nerf coincé, ce sont les patients parce que ça fait un moment qu'ils se font bourrer le mou avec le discours structurel périphérialiste de professionnels "avertis";
L'éducation thérapeutique ne va pas avoir la vie facile !

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