Kinés: les syndicats claquent la porte des négociations avec la Sécu
PARIS (AFP) — Les syndicats de masseurs-kinésithérapeutes ont claqué la porte mercredi de leur instance de négociation avec l’assurance maladie, déplorant de ne pas être associés à la rédaction de nouveaux guides de bonne pratique auxquels devra se plier la profession.
La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a indiqué lundi que la Haute Autorité de Santé venait de valider des référentiels rédigés par l’assurance maladie, visant notamment à définir les soins de kinésithérapie adaptés à chaque pathologie.
Les syndicats de masseurs-kinésithérapeutes (FFMKR, OK, SNMKR) reprochent à l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam) de ne pas les avoir associés à la rédaction de ces référentiels dont ils récusent la "logique comptable".
"Devant le refus de l’Uncam d’associer les parties signataires (…) et devant la volonté de l’Uncam d’attendre l’évaluation de l’impact financier sur l’activité des masseurs-kinésithérapeutes", les trois syndicats de la profession ont "décidé unanimement de quitter la CSPN (commission socio-professionnelle nationale)", ont-ils indiqué dans un communiqué.
La mise en place de ces référentiels avait été préconisée dans le budget 2009 de la Sécu.
L’assurance maladie veut notamment harmoniser les pratiques et les soins de kinésithérapie, partant du constat que le nombre de séances pour une même pathologie "varie considérablement" d’un patient à l’autre, avec de fortes disparités régionales.
Le budget 2009 de la Sécu prévoit notamment que les professionnels souhaitant dépasser le nombre de séances prévues par un référentiel devront demander l’accord préalable de l’assurance maladie.